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Unibet renforce sa Team france

Zooms
Par David Poulenard   
Mercredi, 17 Février 2010 14:00

Unibet avait mis les petits plats dans les grands pour annoncer ses deux nouvelles recrues et la constitution d'un équipe française ambitieuse avec une soirée à l'Arc à laquelle étaient conviées de nombreuses personnalités du poker.

De réjouissantes animations ont été organisées à l'intention des invités, notamment un tournoi en double shootout. Un prix spécial "Lucky Loser" avait été prévu pour le premier sortant qui a été Pierre Menez ! Il repart avec l'ouvrage autobiographique de Nicolas Dervaux "A toute Blinde", dont la lecture devrait lui permettre de durer plus longtemps dans ses prochains tournois...

 

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Une équipe de choc



Le moment fort de la cérémonie a bien évidemment été la présentation des deux renforts : Jean-Paul Pasqualini, le vainqueur du Partouche Poker Tour et deuxième du classement des joueurs français LivePoker - FFJP que l'on ne présente plus et Thierry Bolleret, le directeur du Cercle Wagram qui avait démontré en atteignant la finale de l'Unibet Open de Londres qu'il tenait aussi bien les cartes que les joueurs. La Team Unibet France qui comptait déjà deux joueurs majeurs avec Nicolas Dervaux et Vojislav Petrov se présente désormais comme une des principales écuries tricolores.


En terminant deuxième du classement LivePoker-FFJP grace à une deuxième partie de saison absolument remarquable, Jean-Paul Pasqualini est devenu une des figures de proue du poker hexagonal. Son chef d'oeuvre a été sa victoire au PPT, mais parallèlement "el Korsico" a fait preuve d'une régularité rare lors des six derniers mois. C'est un homme heureux et un joueur accompli que nous avons rencontré.


Bonjour Jean-Paul, peux-tu nous parler de ton parcours en tant que joueur de poker ?

J'ai commencé à jouer au poker fermé, le cinq cartes draw, j'ai eu la chance de gagner tout de suite, il faut dire qu'à cette époque le niveau était très faible. J'ai pu gagner pas mal d'argent rapidement et en progressant c'est vite devenu ma principale source de revenus. Ensuite j'ai joué des parties de plus en plus importantes, me déplaçant à Marseille, à Nice, en Corse puis dans toute la France pour disputer les plus grosses parties.

C'était des parties réellement importantes ?

Oui mais c'était surtout différent, ces privées parties étaient de véritables marathons qui pouvaient durer plusieurs jours. On commençait de manière raisonnable, avec des blinds 50-100-200 francs par exemple, avant que les montants augmentent progressivement pour devenir n'importe quoi... Ma capacité, qui m'a d'ailleurs beaucoup servi lors du Partouche, était de rester concentré et de parvenir à faire de gros écarts à la fin lorsque les montants joués devenaient énormes.

 

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Quand et comment as-tu commencer à pratiquer le Holdem ?

Dès 1994-1995, j'ai commencé à fréquenter le Cercle Wagram où se tenait une ou deux tables de Dealer's choice. Moi je ne voulais pas y jouer et quitter mon statut de professionnel pour redevenir débutant. Aujourd'hui c'est un regret parce que j'ai vraiment l'impression d'avoir perdu 10 ans. Pourtant on me disait que c'était un beau jeu et avec le recul je le regrette d'autant plus que le niveau était très faible. j'ai vraiment perdu 10 ans... Paradoxalement c'est en regardant Bruel sur Canal+ que l'envie m'est venue. Alors j'ai commencé seul sur Internet.

Et tu as débuté en jouant des sommes élevées ?

Oui j'ai fait n'importe quoi au début. Mais il faut préciser que c'était la période où le poker fermé devenait mourrant. Avant il y avait des parties intéressantes tout le temps, tous les jours. On m'appelait quotidiennement pour me proposer une partie à Bastia, à Paris et là ce n'était plus le cas alors je me suis mis à jouer sur Internet. C'était magique, je pouvais jouer à n'importe quelle heure, à toutes sortes de jeux, je jouais au seven nullot, au Omaha hi-lo sans savoir ce que je faisais, il m'est d'ailleurs arrivé de passer la main max ! J'ai vraiment appris seul, je me suis fait plaisir mais ça m'a couté très très cher. Là je me suis dit il y a un problème, dès que je me mettais à une table elle se remplissait instantanément, je me suis rendu compte que j'étais le fish de la table, alors j'ai ralenti. J'ai commencé à réflechir, à parler avec des amis, notamment Thomas Bichon, à regarder des parties sans jouer. J'ai continué à perdre un peu la première année, avant d'arriver presque à jeu la suivante et de commencer à vraiment gagner la troisième.

