Après une longue hésitation, le site communautaire Facebook a annoncé sa décision d'accepter les publicités pour le poker et les jeux en ligne lorsqu'elles émaneront de pays ou une loi de régulation existe.
Facebook autorisera donc les casinos en dur à communiquer et envisage très sérieusement d'accepter les publicités mettant en avant le jeu en ligne et les jeux d'adresse (sic), tout en continuant à interdire la promotion de ce type d'activités aux Etats-Unis. Le site a déclaré qu'il resterait vigilant et qu'il s'attend à "des publicités conformes aux lois applicables" et qu'il n'acceptera pas "de publicités pour des produits et services illégaux".
Une décision logique à l'heure ou le site cherche à générer plus de revenus publicitaires, notamment du secteur des jeux en ligne des marchés reglementés, tout en devant faire face à une politique agressive de son nouveau concurrent Google+ qui a signé un accord avec Zynga Poker.
D’après Harry Demetriou, un joueur professionnel britannique particulièrement impliqué et bien informé sur l’affaire depuis le début du feuilleton FT, il faudrait 350 millions de dollars pour procéder au remboursement des comptes bloqués des joueurs.
Dans une longue analyse de la situation, Demetriou revient sur les différents événements qui ont jalonné la descente aux enfers de l’opérateur. On y retrouve des éléments similaires à ceux publiés dans nos colonnes hier, avec les différentes manipulations ou négociations de l’ombre, impliquant joueurs-vedettes, ou hommes de paille à la solde des barons de l’industrie du jeu.
La principale révélation émanant du joueur anglais est donc une estimation relativement précise de la somme qu’il faudrait dégager pour permettre le remboursement des comptes-joueurs : 350 millions de dollars.
Demetriou indique aussi que la principale préoccupation des dirigeants de Full Tilt semble être de parvenir à sauver la société afin de pouvoir rembourser les joueurs. Une révélation à laquelle on peut accorder un certain crédit tant l’homme -toujours parfaitement informé- n’a fait preuve d’aucune complaisance envers l’opérateur depuis le début de l’affaire.
Il va falloir pas mal de lingots d'or pour sortir Full Tilt de la galère...
Chaque nouvelle journée amène son tissu d'informations, rumeurs et révélations, parfois contradictoires et presque toujours inquiétantes.
Alors que les négociations avec le groupe d'investisseurs européens qui reste toujours étonnement anonyme s'enlisent, de nouveaux repreneurs potentiels sont rentrés dans la partie, sans pour autant que les choses ne progressent. Sans pour autant qu'une issue positive n'apparaisse.
Au contraire, les jours passant, les langues se délient et de nombreux commentaires circulent sur le web ou dans les médias. Après les révélations sur la vague de licenciements survenus au sein de la compagnie ou le démantélement dans l'urgence de son département international, Jeff Ifrah, l'avocat de Full Tilt, aurait lui aussi livré plusieurs confidences inquiétantes sur la société et son mode de fonctionnement, même si ses déclarations resteront toujours officieuses. Le fait qu'un avocat de la stature d'Ifrah se soit laissé aller à quelques confidences sous le manteau est toutefois révélateur du climat malsain qui règne.
Mais l'affaire en cours pourrait faire d'autres victimes que Full Tilt. De grands noms sont régulirement cités, Ivey notamment dont le rôle est pour le moins trouble entre sa plainte retirée aussi vite qu'elle a été déposée, son rôle d'entremetteur possible pour Jack Binion et le flou sur les sommes (considérables) qu'il resterait devoir à la compagnie. Jack Binion, Steve Wynn, les dirigeants du groupe Caesar's, sont eux aussi régulièrement cités comme autant d'acteurs du feuilleton, oeuvrant en coulisses, dans les différents commentaires qui circulent dans les médias et forums.
A l'heure où des grandes manoeuvres se déroulent dans l'industrie du jeu aux Etats-Unis, où la probable future régulation se profile, Full Tilt constitue à la fois un moyen de pression et une cible pour les puissants sans que l'on puisse savoir comment tout ça va se terminer.
