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Victoire anglaise dans l'Irish Open

Tournois
Par Claire Renaut   
Mardi, 06 Avril 2010 10:10

 

Si l’an passé l’Irish Open avait accueilli de nombreux français, ce ne fut pas le cas cette année puisque seule une poignée d’entre eux avaient fait le déplacement dans la capitale irlandaise, dans l'hôtel-casino Burlington situé au coeur de Dublin.

La désaffection tricolore, que l’on peut expliquer par le nombre élevé de tournois auxquels les joueurs font désormais face, n’aura pas nuit pour autant au succès de l’épreuve puisque ce ne sont pas moins de 708 joueurs qui avaient pris leur ticket d’entrée à 3 250 euros (+ 250 euros) en espérant tous pouvoir tâter de près de le chèque de 600 000 euros promis au vainqueur.

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Une salle immense et bondée - mais qui ne mettra pas longtemps à se vider -

Le tout dans une ambiance propre à ce pays accueillant et festif qu’est l’Irlande, qui sait offrir à ses invités le meilleur de leur culture celtique millénaire : la bière. En effet, tous les soirs, les joueurs - qu'ils soient encore en course pour le lendemain ou qu'ils soient éliminés - se sont retrouvés au bar de l'hôtel pour danser au rythme du DJ et des Guiness qui défilent. Sympathique !

chorale
Histoire de mettre les joueurs de bonne humeur avant le tournoi, l'organisation avait même fait venir un groupe de gospel le premier jour !


Parmi les aspirants au rêve qui ont bu la tasse (=une pinte) dès la première journée, Dario Minieri, après un bluff raté, Fabrice Soulier, après avoir perdu AA, brelan de 4 floppé et autres merveilles, Michael Seban, Sandra Naujoks, Dan Harrington, Lise Vigezzi, dont le A-K se frottera aux As de Ross Boatman, le frérôt Barny Boatman, avec le traditionnel KK vs AA, Roland de Wolfe, avec A-K contre K-K, Julian Thew sur un coin flip, Vicky Coren, Praz Bansi ou la légende Padraig Parkinson.

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Fabrice Soulier et Jamel Maistriaux : compagnons d'infortune du premier jour

Kara Scott, runner-up l’an passé face à Christer Johansson, sera quant à elle éliminée lors du dernier coup de la journée en check-raisant à tapis son adversaire avec, au flop, un tirage quinte par les deux bouts (pour elle) et un tirage couleur (pour lui). Un vilain pique au turn signera la sortie de la jolie présentatrice, sous le regard pour le coup sincèrement navré de son bourreau.

kara
Pas de bis repetita pour Kara...


Le chip leader de cette fin de journée sera l’anglais Keith "the Camel" Hawkins, véritable héros local avec près de 1 millions de dollars de gains en tournoi en 10 ans, et qui termine la journée avec plus de 110 000 jetons, soit près de quatre fois la moyenne. Il faut croire que la technique qu'il exposait aux journalistes a diablement bien fonctionné : "Dans ce type de tournoi, il faut impérativement doubler vite. Si tu perds un ou deux coups au début, tu vas devoir ramer derrière pendant des heures. Alors que si tu prends un bon départ, tu peux alors mettre une vraie pression sur ton adversaire en l’entrainant dans des coups dans lesquels il ne s’en sortira qu’en ayant la force d’investir son tapis."

La deuxième journée a débuté à 14h avec 256 joueurs dans les starting blocks : c’est dire si le Day 1 avait été meurtrier… De nombreuses voix se sont d’ailleurs élevées contre la rapidité de la structure : "Tu perds deux petits coups et tu es presque mort ! La structure n’est vraiment pas à la hauteur du buy-in. Aucun intérêt." Il est vrai que si les niveaux étaient de 60 puis 75 minutes avec un départ à 25/50, les tapis de départ étaient de seulement 10 000 jetons. Au bout de deux heures de jeu, la salle était donc déjà truffée de short stacks… et le bar de joueurs éliminés…

C’est ainsi que la deuxième journée verra les éliminations successives de Sorel Mizzi, Michael Tureniec, Stephane Gérin avec A-Q contre Q-Q, Claire Renaut (moi) ou encore Arnaud Mattern, après s'être battu toute la journée avec 20 blindes et qui finit par pousser ses derniers 30k (à 5 000 le tour) avec une paire de 7 ; et tout aurait été parfait si un joueur ne l'avait pas payé avec une paire de 9...

