Fréjus et Larmor-Plage sont deux communes à deux extrémités de la France. Elles souhaitent relancer une dynamique économique en permettant l'implantation d'un établissement de jeu. L'arrivée, ou pas, d'un casino fait débat.
A Fréjus, selon Nice-Matin, les autorisations ont été délivrées lors du conseil municipal de la semaine. Tous les documents sont en ordre pour la société Vikings casinos qui gère déjà les casinos de Barbazan (31), Vittel et Bussang (88), Bourbon-Lancy (71), Castera-Verduzan (32), Houlgate (14) et Bourbon l'Archambault (03) en délégation de service public. La séance du conseil municipal a été "houleuse" selon les propos du journal. Trois élus du Parti Socialiste ont quitté la séance, pensant à tort que le quorum n'était pas atteint, tandis que le Maire UMP de la ville, Elie Brun, feraillait contre le reste de l'opposition et un membre du Front National.
"Voter contre, c'est une question de morale. Les gens sont déjà appauvris, inutile d'en rajouter", a tenté d'argumenté Sylvain Ferrua (FN). "50 000 euros (le montant de la concession annuelle pour l'occupation du terrain, ndlr) c'est l'équivalent d'une concession de plage ! [...] Les casinos voient leur chiffre d'affaires en baisse, on sature, il y en a à Saint-Raphaël, Sainte-Maxime, Cavalaire, Mandelieu... Un casino ne va pas drainer de population, ni amener les gens à s'installer", avait pour sa part déclaré Sébastien Poinat (PS). Finalement, la convention d'occupation temporaire du domaine public a été adoptée par la majorité, moins les voix du Front national et du Parti socialiste.
Une fois le permis de construire délivé, Vikings casinos pourra alors demander une autorisation de jeux relative à deux tables de roulette anglaise, une de black-Jack, cent machines à sous et l'organisation de tournois de poker.
A Larmor-Plage, la situation est un peu différente puisque le processus est beaucoup moins avancé. La station balnéaire de 8400 habitants souhaiterait implanter un casino, ce qui serait au moins le quatrième établissement de jeu dans un rayon de 50 kilomètres, mais les élus rencontrent une résistance locale. Le projet de la municipalité consiste en effet à ouvrir un établissement de thalasso et un casino tout en ferant le camping local.
Ancien candidat du Front de gauche aux élections cantonales, Marc Bacci milite ainsi pour la tenue d'un référendum local. Il a remis une pétition signée par 300 personnes à la mairie. "L'implantation du casino - j'appelle çà une maison close de l'argent - concerne toute la population puisqu'il en va aussi de la fermeture du camping municipal des Algues. Un camping familial, un camping qui a une fonction sociale, un camping qui attire autant les estivants que les gens de la région. Que l'on soit pour ou contre les deux projets, on peut de toute façon signer la pétition. Le but, c'est de mettre en place un référendum, pour que la population puisse se prononcer démocratiquement", explique ainsi Marc Bacci.
Selon Ouest-France, le dossier du casino est en cours de montage par la municipalité et si aucun problème supplémentaire ne surgit, l'établissement de jeu pourrait être mis en service en 2014 ou 2015.
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