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Devenir croupier


Dossiers
Par Claire Renaut   
Samedi, 17 Janvier 2009 01:00


Vous rêvez de voyager ? De travailler dans les plus grands casinos du monde ? De rencontrer les plus grands joueurs ? Si être croupier est un métier passionnant permettant d’allier passion du jeu et revenus réguliers, c’est aussi un travail exigeant et difficile qui regroupe un large éventail de possibilités en termes d’horaires, de carrière ou de salaire.


Est-ce un métier pour moi ?

On dénombre entre trois et quatre mille croupiers répartis dans les 197 casinos français, les cercles de jeu et les agences d’événementiel. Pour postuler auprès d’un établissement, il suffit d'avoir 18 ans, un casier judiciaire vierge et d'être inscrit sur une liste électorale. Vous pouvez ensuite obtenir un agrément, après enquête du ministère de l'Intérieur, pour vous permettre de postuler auprès des établissements que vous avez choisis.

Au poker, le rôle d’un croupier (ou "dealer", on encore "donneur") est de distribuer les cartes, gérer et surveiller le bon déroulement d’une partie à la table. En clair, un croupier doit contrôler et recompter les mises, calculer rapidement les pots, la part du casino (dans les parties de cash game) et des joueurs, connaître les règles sur le bout des doigts et être vigilant face au risque de triche (il n’est en effet pas rare de voir des joueurs tenter des choses douteuses, comme dissimuler des jetons en partant à tapis sans être sur de sa main...). Ce n’est toutefois pas le croupier qui gère les litiges mais le "floor", ou directeur de la poker room, dont l’avis fait autorité en cas de conflit.

En France, il est rare de n’être croupier que pour le poker. Ainsi, à l’exception de certains cercles parisiens où l’on ne pratique que des jeux de cartes (comme à l’Aviation Club de France, on trouve 70% de poker et 30% de jeux traditionnels - baccarat, poker 21 ou Punto Banco), en plus des différentes variantes de poker (NLHE, Stud, Deuce to seven, HORSE, PLO, Courchevel etc…), un croupier se doit de maitriser tous les jeux de tables, de la roulette anglaise au blackjack, en passant par le baccara ou le craps.

Etre croupier nécessite de grandes qualités humaines et physiques. Il doit en effet souvent rester debout pendant des heures aux tables de roulette ou de blackjack, en général à des horaires tardifs (les casinos sont généralement ouverts de 20h à 4h du matin, jours fériés compris). Devenir croupier impose donc un rythme de vie décalé par rapport à la normale. Et une vie sociale identique à celle qu’impose un métier de nuit. Erika, 28 ans, croupière au cercle Clichy Montmartre à Paris, raconte : "J’adore bosser la nuit, mais c’est vrai que tant pour ce qui est de régler des problèmes administratifs que pour les relations sociales, ce n’est pas forcément facile".

siestecroupierLe métier exige aussi d’avoir beaucoup de sang-froid, de courtoisie, d’écoute et de diplomatie. Nicolas, 32 ans, chef de partie à l’ACF, précise : "Ma deuxième fonction ici, c’est psy. Si j’avais reçu 1 euro à chaque bad beat patiemment écouté, je serais riche. Il faut savoir être là pour les joueurs".
Il est également fréquent que de gros perdants s’en prennent violemment aux croupiers. En cas de problème, le floor n’est jamais loin ; il faut donc savoir ne pas se laisse submerger par ses émotions. Philippe, ancien croupier, explique : "Parfois, c’est difficile de rester calme. Quand un croupier s’est fait engueuler, menacer ('Je t’attends à la sortie toi !') ou insulter à sa table, il n’est pas rare de le voir entrer dans la salle de repos pour donner un coup de poing rageur dans le mur en gueulant une insulte. La seule solution quand quelqu’un s’énerve en face est de redistribuer les cartes le plus vite possible. Dès qu’un joueur a de nouvelles cartes en main, il passe à autre chose".