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Un fan anonyme pose à côté de la vainqueur du Ladies Event (Andy Black et moi)

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Le massage n'y aura rien fait : Arnaud est éliminé en deuxième journée après un tournoi difficile

La bulle éclatera vers minuit, faisant enfin respirer les 72 joueurs encore dans le bal. Pas d'emballement non plus, le premier prix étant de 4 000 euros, soit 500 euros de bénéfice. De quoi à peine rembourser le vol (seulement si c'est Ryan Air) et l'hôtel (avec la formule à 69 euros la nuit avec petit déjeuner, le Burlington a rapidement affiché complet)...

Ayons quand même une pensée émue pour le bubble boy Michael Jens Odderskjer, qui se retrouve quasiment tapis blind face à 4 joueurs qui checkent le board tout du long. Car si ce dernier avait passé (lui laissant un misérable jeton de 500 derrière), il aurait survécu ! En effet, deux joueurs sont partis à tapis au même moment avec leurs maigres tapis et l'un d'entre eux a sauté sur la même main ; sauf qu'il avait un tapis de départ supérieur à celui de Michael, lui donnant d'office la 72e place au lieu de la bubble place...

Ils seront 61 à revenir le lendemain pour une troisième journée de combat et parmi les visages familiers, Andy Black, Ross Boatman et Dominik Nitzche. Mais pas de repos pour les braves, qui tomberont un à un sous les balles des bad beats ou des mauvaises rencontres : un joueur pousse son tapis de SB avec  et Andy Black se réveille avec une paire de rois de BB. Sauf que vous avez déjà deviné la couleur du board... De son côté, Ross Boatman fait le show et participe au plus gros pot du tournoi, rien que ça : quatre joueurs sont à tapis ! KK vs QQ vs QQ et KJ (chez Ross). Un roi au flop scelle le sort du dernier frère Boatman encore en course à la 39e place (6 900 euros) et rend un certain Barry Donovan très heureux.

Un autre que ce tournoi a rendu très heureux, c'est le finaliste Rob Sherwood, qui, alors que le tournoi n'était pas encore terminé, était déjà assuré de repartir chez lui avec 100 000 euros ! En effet, les 120 qualifiés online de la room organisant l’événement s'étaient vus offrir un last longer magnifique ainsi qu'un t-shirt Sole Survivor, qu'ils étaient obligés de porter pendant le tournoi. C'est ainsi que lorsqu'un t-shirt vert se levait dépité de sa chaise, un autre t-shirt vert souriait doucement en coin... Jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qu'un...

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Rob Sherwood, au centre, n'a pas remporté le trophée (au premier plan) mais il a gagné le last longer à 100 000 euros !

C'est dans une ambiance electrique et sous les hourras d'une foule irlandaise 100% chauvine que va se dérouler cette finale survoltée dans laquelle Ben Roberts, seule figure familière, sera éliminé à la cinquième place après avoir poussé son petit tapis avec Q-10 pour être payé par A-K chez Valikoski.

L'anglais James Mitchell et l'irlandais Paul Carr se retrouvent quant à eux en heads-up peu après le diner break et entament leur bal sous les cris d'une foule qui a déjà choisi son vainqueur. C'est ainsi que lorsque les deux joueurs se retrouvent à tapis avec paire de dames chez Carr et chez Mitchell, les cris de joie fusent : si Carr remporte ce coup dans lequel il est largement favori, il remporte le tournoi.

Le flop vient , provoquant une vague de joie énorme dans la salle. Le turn est le , déjà le champagne est commandé et les potes de Carr ont la larme à l'oeil. On n'est plus dans une poker room, on est au Stade de France ou au Parc des Princes. Ca hurle, ça crie, ça lève les bras au ciel, ça tombe dans les bras l'un de l'autre, c'est la folie ! Et puis vient la river. . Et d'un seul coup, après un long cri de desespoir, la foule se tait, comme assomée.

Il est rare de voir une telle ambiance ou une telle ferveur autour d'un joueur. Toujours est-il que les nombreux supporters n'auront pas suffit à le faire gagner le dernier coup (Carr 3-bet à tapis avec Q-5o et se fait payer par A-8o ; c'est d'ailleurs la marque de fabrique de cette table finale dans laquelle les surrelances avec des mains marginales ont été très fréquents) offrant ainsi une très belle victoire à l'anglais James Mitchell.

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James n'est pas sûr d'avoir bien compris : les filles, elles viennent avec le chèque ?

Résultats table finale :

1. James Mitchell 600 000 euros 
2. Paul Carr 312 600 euros
3. Santeri Valikoski 205 200 euros
4. Rob Sherwood 163 300 euros
5. Ben Roberts 130 600 euros
6. Edmund Sweeney 100 800 euros
7. Declan Connolly 75 000 euros
8. Peter Murphy 56 300 euros
9. Yann Dion 37 700 euros

Commentaires (1)
allard
...
Par stefal, avril 06, 2010
Superbe coverage Claire. J'ai l'impression d'y être
;o)

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