Une chose est certaine néanmoins, il est impossible de comprendre qui tient la barre du navire Full Tilt. Ray Bitar a disparu, l'opacité règne entre Tiltware, Full Tilt et Pocket Kings (la société officiellement propriétaire de l'opérateur). Quant à savoir où est passé l'argent des joueurs...
La date de la prochaine et peut-être décisive audience de l'AGCC, fixée au 15 septembre, se rapproche dangeureusement. Et même si personne dans le monde du poker n'aurait intérêt à ce Full Tilt disparaisse, l'imbroglio demeure et les probabilités qu'une solution pérenne n'apparaisse se réduisent.
La room Chilipoker.fr était plutôt discrète depuis maintenant plus d'un an que le .fr est lancé. Mais désormais, dès le mois de septembre, en associaion avec Iliad (Free), la France entière va pouvoir découvrir les premiers spots télés de la marque au piment, chère à Alexandre Dreyfus son patron. Car comme le pense Chilipoker, "l’industrie du poker en ligne n’est en effet pas un 100 mètres, mais plutôt un marathon, et à ce niveau là Chilipoker et Iliad-Free ne manquent pas de souffle !"
Ce spot de 6 secondes, qui est un billboard, sera présent sur les chaines hertziennes, comme sur les chaines du cable : sur M6 juste avant Sons of Anarchy, sur NT1 juste avant How I met Your Mother, ou encore les films en prime time sur W9 et NRJ12. Ces mêmes billboards accompagneront de même une toute nouvelle série américaine sur TF1, en deuxième partie de soirée.
Le but de cette campagne est de faire connaître la marque auprès du grand public et de les initier, avant de pouvoir par la suite diffuser des spots publicitaires.
IGamingFrance et Poker52 reviennent sur un phénomène grandissant qui pose certains problèmes aussi bien aux opérateurs de poker qu'à de nombreux joueurs réguliers : la présence croissante de professionnels étrangers sur les sites en .fr.
Il s'agit d'une situation que l'on retrouve sur PokerStars et Winamax, les deux plus grosses salles de poker en ligne en France, qui acceptent les joueurs étrangers.
Si l'augmentation de joueurs étrangers sur les plateformes de jeu hexagonales a le mérite d'augmenter les fields des tournois et le nombre de tables de cash game, le problème est surtout que ces nouveaux arrivants sont majoritairement des pros ou tout au moins d'excellents joueurs.
Souvent issus des pays d'Europe du Nord, ceux-ci compliquent donc la tâche des "régulars" français et rendent les choses encore plus difficiles pour les joueurs amateurs peu armés pour affronter cette concurrence. De plus ces étrangers étant globalement gagnants, une partie de l'argent récolté quitte ainsi le circuit du jeu tricolore et donc le territoire.
Valentin Messina est parmi les plus farouches opposants à cette situation, avouant être "contre le fait que les étrangers puissent accéder à notre offre de jeu. Il n'est pas normal que nous soyons de notre côté interdit d'aller jouer sur les .com et que l'inverse ne soit pas vrai. (...) ce que fait PokerStars n'est pas classe et ils ne voient que le côté business sans penser à protéger ses clients d'une telle invasion."
Si l'on peut tenter de voir les choses de manière positive, en constatant que ce phénomène augmente le nombre de joueurs présents sur le .fr ou encore que le niveau de jeu pratiqué en France ne peut qu'augmenter avec l'afflut de joueurs de bon niveau, le déséquilibre généré par l'arrivée d'autant de professionnels pourrait entraîner de nombreux joueurs dits "récréatifs" à quitter le poker sur Internet devant une impossibilité croissante à gagner.
Un problème sur lequel vont devoir se pencher rapidement les pokerrooms concernées et le législateur !
L'avenir de Full Tilt continue de s'inscrire en pointillé alors que des informations incomplètes circulent.