Le croupier n’est pas là pour avoir de la compassion ou de la haine pour un joueur. Il doit rester neutre, se concentrer sur le jeu en mettant ses états d’âme de côté. Ce qui est parfois moralement difficile, comme le raconte Stéphane, croupier dans un grand casino : "Un mec était à la table depuis une trentaine d’heures. Il a reçu un coup de fil où il apprenait que sa mère venait d’être admise à l’hosto. Il a répondu qu’il passerait le lendemain et a repris la partie comme si de rien n’était". Mais la plupart des croupiers se font une raison. Philippe raconte : "Il m’a fallu un mois avant de ne plus ressentir de compassion pour les joueurs et de comprendre qu’ils sont aussi adultes et responsables que moi. Mais c’est vrai que quand tu vois des gars qui restent à la table 48h d’affilée, tu sais que c’est autant de temps qu’ils n’ont pas passé avec leur famille".

Etre croupier, c’est aussi constater mensonges et hypocrisie, sans jamais y réagir. Comme le raconte Antoine, 25 ans, croupier dans un petit cercle parisien : "C’est ce que j’aime le moins dans mon métier ; voir des mecs qui jouent ensemble, dinent ensemble et disent des horreurs sur l’autre dès qu’il a le dos tourné. C’est souvent le cas dans les cercles. On entend beaucoup de choses. On en voit aussi ; des joueurs qui amènent leurs maitresses aux tables, d’autres qui mentent à leurs femmes. Je me souviens d’un joueur qui avait décroché son téléphone, 'Si, si chérie, là, je suis devant l’école et j’attends les gosses', ce qui avait provoqué l’hilarité de la table. Pas un n’avait désapprouvé. Je me demande combien de temps les gamins ont attendus devant la grille…".

Dans la logique de rentabilité imposée par le casino, le croupier doit être aussi rapide dans ses manipulations de cartes que dans ses calculs. Cela implique une grande concentration, beaucoup d’attention et une vraie aisance tant avec les cartes qu’avec les chiffres ; on a tous le souvenir d’un croupier qui peine à compter une répartition de gain avec quatre joueurs à tapis dans une partie de NLHE. Erika confirme : "Les pots extérieurs, c’est notre bête noire. Pas facile de compter des 'pot and pot' (en PLO) et de redistribuer les chips à trois joueurs à tapis. Surtout à 5h du mat’ et quand toute la table s’en mêle… Il faut réussir à être tout le temps concentré, ne jamais faire d’erreurs, tout en étant rapide et réactif. De même, quand on retourne accidentellement la river alors qu’un joueur n’a pas encore parlé, ça devient vite - logiquement - un drame...".

Précisons tout de même que l’arrivée de tables électroniques (qui comptent le pot et la part du casino) et de mélangeurs automatiques de cartes aide grandement nos amis croupiers à éviter les erreurs de calcul tout en permettant aux joueurs de gagner du temps.

croupireEnfin, bien sûr, on attend d’un dealer une certaine présentation ; ce piercing est probablement très joli sur votre arcade mais il y a de fortes chances que le directeur du casino ne soit pas de cet avis. Il vous faudra aussi abandonner votre look habituel ; le port d’un costume ou d’un gilet sans poche est obligatoire. D’autres critères feront de vous un candidat idéal : une élégante maitrise de notre langue, la connaissance d’une langue étrangère et le bac - voire un diplôme plus élevé - en poche.

Précisons aussi, et vous vous en doutez bien, qu’être une fille, jolie de surcroit, est un énorme avantage dans ce milieu à 90% masculin. Avantage pour être recruté, certes, mais pas forcément avec certains clients, qui au mieux draguent et au pire, jouent les machos, comme le déplore Erika : "Dans certains petits cercles, il y a une grande différence entre les clients du poker, très masculins et machos et ceux des jeux traditionnels, plus soft et à l’atmosphère plus féminine. Il est aussi assez difficile de se faire respecter quand on doit tenir une table avec 10 mecs. Il faut savoir être ferme et autoritaire sans pour autant répondre à leurs insultes".

Une précision encore si vous êtes vous-même joueur : le métier a ses avantages et ses inconvénients. En effet, travailler à Paris en tant que croupier vous interdit de jouer dans la capitale et en région parisienne. Plutôt que de faire comme certains croupiers qui prennent tout de même le risque, Nicolas y a trouvé une excuse pour voyager : "Je n’ai jamais autant pris l’avion que depuis que je bosse à l’ACF. Je vais à Vegas au moins deux fois par an et dernièrement je suis allé jouer à Amsterdam. Donc ce n’est pas vraiment un inconvénient !".

