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Après une semaine à fêter Noel en famille, puis une autre semaine à me détendre au Maroc pour le Nouvel An dans le Palace Mazagan Resort (Casablanca), après avoir donc passé deux semaines à manger et une semaine à tenter de faire du sport pour en effacer les conséquences, j’étais de retour sur la scène poker pour commencer l’année avec un événement qui m’a beaucoup plu : Live The Dream.
Le concept ? Environ 200 joueurs du site Everest et qui se sont qualifiés Online suite à des performances diverses (satellite, gains en cash game ou classement au board MTT) sont invités tous frais payés à Vienne afin de tenter de décrocher l’un des 10 packages de sponsoring d’une valeur de 100 000$ chacun. Mon rôle, en tant que membre du jury étant de donner mon avis sur les joueurs, suite à un entretien. Mais l’entretien avec le jury n’étant qu’une épreuve parmi d’autres, il était impossible de pousser un candidat qui aurait raté ses tournois dans la journée ou ses épreuves Online.
 Des membres du marketing d'Everest, Thomas Kremser, Antoine et moi : un jury concentré
Ce sont donc enchainés deux jours bien remplis au cœur de la capitale autrichienne enneigée jusqu’au cou. Avec Antoine Saout et des membres d’Everest, nous avons réellement pris notre rôle à cœur. C’était touchant de voir ces jeunes joueurs épuisés qui venaient s’installer en face de nous, des rêves plein la tête et des tremblements plein les doigts. A l’annonce des résultats, certains diront que j’ai versé une larme. Faux, je faisais juste une allergie à la déco de la salle, surchargée façon "Sissi Impératrice".
Au final, je suis très content des trois français sélectionnés qui affichent des profils intéressants et différents : Leo Truche, un gros joueur online aussi sympa que doué, Julien Claudepierre, un des plus gros et un des meilleurs cash gameur online français et Fabien Perrot, joueur depuis peu, qui compense son manque d’expérience par sa sympathie, son talent et son bon esprit. Nous suivrons tous leurs résultats de près : Leo a commencé en cashant dans un side à 1 000 euros à l’EPT de Deauville, pourvu que ça dure…
De mon côté en revanche, le poker à Deauville aura été à l’image du temps : maussade. Avec plusieurs très mauvaises rencontres en tournoi, je n’ai vraiment pas brillé… En résumé, dans l’EPT Main event, je slow play une quinte max que je perds contre une backdoor flush et je floppe brelan de 7 sur un flop 7, 8, valet contre QQ pour entendre tapis et hop Q river, bye bye Fab…
 Quand ça veut pas...
Mais Deauville reste Deauville et j’y suis toujours très bien accueilli par le groupe Barrière, j’ai donc profité des lieux pour continuer à faire un peu de sport le matin, et faire le plein de fruits de mer dont la qualité est bien supérieure à celle que l’on trouve aux USA. De plus, cette année la ville s’est aussi un peu transformée en point de rendez-vous pour l’industrie du poker français, avec de nombreux opérateurs, organisateurs de tournois, etc, tout le gratin du poker s’est retrouvé en Normandie pour discuter de l’ouverture du marché et des nombreux projets en cours. Assez passionnant.
 Du coup, le soir, pour me venger, je me suis gavé de fish frais
Et puis coté poker, il y a encore la finale du France Poker Tour, à l’Aviation Club de France, dans lequel je suis toujours dans le coup au moment ou je finis d’écrire ces lignes, il reste 45 joueurs et j’ai un tapis assez confortable. Je voudrais saluer ici la beauté de cet évènement (et de sa structure) qui va devenir un tournoi à ne pas rater dans notre calendrier poker. En effet la value pour les joueurs confirmés est très forte puisque la moitié du field s’est qualifiée via des tournois gratuits en région, tout cela dans une très bonne ambiance puisque ces qualifiés sont eux-mêmes ravis de pouvoir se confronter aux pros et essayer de les battre. Bravo donc à Antoine Dorin et son équipe. Pari gagné !
Les tournois il y en a toujours d’autres demain ! Et le calendrier s’étoffe un peu plus d’année en année, rendant le choix de plus en plus difficile, je n’ai donc encore aucune idée de l'endroit où je serai dans une semaine : Los Angeles, Londres, Vegas ou bien le soleil du Brésil (histoire de passer dix jours de semi-vacances pendant le Carnaval) ?
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