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Selon les informations collectées par le journal La Tribune, le Ministère des Finances n'envisage pas de modifier le mode de taxation des jeux en ligne et du poker.
Faisant fi des recommandations émanant des personnes nommées par ses soins pour évaluer le fonctionnement de l'industrie des jeux en ligne et élaborer les modalités de la clause de revoyure sensée faire évoluer la loi selon le fonctionnement du marché (Jean-François Lamour, le Sénateur Trucy, l'ARJEL), le rapport du gouvernement prône le statu quo et refuse un basculement vers un mode de taxation sur le Produit Brut des Jeux pour d'obscures raisons, notamment un risque d'évasion fiscale pour le moins abscon.
Valérie Pécresse, Ministre du budget partisane des monopoles historiques, recommande par ailleurs une fiscalisation des sites illégaux -une initiative par nature irréalisable, ceux-ci exrçant leurs activités depuis des paradis fiscaux- et réfute toutes modifications sur le taux de redistribution aux joueurs plafonné à 85%.
Par ailleurs, le rapport préconiserait une soumission à l'impôt sur les revenus pour les joueurs de poker professionnels, le gouvernement considérant que "la notion de hasard s'efface devant l'habileté et le savoir-faire des joueurs". Bercy recommanderait ainsi aux services fiscaux d'intensifier les contrôles sur les joueurs professionnels et demanderait au fisc de dénoncer à la justice les personnes jouant sur les sites illégaux...
Alors que les intervenants du poker -joueurs, industrie, entreprises liées à celui-ci- espéraient un assouplissement des conditions de taxation avec la clause de revoyure et les rapports favorables du Sénateur Trucy et de l'ARJEL, il semble confirmé qu'au contraire un renforcement de la pression fiscale sur le monde du poker soit envisagé, alors même que les entreprises du secteur connaissent des difficultés et que plusieurs ont déjà du cesser leurs activités.
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