Selon le Copenhagen Post, la Cour Suprême du Danemark aurait entériné le fait que le poker est un jeu de hasard, interdisant l'organisation de tournois de poker - même privés - sur le territoire danois.
La décision fait suite à la condamnation de Frederik Hostrup-Pedersen, directeur de la Fédération de poker danoise, jugé coupable en première instance pour avoir organisé des tournois de poker, et qui avait fait appel.
Le Post explique toutefois qu'il subsiste une lueur d'espoir pour les 500 000 joueurs de poker danois, avec un projet mené par le Parti populaire conservateur, dont l'objectif serait de rendre les tournois de poker à nouveau légaux si leur buy-in ne dépasse pas 40 euros.
"On doit pouvoir passer une soirée entre amis à jouer au poker sans être considéré comme un criminel", a expliqué un représentant du Parti conservateur.
La Poker Players Alliance (PPA) a annoncé hier l'organisation d'une "semaine nationale du poker" aux Etats-Unis. L'opération vise à intensifier le lobbying pour défendre les droits des joueurs de poker, en particulier sur Internet, dans un contexte très politisé.
Cette initiative s'accompagne de la mise en avant de plusieurs sites Web :
. MyPokerStory, que nous avions déjà évoqué et qui permet de recueillir les témoignages vidéo des internautes jouant au poker ;
. Poker Petition, une pétition en ligne pour réclamer la légalisation du poker sur Internet. Déjà signée par près de 10 000 internautes, la pétition sera remise au président Obama le 22 juillet ;
. Enfin, un site est dédié à la "semaine nationale du poker", fixée du 19 au 25 juillet prochain. On y voit notamment un message du membre du Congrès Barney Frank, auteur d'un projet de loi favorable aux droits des joueurs de poker, insistant sur le fait que les joueurs de poker "doivent se faire entendre" et que tous les citoyens américains "doivent pouvoir décider de ce qu'ils font de leur argent et de leur temps".
L'initiative de la PPA survient dans un contexte tendu, après plusieurs procédures judiciaires visant les joueurs de poker outre-Atlantique. Des rumeurs circulent également sur les actions que pourrait mener l'administration américaine lors du championnant du monde de poker qui se tient actuellement à Las Vegas.
Coup de théâtre dans le monde du poker états-unien : un juge du Southern District of New York (SDNY) a ordonné le blocage de plusieurs milliers de comptes bancaires appartenant à des joueurs de poker sur Internet. Selon l'Associated Press, le volume financier global de ces comptes s'éleverait à 30 millions de $.
Selon la Poker Players Alliance (PPA), une association qui défend les intérêts des joueurs de poker et rassemble plus d'un million de membres, ce sont 24 000 comptes bancaires qui ont ainsi été saisis, auprès de trois banques : Citibank, Goldwater Bank et Alliance Bank of Arizona.
Dans un courrier adressé à ces établissements bancaires, le juge du SDNY expliquerait que les sommes concernées "sont impliquées dans des transactions de blanchiment d'argent et de jeu d'argent illégal".
"Nous sommes déçu de cette action sans précédent, menée contre des joueurs de poker qui respectent parfaitement la loi. Les comptes gelés par le SDNY appartiennent à des joueurs de poker individuels - et non à des opérateurs de sites Web. Ils ne représentent pas des bénéfices issus d'une activité de gambling et encore moins d'activités illégales. Cet argent devrait être immédiatement libéré".
L'association a bien entendu porté plainte et entend faire valoir que la décision du SDNY est anti-constitutionnelle et contraire à la loi.
Bien que le poker en ligne ne soit pas illégal aux Etats-Unis, un mic-mac juridique initié par un texte de loi limitant les transactions financières entre sites de jeu et établissements financiers a rendu la situation particulièrement confuse (lire notre article "UIGEA, un grand flou juridique aux Etats-Unis").
Toujours est-il que ce nouveau "pavé dans la mare", qui survient après plusieurs semaines de rumeurs alimentant le fait que la juste fédérale américaine souhaitait limiter la pratique du poker en ligne, est pour le moins inquiétant pour le monde du poker.
En janvier dernier, le Président Obama avait mis en place un site Web destiné à recueillir les idées des citoyens américains en matière de changement à apporter, dans tous les domaines.
Les résultats de cette vaste démarche collaborative - à laquelle ont contribué 125 000 internautes - ont été publiés hier par la Maison Blanche, sous la forme d'un Citizen's Briefing Book.
