L'audience publique s'est finalement conclue en dispensant un délai à l'opérateur pour tenter de finaliser un accord avec les investisseurs pressentis qui ont confirmé que les négociations se poursuivaient.
Après de longs débats l'Alderney Gambling Control Commission a accepté un report pour une nouvelle audience qui se tiendra le 15 septembre au plus tard. Si Full Tilt parvenait entre temps à apporter des éléments nouveaux favorables, l'audience publique pourrait avoir lieu avant cette date. L'ARJEL a pris note du report et attend les conclusions de l'audience de septembre.
Il semblerait qu'un des raisons de la suspension de la licence ait été l'incapacité de Tiltware à s'acquitter des sommes dues à l'AGCC, soit 250 000£. La société s'est engagée à régler la somme dans la semaine.
Un ajournement qui peut laisser quelques espoirs, notamment chez les joueurs dont les fonds sont bloqués sur le site, en démontrant qu'il existe une réelle volonté de sauver le soldat Tiltware...
L'Agence du revenu italien et la Guardia di Finanza, la police financière du pays, vont prendre action sur les revenus imposables des joueurs de poker liés à des salles de poker en ligne par des partenariats de sponsoring pour leur demander des informations sur leurs gains et revenus de droits d’image.
Les autorités italiennes cherchent à obtenir des informations sur les gains de tous les résidents italiens jouant régulièrement au poker en ligne ou sur les chaines TV spécialisées. La période couverte est de 2006 à 2009 et près de 4 000 joueurs seraient concernés par les nouvelles mesures fiscales.
Les négociations entre Tiltware et le consortium d'investisseurs européens qui avait la volonté de reprendre l'opérateur en difficulté semblent dans l'impasse. Alors que l'accord aurait du être finalisé le 21 juillet au plus tard, afin de pouvoir notamment présenter un plan de reprise et un processus de remboursement des comptes joueurs en suspens avant la réunion de la Comission des jeux de l'île d'Alderney programmée le 26 juillet, aucun consensus n'a été trouvé.
Il semblerait que la principale cause de désaccord soit la volonté des investisseures de ne procéder qu'à une reprise partielle de l'entreprise, en premier lieu les actifs des compagnies anglaises et irlandaises de Full Tilt ainsi que ses licences d'opération européennes. Aucune information fiable n'a été communiquée sur l'éventuel rachat de la licence française de la salle de poker en ligne.
Un retard et une complication problématiques alors que l'audition prévue le 26 juillet se rapproche. Si les discussions se poursuivent entre le groupement d'investisseurs et les actionnaires de Full Tilt, il est difficile d'envisager une sortie de crise rapide pour l'ex numéro deux mondial tandis que de nombreuses incertitudes demeurent sur les conséquences d'un rachat partiel (remboursement des joueurs américains, continuité de l'activité de l'opérateur sur certains marchés tels que le Canada, etc.).
L'audience publique de l'Alderney Gambling Control Commission qui se tiendra à Londres le 26 juillet étant publique des informations complémentaires pourraient être dévoilées lors de celle-ci.
Les arrêtés royaux organisant l'octroi de licences pour les jeux et paris en ligne ont été publiés vendredi au journal officiel.
Les casinos et établissements de jeux qui disposent déjà d'une licence pour leurs activités en dur pourront solliciter une licence complémentaire pour leurs activités en ligne dès le 1er septembre. L'offre proposée en ligne devra être similaire à ce qu'ils ont le droit de proposer en dur.
En attendant que toute la procédure soit mise en place, les candidats à une licence peuvent proposer leur offre en ligne au grand public à titre expérimental, ils bénéficieront d'une autorisation temporaire délivrée par la Commission des jeux de hasard.
Par ailleurs, cette commission pourra poursuivre les sites non-agréés à partir de l'année prochaine et les faire bloquer. Dans le cas de sites étrangers, notamment européens, ceux-ci ne seront bloqués que s'ils proposent une offre destinée au marché belge, une formulation relativement floue qui ne précise pas la position du législateur en ce qui concerne des opérateurs ayant une licence européenne qui continueraient d'accepter les joueurs belges.
Selons plusieurs sources, les repreneurs potentiels et les dirigeants actuels de Full Tilt travaillent sur un accord rapide qui devrait survenir avant le 21 juillet avec une réouverture envisagée le 22 juillet. Une volonté de finaliser au plus vite les négociations puisque une audience publique sera organisée par l'Alderney Gambling Control Commission le 26 juillet à Londres pour statuer sur le devenir de l'opérateur.
Parallèlement, l'AGCC a déclaré : "notre préoccupation majeure est la protection des joueurs. Il est dans l'intérêt de tous les acteurs que le site soit ouvert, mais tant que les motifs de la suspension de licence ne sont pas réglés, l'AGCC ne la lévera pas".
Une touche d'optimisme pour Full Tilt auquel s'ajoute une étude favorable réalisée par Pokerstrategy auprès de ses joueurs allemands détenteurs d'un compte sur Full Tilt. Près de 75% des 1 222 joueurs interrogés se déclarant prêts à continuer à jouer sur le site si les conditions sont satisfaisantes.
En réponse à l'article paru sur Le Parisien suite à la mise en examen de son directeur des jeux, la direction de Sajoo.fr a indiqué que la sécurité de sa plateforme poker ne permettait à aucun salarié d'avoir accès directement ou indirectement à des informations confidentielles (notamment les cartes privatives des joueurs) concernant les parties se déroulant sur son site Internet.
Aucune information complémentaire sur les causes de la mise en examen du cadre du site n'a été dévoilée.
