jeudi 09 février

Home > Articles > Portraits > Les étoiles du poker jouent au ciel
 

Les étoiles du poker jouent au ciel


Portraits
Par David Poulenard   
Samedi, 08 Décembre 2007 02:00

 

Seat1 : STU UNGAR le magnifique, disparu en 1998 à 45 ans, après avoir gagné 3 ‘main events’ et 2 bracelets supplémentaires. Considéré comme le plus grand joueur de l’histoire par ses pairs, il était doté d’une mémoire prodigieuse. Capable de mémoriser la totalité des cartes d’un sabot de 6 jeux au black jack, il fut interdit d’y jouer dans tous les casinos de Vegas. Imbattable au Gin Rummy, il s’orienta vers le poker et devint le plus jeune vainqueur d’un ‘main event’. Doté d’une lecture absolument exceptionnelle, il était capable de payer avec hauteur 10 un bluff d’un adversaire. Si Stu Ungar fut un joueur prodigieux, il ne fit jamais preuve du même talent dans sa vie personnelle. Il abusa des drogues, perdit des fortunes dans des paris insensés et disparut d’une attaque, totalement ruiné.
Il entre dans le ‘hall of fame’ en 1991.

Seat2 : JOHNNY MOSS the grand old man of poker. (1907-1995). Le seul joueur avec Ungar à remporter 3 ‘main events’ même si le premier fut décerné par ses pairs en 1970. Au total, il détient 9 bracelets des WSOP. Sa partie marathon disputée en 1949 contre Nick The Greek est mythique, après 5 mois d’affrontements intenses qui virent Nick perdre plusieurs millions de $ (en 1949 !!!), celui-ci se leva et très dignement prononça cette phrase célèbre : « Mr Moss, I have to let you go »
Il entre dans le ‘hall of fame » en 1979.

Seat3 : JACK STRAUSS one chip one chair. (1930-1988). La légende dit que cette expression fut inventée en 1982 lorsque Strauss remporta le ‘main event’ après n’avoir compté plus qu’un seul jeton de 500$. Il parvint 3 fois en table finale du ‘main event’ et remporta aussi un bracelet en 1973 en ‘deuce to seven draw’. Son bluff légendaire lors d’une partie No Limit High Stakes avec 72 contre un adversaire ayant une grosse paire servie est un modèle d’intox. Après de grosses relances préalables, le board est 7 3 3 2,  Strauss sait pertinemment qu’il est battu pourtant il effectue une mise énorme plongeant son rival dans une réflexion interminable. Finalement Strauss lui propose en échange de 25$ ( !) de lui montrer la carte de son choix, celui paye et retourne le 2. Le joueur persuadé que Jack Strauss détient 22 pour un full abandonne…
Il entre dans le ‘hall of fame’ en 2007.

chip_reese.jpg

Chip Reese au HORSE des WSOP 2007

Seat4 : WALTER’PUGGY’PEARSON (1929-2006). Vainqueur du ‘main event’ en 1973 en battant en finale Johnny Moss, il détient au total 4 bracelets des WSOP dont 2 en seven card stud (peut être l’un des deux meilleurs joueurs de l’histoire dans cette variante). Personnage haut en couleur, il urina un jour sur un croupier…Il possédait un bus sur lequel il avait fait peindre en toute simplicité : «  Puggy Pearson - Roving Gambler. I'll play any man from any land any game he can name for any amount I can count.
Il entre dans le ‘hall of fame’ en 1987

Seat5: BRIANSAILORROBERTS. Décédé d’une hépatite  il y a quelques années, Roberts a remporté le ‘main event’ en 1975, l’année précédente il était parvenu à gagner le bracelet en deuce to seven. Avec Amarillo Slim et Doyle Brunson, il sillonnait les States à la recherche de parties. Champion de bridge, il doit son surnom à son engagement dans la Navy lors de la guerre de Corée.

Seat6 : JACK KELLER (1942-2003). Exceptionnel compétiteur, il a accumulé plus de 3 millions de $ durant sa carrière en tournoi. Son palmarès comporte 1 ‘main event’, 2 bracelets supplémentaires et 24 places payées dans les wsop. Sa fille, Kathy Kolberg Keller est elle aussi professionnelle.
Il entre dans’ le hall of fame’ en 1994.

Seat7 : DAVID CHIP REESE (1951-2007). Avant tout un extraordinaire joueur de cash, peut être le meilleur, il est parvenu cependant à remporter 3 bracelets aux wsop dont celui du HORSE(2006) considéré par les professionnels comme le véritable titre de champion du monde, après un face à face épique contre Andy Bloch. Ses 2 autres titres proviennent du seven card stud, variante qu’il maitrisait de manière parfaite. Doyle Brunson lui demanda d’ailleurs de rédiger le chapître du ‘Doyle Brunson’s super system’ qui y était consacré.
Il fut le plus jeune joueur admis au ‘Hall of fame’ en 1991.

Good Game Gentlemen…

davidlion.jpg

David'lion' Poulenard

 


 


 



Les commentaires sont strictement réservés aux membres enregistrés sur le site.
 
10 sportifs ayant réussi leur reconversion dans le poker 
Les Neuf de Novembre 
Erik Seidel décroche enfin le premier role ! 
ElkY, le génie du jeu 
Brice Renaud, le poker made in Asia 
Gus Hansen, l'envie de gagner 
Dan Harrington : la gloire et l'argent 
Johnny Chan : l'Orient Express passe à l'orange 
Dave "DevilFish" Ulliott : braquage à l'anglaise 
Top 10 des femmes ayant le plus gagné d’argent au poker 
les neuf de novembre 2010 
Pat Renfro, le joueur le plus tight de l'histoire 
Ivey, au-delà du génie 
Les légendes du Poker : Nick Dandalos 
Bobby Baldwin, un type presque parfait 

Retrouvez en exclusivité sur MIP les patates du poker avec Martin Vidberg :

planche numéro 1
planche numéro 2
un jeu de stratégie
le monopole des jeux
l'entrée d'un casino
poker en ligne & casinos
la future régulation
l'économie par le poker
la lutte contre l'addiction


Les portraits
La stratégie


Le blog de Fabrice Soulier
Tutoriaux vidéos
Interviews vidéos exclusives
Critiques de livres de poker
Inscrivez-vous à la newsletter


 
Chilipoker DSO saison 2

Partouche

Evasion Poker