Tu joues plus sur Internet ou en live ?

J'alterne les deux. Je suis de la vieille école, mais je joue beaucoup Online, je fais en moyenne 15 heures par semaine en multi-tablant, comme les petits jeunes, tout en jouant aussi en live. D'ailleurs quand j'ai commencé, alors que je perdais beaucoup sur le net j'arrivais à être gagnant en live. Je le sais car j'ai toujours tenu une comptabilité précise de mes résultats au poker. Quotidienne, mensuelle et annuelle. C'est très important pour moi. Quand je perds gros lors d'une partie, je sais que je perds l'argent des autres et ça permet de continuer à jouer sereinement.
Ensuite, moi qui étais un joueur de cash game, je me suis mis à faire des tournois. C'était sur Winamax et quand je décidais de jouer des tournois, je m'inscrivais à tous ceux qui débutaient pendant une heure ou une heure trente, quelque soit le montant du buy-in et comme-ça je pouvais appréhender toutes les phases des tournois : le début, le milieu, la bulle, l'approche de la table finale puis la table finale. J'ai ainsi joué des tonnes de mains et rencontré plein de situations possibles en tournois. Après j'ai commencé les tournois live, à l'Aviation, au Wagram où je suis arrivé à avoir des résultats immédiatement. Mais c'est surtout à l'EPT Monaco (NDLR : lors de la finale 2009, il termine 37e) où j'ai fait un beau tournoi avant de sortir sur un coup très difficile moralement. Je sur-relance avec les dames et le joueur en face de moi envoie son tapis (il me couvre très légèrement), j'annonce tout haut qu'il a paire de neuf ou paire de dix et je paie. Il a les dix... mais il touche ! Si je gagne cette main, je me retrouve dans les trois ou quatre premiers... Je vais pas me plaindre, bien sur, puisque quelques mois plus tard j'ai gagné le Partouche.

Parlons justement d'un autre beau tournoi qui s'est bien terminé, le Partouche où tu as impressionné beaucoup de monde. As-tu l'impression d'avoir simplement joué ton jeu ou d'avoir réussi une finale parfaite ?

Lors du Partouche, je me suis à chaque fois fixé des objectifs progressifs. Passer chaque jour, atteindre les demi-finales, puis la finale, puis être dans les six derniers, puis dans les quatre car les prix devenaient intéressants. J'ai donc décidé d'être patient au début de celle-ci. Je ne me suis jamais affolé malgré un début de finale difficile où je suis tombé sur du jeu à chaque fois que j'ai tenté quelque chose. Je suis resté longtemps short stack jusqu'au moment ou j'ai foldé A-K préflop contre A-A, ce qui a déclenché de nombreux commentaires alors que pour moi c'était vraiment un easy fold ! D'abord car mon objectif était d'être dans les six, mais surtout car j'avais observé Rossi et j'étais certain, vu sa manière de miser, de prendre son temps, qu'il était énorme. La structure étant belle, je n'avais aucune raison de jouer ce coup.

Il y a eu ce coup bien sur, mais il y en a eu d'autres, notamment des combats de blinds systématiquement gagnés ou des sur-relances audacieuses avec paire de 3.

Lorsque je suis parvenu à avoir un gros tapis, j'ai joué pour la gagne, contrairement à certains de mes adversaires qui jouaient pour l'argent. Comme j'avais pu les observer longuement les jours précédents et surtout au début de la finale, j'ai pu prendre les bonnes décisions et me tenir à mes lectures de mes adversaires quelques soient mes mains.

 

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Quels sont tes objectifs dorénavant ?

Je l'ai déjà dit, j'étais essentiellement un joueur de cash game, maintenant, notamment grâce à Unibet, je vais être beaucoup plus présent sur le circuit. Et je pense jouer les principaux tournois du circuit et notamment les WSOP.

Un mot sur ton partenariat avec Unibet ?

Je suis très content de rejoindre Unibet, en particulier pour me trouver dans une team, ce qui permet de progresser, d'échanger des avis, de parler stratégie ce qui est un moyen essentiel de continuer à progresser. Jusqu'à présent, le seul avec qui nous discutions stratégie c'était Thomas Bichon. Dorénavant ce sera plus facile !

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