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Derrière cet inoffensif visage de parfait gendre américain, se cache un des meilleurs joueurs de tournoi au monde. Son palmarès, à seulement 29 ans, est déjà édifiant. Cinq bracelets WSOP, une quatrième place lors du ‘main event’ de 2006, deux tables finales WPT, des dizaines de titres secondaires et plus de neuf millions de $ de gain en tournois. Le gentil joueur est en réalité un redoutable chasseur de primes….
Pourtant, Allen Cunningham n’est pas aussi médiatique que certains de ses flamboyants contemporains. Ivey, Hansen, Antonius ou Negreanu bénéficient d’une notoriété supérieure et de fan clubs plus importants. Est-ce dû à sa discrétion, voire à sa timidité, ou au fait qu’Allen n’est pas un joueur de cash game régulier, adepte des big games et autres high stakes qui font le bonheur des passionnés de poker ? Sûrement un peu des deux ! Cunningham n’est pas exubérant, il gagne ou perd avec calme, se comporte et s’habille de manière discrète et joue un poker académique dans un style serré agressif toujours en vogue en Amérique du nord. La redoutable intelligence qui émane du jeune stratège amène vite à penser qu’il recherche cette tranquillité et n’a aucune envie d’être trop exposé aux projecteurs médiatiques.

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A.Cunningham gagne son cinquième bracelet
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Né en 1977 en Californie, le jeune homme de 21 ans s’essaye au poker dans les casinos indiens de l’ouest américain, il y progresse rapidement en apprenant à maitriser les différentes variantes. Encore étudiant à UCLA (quand même !), il se révèle en 1999 en obtenant son premier titre lors des championnats de poker des Etats-Unis en remportant le Seven Card Stud. La même année, Allen Cunnigham crée une association avec quelques jeunes talents, Phil Ivey, Daniel Negreanu, Layne Flack et John Juanda. Ils se retrouvent régulièrement pour parler stratégie, commenter et analyser mains et coups des heures durant et assurer participations et financements des tournois. Cet exceptionnel quintet est aujourd’hui membre du team Fulltilt et écrème les tournois avec le succès que l’on connaît… Dès lors, l’ascension d’Allen n’aura pas de limites. Il remporte son premier bracelet aux WSOP en 2001 au Stud, enchaine en 2002 avec une breloque en Deuce to seven, gagne un 1500$ No Limit en 2005 et un 1000$ No Limit en 2006, pour conclure provisoirement sa moisson avec un nouveau titre en 2007, un Pot Limit Holdem 5000$. Ayant aussi réussi à terminer quatrième du ‘main event’ en 2006, il empoche au passage 3,600,000$ durant les WSOP cette année là. Deux finales WPT, plusieurs victoires dans des tournois de prestige et son récent triomphe dans une édition du WSOP circuit à Las Vegas complètent un exceptionnel palmarès. Le total de ses gains sur le circuit approche les 10 millions de dollars en moins de dix ans ! Allen Cunningham jouit d’une réputation remarquable dans le milieu professionnel. Ses exceptionnelles qualités d’analyses en font un stratège redouté dans toutes les variantes du poker. A la manière de Chris Ferguson, il analyse longuement toutes les probabilités et toutes les options avant de décider d’une tactique de jeu.

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Le calme et discret Allen Cunningham
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Ne vous fiez pas à sa gentillesse et sa disponibilité envers ses admirateurs. Malgré son homonymie et sa vague ressemblance avec le Cunningham d’Happy Days, lorsqu’Allen décide de vous relancer, votre espérance de vie dans le tournoi se réduit comme peau de chagrin…
David'lion' Poulenard
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