Ce "livre des citoyens" comporte plusieurs dizaines d'idées, classées par thématiques et affectées d'un nombre de points correspondant à leur popularité. Dans cette liste, qui reflète donc bien les préoccupations et envies de changement de la nation américaine, le poker figure en bonne place.
Le souhait de "Booster l'économie américaine par le biais de la légalisation du poker en ligne" figure ainsi à la toute première place des idées recueillies dans la rubrique "Technologie". Affecté de 46 890 points, ce projet devance la "Restauration des protections en matière de neutralité sur Internet" ou encore la "Constitution d'un réseau Wi-Fi national" (23 540 points).
Les joueurs de poker américains et leurs représentants se réjouissent bien évidemment de la place toute particulière jouée par le poker dans cette sorte de "to-do list" proposée par les citoyens à leur Président. John Pappas, responsable de la Poker Players Alliance, estime ainsi :
"La popularité du poker en ligne continue à croître et le fait que ce sujet apparaisse en 1ère position des questions relatives à la technologie, et à la 11e place de l'ensemble des sujets [relevés dans le livre des citoyens], prouve que ce n'est pas une question mineure mais un sujet qui relève de la politique nationale, sur lequel le Président et le Congrès doivent avancer dès cette année".
On a appris hier que trois des principaux groupes casinotiers français, Barrière, Tranchant et Joa, avaient porté plainte contre des opérateurs de jeu en ligne, parmi lesquels Unibet, Bwin et 888.
"Nous voulons réveiller la puissance publique, qui est relativement passive face au développement de l'offre illégale", a déclaré Georges Tranchant, PDG du Groupe éponyme.
Les trois casinotiers se plaignent donc du fait que des sites étrangers proposent aujourd'hui leur offre de jeu à des internautes français.
La démarche est néanmoins surprenante, à quelques mois du début de la régulation du marché des jeux, dont l'objectif principal est précisément de mettre un terme à l'offre "illégale". En outre, comme le soulignent nos confrères de Casinoweb :
"Le grand absent de cette union sacrée entre casinotiers contre les sites de jeu en ligne est le groupe Partouche. En effet, le premier groupe de casinos de France ne s'est pas associé aux autres groupes de casinos pour la simple et bonne raison qu'il propose illégalement (aux yeux de la loi française ndlr) ses services de casinos, poker et paris sportifs aux internautes français".
Quant aux sites de jeu en ligne visés, on peut également noter, avec nos confrères de iGaming France, quelques absents notables :
"A l’exception d’Unibet et Bwin qui sont réellement très actifs sur le territoire français, il est néanmoins surprenant que des groupes tels que Betclic/Mangas Gaming (Stephane Courbit), Partouche, Winamax et Poker770 n’aient pas été 'sollicités'. Cette plainte ne toucherait donc que les opérateurs dont les actionnaires ne sont pas français. Petits accords entre amis ?"
Toujours est-il que la pression semble monter d'un cran, alors que les débats relatifs à l'ouverture du marché et à l'application du projet de loi de Eric Woerth ne font que commencer...
Le sénateur Démocrate Barney Frank a présenté hier deux projets de loi visant à libéraliser le poker en ligne outre-Atlantique.
Cet textes, très attendus par la communauté poker américaine, visent clairement à s'opposer à l'UIGEA, une loi votée sous l'administration Bush, qui avait mis un coup d'arrêt au développement du poker online en rendant illicites les transactions financières relatives au jeu d'argent.
Depuis longtemps, Frank soutient "qu'il faut permettre aux citoyens américains de jouer en ligne et cesser d'interférer avec leurs libertés individuelles". Ses textes proposent donc de libéraliser le jeu en ligne en développant un dispositif de licenses accordées aux opérateurs, tout en assurant la mise en place de garde-fous visant à protéger les joueurs.
La démarche de Frank est largement soutenue dans le monde du poker, notamment par les associations représentant les joueurs (aux premiers rangs desquelles la Poker Player Alliance), mais aussi par plusieurs industriels du secteur du jeu, comme le Groupe Harrah's.
Les textes doivent maintenant faire l'objet d'un débat et être soumis au vote des différentes chambres, ce qui pourrait avoir lieu en septembre prochain.
Clonie Gowen a été déboutée de sa plainte contre la salle de poker Full Tilt et ses représentants. Il y a quelques mois, la joueuse avait estimé être lésée et réclamait des sommes conséquentes pour sa participation en tant que professionnelle de la Team Full Tilt (lire notre article "Clonie Gowen vs. Full Tilt").
