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Le projet d'une future régulation aux Etats-Unis semble se préciser de jour en jour avec des partisans de plus en plus nombreux au sein de la classe politique américaine, toutes tendances confondues.
Le Sénateur Alphonse D'amato, une des personnalités les plus influentes du Sénat compare l'actuelle situation à la prohibition des années 20, déplorant l'inefficacité des mesures et les millions de dollars qui quittent le sol américain chaque année et échappent au budget de l'état. Il ajoute même "nous sommes en retard sur le reste du monde et si nous ne faisons rien, le problème va continuer de grossir".
 le Sénateur D'Amato, fervent partisant d'une régulation
Les Républicains aussi comptent de nombreux adeptes d'une légalisation. L'un d'eux, Joe Barton, a déposé devant le Congrès un texte de loi préconisant une régulation plaçant le poker en ligne sous le contrôle de l'état, une initiative qui a le soutien de nombreux élus du même bord.
Les arguments des partisans d'une régulation rapide aux Etats-Unis sont généralement les mêmes : une sécurisation du secteur qui offrirait protection aux joueurs et l'intérêt économique et financier aussi bien pour l'économie nationale que pour l'état. Certains à l'instar du Démocrate G.K. Butterfield et du Républicain Barton avancent que le poker fait partie de l'American Way of Life et que c'est le jeu de toute l'Amérique !
Un lobbying intense qui rejoint les grandes manoeuvres entreprises par les géants de l'industrie du jeu aux Etats-Unis. Alors que ceux-ci avaient déjà placé leurs pions avant le black friday en signant des accords avec les principales pokerrooms, des accords aujourd'hui caduques, MGM Resorts, Caesars Entertainment et plus récemment Trump Entertainment Resorts se préparent activement à une légalisation. Bien que le poker en ligne demeure toujours illégal aux Etats-Unis, les actionnaires de la compagnie viennent de créer une société prête à exercer sur le nouveau marché, en utilisant notamment les casinos et licences de Trump. Ivanka Trump, la fille du magnat, reprenant les mêmes arguments pour justifier l'investissement : "l'ouverture du marché n'est plus qu'une question de temps et créerait un nombre important d'emplois et une formidable source de revenus pour les états".
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