Des négociations sont toujours en cours pour le rachat de la compagnie par des repreneurs. Si le consortium d'investisseurs européens reste en course, l'exclusivité n'est plus de mise, d'autres repreneurs potentiels ayant manifesté un intêret possible. Plusieurs rumeurs ont circulé sur le net, avançant notamment un possible intérêt de 888 poker ou de Party Poker, mais aucun élément ne permet d'accorder le moindre sérieux à ces informations.
Quelque soit le repreneur potentiel, il semble acquis qu'une des conditions essentielles à un rachat de l'activité de Full Tilt et à un renouvellement de la licence par l'AGCC passe par un changement de l'équipe dirigeante. Le directeur marketing de l'opérateur a d'ores et déjà annoncé qu'il quitterait ses fonctions le 13 septembre alors que l'opérateur a procédé à de nombreux licenciements au sein de son personnel au cours des dernières semaines.
Parallèlement Full Tilt a publié un communiqué s'excusant de son manque de communication sur l'affaire tout en assurant ses clients que le groupe fait le maximum pour finaliser un accord avec un repreneur et a pour principal objectif d'assurer le remboursement des fonds des joueurs.
Aucune mention à de possibles discussions avec l'ARJEL concernant le devenir de Full Tilt sur le marché français n'a pour l'instant été dévoilée.
La date butoir, qui correspond à la prochaine audience devant l'AGCC, est fixée au 15 septembre et il semble que pour l'instant les choses n'ont pas véritablement évolué.
Le comité chargé de veiller au respect du code de conduite instauré par l'organisation de l'EPIC Poker League a décidé de placer David "Chino"Rheem en probation suite aux accusations formulées contre le joueur.
Chino Rheem dans le viseur...
Après sa victoire lors du tournoi inaugural, Rheem a fait l'objet de nombreuses plaintes de joueurs à qui il doit d'importantes sommes d'argent. Le premier à avoir révélé l'existence des dettes de Chino Rheem et son attitude peu scrupuleuse fut Will Molson.
Acculé, le joueur amrécain d'origine asiatique a rapidement fait amende honorable, remboursant quelques créances, dont celles de Molson, mais le mal était fait et l'image du premier vainqueur de l'EPIC restait irrémédiablement souillée.
Une tâche indélébile pour la nouvelle league, alors qu'elle faisait grand cas de son respect de l'éthique, qui a poussé les membres du comité (Annie Duke,Nick Shulman, Matt Savage, Eric Baldwin, Andy Bloch et Joe Hachem) à réagir. Reconnaissant que les dettes de Rheem avaient été contracté avant l'existence de celle-ci, ce qui consitue des relatives "circonstances atténuantes", le comité a donc choisi de placer David Rheem sous surveillance.
Les termes de la probation sont ceux-ci :
1. La probation de Mr Rheem restera active jusqu'à ce qu'il ait satisfait à ses obligations financières encourues avant la formation de la ligue.
2. M. Rheem doit continuer à rembourser ses dettes (...) en utilisant toutes les recettes de gains de poker mondiaux remportés par Rheem, de manière à complètement régler ses dettes de façon ordonnée.
3. Toute nouvelle violation des règles de la ligue de poker épique (incluant le code de conduite du joueur) ou de la loi en général par Mr Rheem -maintenant que la ligue de poker épique a été lancée- entraînera une suspension immédiate de la carte de Mr Rheem, signifiant son impossibilité de participer aux événements de la ligue de poker épique.
4. En rendant cette décision, le Comité reconnaît que Mr Rheem a fait le maximum afin d'utiliser toutes les recettes qu'il a personnellement reçues suite à sa victoire lors du tournoi inaugural de la ligue de poker épique pour partiellement satisfaire ses obligations financières. Mr Rheem doit maintenant continuer à démontrer cet engagement à honorer toutes ses obligations financières.
Une volonté d'assainir le milieu de certaines pratique qui constitue un message clair.