Mais les juges de la Cour du Nevada ont estimé la semaine dernière que la plainte à l'encontre de la plupart des représentants de Full Tilt (parmi lesquels Chris Ferguson, Phil Ivey ou John Juanda) était sans fondement. Ces joueurs ne peuvent donc en principe plus être inquiétés par cette affaire.
Les juges ont néanmoins apporté un distinguo pour d'autres responsables mis en cause par Clonie Gowen : le joueur pro Howardd Lederer, ainsi que Ray Bitar, propriétaire de la société Tiltware, à laquelle appartient Full Tilt, peuvent encore être poursuivis.
Les avocats de Clonie Gowen ont annoncé leur intention de faire appel.
L'avocat Eric Haber, du cabinet Orsay, a publié sur Club Poker une analyse détaillée du texte de loi relatif à l'ouverture du marché du jeu en France.
Pour ce qui concerne la taxation prélevée par l'Etat sur les mise effectuées au poker, Haber confirme, comme d'autres :
Sur Internet, ce taux est ramené à 2 % mais il demeure non capé, ce qui risque de fortement dégrader la rentabilité escompté de joueurs réguliers et plus généralement d'avoir des incidences sur le modèle économique des rooms.
Par ailleurs, le projet de loi inscrit résolument le poker dans la catégorie des jeux de hasard, comme le souligne l'avocat :
L'indication selon laquelle le poker est un jeu reposant sur le "savoir-faire" et la "stratégie" des joueurs n'emporte pas pour autant reconnaissance de ce que le poker n'est pas un jeu de hasard, ni ne donne matière à établir que les combinaisons de l'intelligence "prédominent" (pour reprendre la formule jurisprudentielle, sur le hasard). A l'inverse, le texte consacre, légalement, le caractère de jeu de hasard du poker, de telle sorte qu'il n'y a plus même lieu de se référer à la jurisprudence, constante, en la matière, ni de débattre sur son bien fondé. En effet, (i) d'une part, le projet de loi s'intitule "l'ouverture à la concurrence du secteur des jeux d'argent et de hasard en ligne" et, (ii) d'autre part, la faculté de proposer en ligne le poker constitue, selon les termes mêmes de l'article 9-I du projet de loi, une dérogation aux dispositions de la loi du 12 juillet 1983 relative aux jeux de hasard ; c'est donc bien qu'il s'agit, pour le législateur, d'un jeu de hasard.
Jusqu'à présent, l'état de Floride permettait aux adeptes du poker de pratiquer leur passion à condition que les buy-ins ne dépassent pas les 100$, que cela soit en cash game ou en tournoi.
De nombreux joueurs, dont Vanessa Rousso originaire de la Floride, ont utilisé la tendance actuelle tendant à démontrer que le poker est un jeu d'adresse pour arguer qu'une telle limitation des tapis et donc de la profondeur empêchait de développer un jeu stratégique et constituait un frein majeur à la saine pratique d'un jeu d'adresse. Les détracteurs de la loi actuelle, dont le but initial était de limiter les pertes des joueurs, ont aussi prouvé que cette réglementation pouvait produire l'effet inverse en incitant les joueurs à prendre des risques excessifs qu'il n'auraient jamais pris avec des tapis plus importants.
Le poker et les grands tournois télévisés étant de formidables vecteurs de notoriété et de revenus, l'état de Floride envisage très sérieusement une profonde modification de la législation, en permettant aux réserves Séminoles d'organiser des tournois importants.
Le gouverneur de Floride, Charlie Crist, envisage dans le même temps d'autoriser l'accès aux établissements de jeu dès l'age de 18 ans, ce qui constituerait une première aux Etats-Unis.
L'avocat américain Lee Rousso, qui avait porté plainte en 2007 contre l'Etat de Washington, a perdu en appel.
Dans cet Etat, la pratique du poker en ligne est considérée comme un crime, passible d'une peine de prison pouvant aller jusqu'à cinq ans et d'une amende de 10 000 $.
Rousso arguait que cette loi interdisant le poker sur Internet est anticonstitutionnelle. Sa plainte avait déjà été rejetée en mai dernier, mais Rousso avait fait appel. En début de semaine, trois juges de l'Etat de Washington ont rejeté l'appel.
Rousso, qui est également un représentant local de la Poker Players Alliance, l'une des principales associations défendant les droits des joueurs de poker, n'entend pas en rester là, et compte porter l'affaire devant la Cour Suprême des Etats-Unis.