Les discussions entre la direction de Full Tilt et le consortium d'investisseurs européens se poursuivent et les informations sortent au compte-goutte.
Les négociations portent sur plusieurs éléments délicats :
. la position du Département de la Justice Amércain sur un tel accord et l'éventuelle levée des séquestres opérés par celui-ci. . la position des instances européennes, notamment l'AGCC et l'ARJEL. . le coût réel de l'indemmnisation des joueurs américains. . l'existence ou non de trésorerie pour rembourser les dépôts des joueurs européens. . l'avenir au sein de la société des dirigeants historiques Raymond Bitar et Nelson Burtnick.
Même s'il semble que chaque nouvelle journée apporte confirmation de l'intérêt du groupe d'investisseurs -qui demeure toujours anonyme-, les négociations s'avèrent délicates. Full Tilt ne sera quoi qu'il arrive pas autorisé à exercer sur le marché américain qui constituait son principal segment. Il est pour l'heure impossible de savoir si Tiltware dispose de fonds et si ceux-ci sont susceptibles d'être débloqués par la justice américaine en cas d'accord.
En l'état actuel des choses, les besoins en trésorerie de l'opérateur sont estimés à 150 millions de dollars pour rembourser les joueurs américains et près de 100 millions pour les Européens puisqu'il semblerait que Full Tilt ne dispose pas de l'argent pour indemniser les joueurs du vieux-continent...
250 millions le ticket d'entrée pour apurer les comptes de l'entreprise et prendre un nouveau départ, sans le marché américain et avec une image altérée, le sauvetage de l'ex-numéro deux mondial sera à ce prix. Il faut donc souhaiter que la motivation du consortium d'investisseurs soit réelle...
Doté d'une législation en la matière extrêmement permissive, le Royaume-Uni envisage de légiférer sur le poker en ligne. Si le gouvernement est pour l'instant resté vague sur les conditions d'une éventuelle modification de la loi, il semblerait qu'il s'agisse avant tout de protéger les joueurs britanniques des risques pouvant menacer les opérateurs de jeux et par extension les comptes des joueurs.
Les conséquences du Black friday ne sont pas étrangères aux réflexions mênées par les instances dirigeantes, puisque l'île d'Alderney sur laquelle Full Tilt est basé fait partie indirectement du territoire britannique, tout comme l'île de Man sur laquelle est implantée Pokerstars... De nombreux joueurs anglais ont de fait leurs comptes joueurs bloqués sur Full Tilt.
Si les joueurs amateurs peuvent éventuellement se réjouir d'une possible régulation qui contrôlerait les opérateurs et serait de nature à mieux garantir leurs comptes, de nombreux professionnels implantés en Angleterre afin de bénéficier d'une fiscalité particulièrement bienveillante pour les joueurs vont suivre les réflexions du gouvernement de Sa Majesté avec inquiétude...
Le directeur de poker du cercle de jeux Wagram à Paris et le responsable des jeux de l’opérateur Sajoo.fr ont été mis en examen ce vendredi 8 juillet pour abus de confiance, recel d’abus de confiance et complicité, rapporte Le Parisien. Lors de surveillances effectuées dans le cadre d'investigations complémentaires effectuées lors de l'enquête sur le Cercle Wagram, les enquêteurs du Service Central des Courses et Jeux et de la Direction Centrale de la Police Judiciaire auraient établi que Guillaume R. et Thierry B. "étaient en étroite relation à propos d'une partie en ligne" selon une source proche de l'affaire.
Thierry B. du cercle Wagram et Guillaume R. de Sajoo "sont soupçonnés de s’être entendus pour fausser une partie de poker en ligne", explique le journal, qui ajoute que les "deux hommes étaient en étroite relation à propos d’une partie de poker en ligne. L’employé du Wagram savait ce que les autres joueurs avaient comme carte grâce au salarié du site".
Cependant, il n'est pas encore avéré que ce soit un cas similaire au scandale d’Absolute Poker en 2007, où un logiciel de ‘super user’ permettait à un des cadres du site de voir les cartes de ses adversaires, car Sajoo est un licencié du réseau Ongame et n'est pas sensé contrôler pas la technologie permettant de voir les cartes des joueurs.
Les négociations entre Full Tilt et un groupe d'investisseurs européens souhaitant rester anonymes ont semble-t-il franchi une nouvelle étape. Pas de précisions dans l'immédiat sur l'identité des repreneurs éventuels, tout juste un avocat de Tiltware a-t-il déclaré que ceux-ci n'avaient jusqu'alors aucune activité dans le jeu en ligne.
Des discussions avancées se seraient déroulées avec les propriétaires de Full Tilt évidemment, mais aussi avec les autoriés de l'île d'Aderney qui a suspendu la licence de FUll Tilt et aussi avec l'administration judiciaire américaine afin de sonder les intentions de celle-ci en cas de reprise par une nouvelle équipe dirigeante.
Le noeud gordien des discussions semble être le remboursement des joueurs par Full Tilt, aussi bien américains que français et européens depuis la fermeture du site. Si les investisseurs potentiels, issus du milieu de la finance d'après certaines rumeurs, réussisent à garantir le remboursement des fonds aux autorités concernées, la transaction pourrait s'effectuer rapidement et Full Tilt recouvrer ses différents agréments.
L'Arjel s'est contenté de prendre note des nouveaux éléments en espérant une issue favorable en précisant que son role était simplement de donner ou retirer un agrément et que l'autorité ne pouvait intervenir dans un éventuel processus de remboursement ou de contrôle de comptes joueurs distincts...