Les conséquences du Black Friday continuent d'alimenter jour après jour l'actu des joueurs online Américains. L'après WSOP n'est pas simple à gérer pour tout le monde, et tant que la législation sur le poker online aux USA ne changera pas, on assistera toujours plus à une veritable exode de la part des joueurs dont le poker était très clairement leur revenu principal. Phil Galfond, Kevin Macphee ou encore Olivier Busquet sont déjà partis respirer l'air d'un autre pays.
Mais tous n'ont pas la force de franchir le pas pour quitter le pays de l'Oncle Sam. Et il n'est pas toujours simple de trouver un logement à l'étranger, de remplir toute la paperasse administrative etc.
C'est la raison pour laquelle PocketFives a décidé de venir en aide à tous ces grinders du net. En plus d'offrir des articles stratégiques, un forum très apprécié par la communauté ou encore des classements de joueurs, voilà qu'il est désormais possible de se faire assister pour déménager en toute simplicité à l'étranger, grâce au service "Poker Refugees".
Cal Spears, l'un des co-fondateurs de PocketFives, explique que "c'est l'un des membres du forum qui apporté l'idée à Adam Small, l'un des co-propriétaires du site, et Adam connaissait Kristin Wilson, qui est agent immobilier au Costa Rica. On s'est aperçu que les membres du forum postaient beaucoup à ce sujet, et on a réalisé qu'il y avait beaucoup de joueurs qui n'avaient plus nul part où aller jouer. Ce n'est pas simple de s'installer à l'étranger, mais Kristin a beaucoup d'expérience, et elle les aidera à retrouver facilement un logement ailleurs."
Trois destinations au choix : le Panama, le Canada ou le Costa Rica donc. Au programme, "Poker Refugees" proposera au joueur, de trouver le voyage, la destination finale, une banque sur place, et un compte tout neuf, ce qui est le plus difficile à trouver, tant les banques sont méfiantes aujourd'hui.
Evidemment ce service n'est pas gratuit, et il faudra pour chaque joueur Américain, débourser la modique somme de 1 000$ pour profiter de ces services. Une somme qui au final, peut être très vite remboursée par un grinder gagnant régulier.
Cal Spears estime que des centaines de joueurs ont franchi le pas de quitter les Etats-Unis, et que beaucoup d'autres devraient suivre dans la foulée.
Steve Wynn, le flamboyant patron du Wynn, n'a pas abandonné ses projets dans le poker en ligne malgré le black friday.
L'accord que son groupe avait conclu avec PokerStars étant devenu caduque après l'intervention du FBI et l'impossibilité pour l'opérateur de poker d'exercer sur le marché américain, Steve Wynn serait actuellement en négociation avec le groupe issu de la fusion entre Bwin et Party Poker. Le géant nouvellement constitué serait en pole-position sur le sol américain après le retrait prudemment négocié par Party Poker en 2006. Un retrait qui avait à l'époque ouvert les portes du succès à PokerStars et FullTilt, mais qui offre à Party Poker une virginité pour se réimplanter aux Etats-Unis lorsque le poker en ligne sera autorisé.
Les différents projets de loi de régulation en préparation aux Etats-Unis devraient comporter une clause obligeant les candidats à l'obtention d'un agrément à s'appuyer sur un établissement en dur existant. Un mariage entre Wynn et Party-Bwin devient dès lors naturel.
De nombreux médias américains font état de licenciements en masse au sein de Tiltware. Bluff Magazine ou Wicked Chops affirment avoir recueilli de nombreux témoignages confirmant les faits.
Les salariés licenciés seraient majoritairement américains, même si des informations complémentaires annoncent la supression du département international de Full Tilt.
Il semblerait que les salariés licenciés aient reçu l'intégralité de leurs salaires, notamment les rémunérations post-black friday.
Chaque nouvelle journée apporte son lot de nouvelles concernant l'opérateur -parfois bonnes, parfois mauvaises-, dont la survie reste cependant hypothétique. Le temps qui passe et la crise financière actuelle rendant l'opération sauvetage plus délicate