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En ces temps troublés qui voient le numéro deux mondial aux portes de la disparition et plusieurs des icones du poker trainées dans la boue, Doyle Brunson et Barry Greenstein restent parmi les dernières légendes dépositaires d'une certaine considération.
Prudents jusqu'à ce jour -leurs noms étant accolés à des sites exerçant aux Etats-Unis avant le black friday- ils ont récemment exprimé leurs opinions à propos de la situation de Full Tilt et l'implication de certains de leurs pairs.
 Sérieux maux de tête pour Doyle Brunson...
Doyle Brunson a notamment affirmé "je suis très surpris car je connais Howard (Lederer) depuis des années et l'ai toujours estimé" avant d'ajouter "je l'ai toujours considéré comme une personne d'une grande morale et je vais continuer à croire qu'il ne savait pas réellement ce qui se passait". Il reste persuadé que la situation est d'avantage due à une absence de contrôle qu'à une intention de nuisance, considérant son expérience personnelle d'homme d'affaires qui ne l'a jamais vue "prendre les bonnes décisions", avant de conclure "les joueurs de poker ne font pas de bons businessmen..."
Barry Greenstein a livré une version assez similaire, déclarant "je suis persuadé qu'ils (les reponsables de Full Tilt) ne voulaient pas voler les joueurs mais que le black friday est arrivé au pire moment pour le site" avant de préciser "beaucoup des actionnaires de Full Tilt sont mes amis et la majorité ne savait pas ce qui se passait."
 Sérieux doutes pour Barry Greenstein
Les deux légendes continuent de défendre leurs pairs, estimant que si Full Tilt a continué à verser des dividendes aux actionnaires alors que l'opérateur était dans l'incapacité de rembourser les joueurs c'était avant tout dans le but d'éviter un mouvement de panique inévitable et dramatique si la situation financière critique de la société était connue, le temps pour la direction de relever l'entreprise.
Les deux hommes estiment aussi que la responsabilité du législateur américain est indirectement entâchée. En ayant créé une zone grise avec l'UIEGA empêchant toute régulation et donc tous contrôles des salles de poker en ligne, les autorités nord-américaines ont laissé les joueurs déposer de l'argent sur des sites n'offrant aucune garantie. Barry Greenstein concluant "Je ne pense pas que le gouvernement doit être blamé pour les erreurs de Full Tilt, mais il est responsable de l'absence de régulation du poker online et des conséquences de cette situation".
Solidarité amicale ou vision de deux sages expérimentés, les positions de Doyle Brunson et Barry Greenstein démontrent que de nombreuses zones d'ombre demeurent et qu'il sera difficile de faire toute la lumière sur les circonstances ayant engendré cette invraisemblable situation.
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