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Après trois semaines passées dans le sud de la France, à Monaco (qui s’étaient agréablement terminées par une victoire dans le 2 000 euros NLHE) et dans la douceur de la Riviera italienne, quelle rudesse que de se retrouver à Paris en plein hiver…début mai ! Adieu les t-shirts et bonjour l’écharpe et la veste !
Du coup, difficile d’avoir envie de se lever le matin et de trouver l’énergie de pointer le nez dehors. Autant j’avais envie de faire du sport quand le soleil brillait dehors, autant sous la pluie, impossible de prendre la décision d’aller courir… J’ai donc entamé le WPT Paris en râlant contre la capitale française, car au mauvais temps, j’ajouterais la mauvaise humeur chronique (et possiblement reliée) de ses habitants.
C’est donc avec un petit moral et la tête ailleurs que j’ai joué ce tournoi qui avait pourtant tout pour plaire : 10 000 euros de buy-in, plus de 600 000 euros à la gagne et un titre WPT à la clé. Et comme nous le savons, jouer en n’étant pas à 200% dans ce que l’on fait et quand on n’a pas vraiment envie d’être là (et donc de gagner), c’est une très mauvaise idée. Parce qu’on perd quasiment à tous les coups ; c’est aussi simple que cela.
J’ai pourtant bien débuté mon tournoi mais je crois ne pas avoir tenu le coup : je me suis laissé déconcentrer par le bruit, les tables rapprochées et l’agitation. Même le "plaisir sucré" de Pierre Hermé, ma patisserie préférée au resto de l’ACF (dans lequel j’apprécie autant le service que le contenu des assiettes) n’aura pas suffit à me donner envie de revenir le lendemain : mes jetons ont valsé et je me suis engouffré dans un taxi afin de pouvoir rentrer à Londres le plus vite possible.
Parce que contrairement à ce que l’on pense, il pleut moins là bas qu’à Paris (145 jours de pluie à Londres contre 171 à Paname, soit près d’un mois de grisaille de plus !) et l’ambiance est meilleure : je suis d’ailleurs très surpris par la gentillesse de ses habitants et, pour prendre un exemple parlant, de ses chauffeurs de taxi : le jour et la nuit.
J’ai donc passé quelques jours agréables à Londres (et j’ai même pu tenir mes bonnes résolutions de "poker sana in corpore sano" : j’ai été courir dans Regents Park qui, outre d’être pas loin de chez moi, est définitivement un des plus beaux jardins publics de la ville) avant de décoller pour Las Vegas et la période de l’année que je préfère : celle des championnats du monde.
J’accorde toujours une place très particulière aux WSOP car je m’y sens toujours bien, avec une organisation à l’américaine ; j’ai toujours hâte d’entamer un tournoi, et ce, même quand je viens de sauter d’un autre. J’aime cocher les Events que je souhaite faire à l’avance, comme un gamin qui coche les jouets qu’il veut pour Noël, tout comme j’aime savoir que je vais passer près de deux mois dans ma maison là-bas, à voir des gens que j’apprécie, me faire des bons restos et jouer tous les jours dans la plus grande poker room du monde. Je précise d’ailleurs que j’ai eu un vrai choc en voyant la nouvelle salle principale : elle est deux fois plus grande que l’Amazon Room qui était déjà immense… Ils sont fous ces ricains.
 Un gros field a éliminer avant de toucher du doigt la victoire...
A l’heure où j’écris cette chronique, je n’ai fait qu’un seul tournoi : le "donkament" à 1 000$. Il faut une chance énorme pour arriver à passer entre les gouttes mais ça vaut toujours le coup d’essayer : il y a près de 700 000$ à la gagne ! Sauf que cette année, ça a été tellement vite que 90% du field (dont moi) du day 1a a été éliminé la première journée. On part seulement avec 3 000 en jetons mais ça reste jouable au vu de la lenteur/longueur des premiers niveaux.
C’est donc parti pour ces WSOP 2010 avec encore plus de bons résultats français attendus cette année ! En tout cas, je suis sûr d’une chose : je vais me régaler et qu’importe mes résultats, je me suis promis de jouer chaque tournoi avec sérieux et tenacité. Je serai un élève appliqué et ce, bracelet ou pas !
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