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Le groupe Partouche avait mis les petits plats dans les grands, tout était prévu pour accueillier un field conséquent dans la continuité de celui de 2010 qui avait cumulé à 764 inscrits.
Il est encore tôt pour déterminer quel sera exactement le nombre de participants aujourd'hui, les inscriptions n'étant pas closes, mais avec 333 inscriptions alors que près de 3 heures de jeu se sont écoulées, on peut raisonnablement penser qu'on s'approche du chiffre définitif. Ce qui ferait un total de 577 joueurs pour la quatrième édition du Partouche Poker Tour.
Certes il s'agit d'un net recul par rapport à la saison 3 record, mais on peut constater que le nombre d'inscrits est dans la continuité des deux premières années (480 en 2008 et 521 en 2009). Si l'on excepte 2010, on observe une progression somme toute régulière.
 Un peu moins de monde qu'espéré...
Alors comment expliquer la différence par rapport à l'année précédente, alors que le Partouche Poker Tour était pourtant confronté à une sérieuse concurrence avec l'EPT de Barcelone et le WPT de Londres ?
. La concurrence avec les WSOP-E à Cannes début octobre. Il est évident que certains joueurs ont du faire un choix entre les deux tournois cannois, soit pour des raisons financières les bankrolls n'étant pas extensibles, soit pour des considérations de calendrier, notamment pour les joueurs habitant de l'autre côté de l'Atlantique qui ne souhaitent pas tous se déplacer deux fois consécutivement sur la Croisette quelle que soit le charme de la destination. Le WPT de Paris a sans aucun doute constitué une alternative intéressante pour certains joueurs.
. Le black friday. On y revient toujours mais le black friday et ses conséquences auront fait de 2011 l'annus horibilis du poker. Des dizaines de pros ont perdu leur statut de joueur sponso et l'enveloppe "tournois" qui va avec et des dizaines de milliers de joueurs ont vu leur argent bloqué et leur terrain de chasse fermé. Le très faible nombre de joueurs anciennement sponsorisés par FullTilt (et le peu de pros PS) en sont des conséquences logiques.
. Une légère érosion du nombre de joueurs, en France et dans plusieurs pays occidentaux. Depuis une dizaine d'années, le nombre de joueurs pratiquant le poker augmentait chaque année, dopé par la télé, les bons résultats des joueurs français, la nouveauté d'un jeu passionnant, un phénomène de mode ou encore le rêve de l'argent facile. Mais il s'avère que le poker n'est pas un jeu facile et que c'est un jeu d'argent et s'il y a quelques gagnants il y a de nombreux perdants qui finissent par se décourager. Il est encore tôt pour avoir des chiffres fiables sur la pratique du poker en 2011, mais il semble acquis que le nombre d'adeptes sera en baisse après un premier tassement en 2010.
. Une réputation qui s'améliore, ce qui paradoxalement nuit à l'affluence. Les deux premières années (à vrai dire surtout la première) avaient accolé au Partouche une réputation de tournoi où les très mauvais joueurs pullulaient. Les pros, notamment américains, n'en revenaient pas d'un niveau aussi faible pour un tournoi de ce buy-in. Les choses ont changé, l'édition 2010 a vu le niveau s'élever pour rejoindre les standards des meilleurs tournois internationaux. Nul doute que certains joueurs ont estimé qu'il n'était plus aussi intéressant d'aller faire un tour au Palm Beach.
. Une date légèrement modifiée. Les années précédentes le tournoi se tenait tout début septembre alors que cette fois-ci il débute seulement le 12. Nicolas Schull, responsable éditorial poker chez Partouche, m'a confirmé que les organisateurs avaient enregistré plusieurs annulations de joueurs ne pouvant reprendre des vacances alors qu'ils venaient de retourner au boulôt.
. Une conjoncture économique qui continue de se dégrader, inutile d'extrapoler...
Toutes ces raisons ajoutées contribuent à expliquer le recul enregistré cette année. On peut aussi ne pas dramatiser et se dire que c'est l'édition 2010 qui avait connu une affluence anormale et que cette année constitue une progression par rapport aux précédentes...
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