En tant que joueur, le principal intérêt est d'être au cœur de l’action, de rencontrer les acteurs de la scène pokeristique mondiale et, en conséquence, d’apprendre beaucoup et vite. Nicolas poursuit : "J’ai beaucoup progressé en regardant les bons joueurs en action. J’adore suivre des parties au niveau élevé. Je suis certain que mon métier n’est pas étranger à ma 2e place à un side du WPT à 3 000$ cette année". Philippe ajoute : "C’est incroyable ce que nous pouvons lire en étant en dehors de la partie. Très souvent, un mec s’assoit et réussit à dominer mentalement tous les autres joueurs, en les poussant dans leurs retranchements et en les poussant à agir comme il le souhaite. Nous, on sait quand il feinte de bluffer avec un monstre en main. Mais son adversaire tombe toujours dans le panneau ! Ca me fascine. Et forcément, on tente d’en prendre de la graine… Parce qu’il n’y a pas photo ; sur une année de cash game, les gagnants sont presque toujours les mêmes".


Quelle formation ai-je besoin d’avoir ?


Il existe deux façons de devenir croupier : l’apprentissage sur le tas et la formation - payante - dans un organisme privé.

Beaucoup de croupiers ont débuté le métier en prenant le premier poste disponible du casino convoité, serveur, portier ou barman, après avoir envoyé CV et lettre de motivation à l’établissement désiré. Après s’être fait remarquer par leur sérieux, leur motivation ou encore leur disponibilité, certains se sont vus proposer d’être formés au métier par un organisme de leur choix ou par des croupiers expérimentés, en jeux traditionnels ou en poker.

Sébastien raconte : "A 20 ans, j’ai débuté en tant que barman dans un grand casino. Petit à petit, voyant que je travaillais bien, ils m’ont proposé de m’apprendre à être croupier à la roulette en extra les week-ends. Puis, comme je savais jouer au poker, ils m’ont confié une petite table puis les plus grosses. J’ai gravis tous les échelons à force de travail et de concentration, en leur montrant que j’étais motivé et que j’avais vraiment envie d’apprendre".

Pour Sabrina, 25 ans, ex-croupière en cercle à Paris : "Je n'ai pas spécialement choisi ce métier, j’ai juste saisi une opportunité. Une amie qui allait passer un entretien dans un cercle sur Paris m'a proposé de l’accompagner et comme le cercle avait besoin de plus de croupiers, ils m'ont proposé de suivre une formation et j'ai accepté ! Je jouais déjà au poker donc la formation s'est très bien passé et ils m'ont embauchée...".
Avoir été joueur dans le casino ou le cercle convoité est aussi un plus. Nicolas explique : "J’avais un métier - consultant fiscaliste - qui me donnait beaucoup de temps libre pour jouer. Je passais mes journées à l’ACF et j’ai eu envie de passer de l’autre côté ; j’ai été rapidement embauché car je connaissais déjà les règles. J’ai même rapidement dealé aux grosses tables de NLHE. Le reste, je l’ai appris petit à petit".

Il existe aussi de nombreux centres de formations spécialisés qui offrent tous des formations variées en termes de durée, de programmes et de tarifs. Une fois votre Certificat de Qualification Professionnelle (CQP) en poche, il ne vous sera pas difficile de trouver un poste, comme en témoigne Thomas : "Le groupe Partouche m’a contacté directement à la sortie de ma formation. Quelques jours plus tard, j’y travaillais 35h par semaine".

En toute logique, plus vos compétences sont variées et plus vous maitrisez de jeux différents, plus rouge sera le tapis que l’on vous déroulera. Les casinos et les cercles sont en effet à la recherche de croupiers capables de passer aisément du Stud à l'Omaha, de la roulette au blackjack.
Et comme le dit Dédé, croupier à l’ACF depuis 10 ans, on ne devient pas croupier en sortant d’une formation : "La valeur d’un croupier ne se mesure pas à son rang, ses responsabilités, ses années d’expériences ou les tables auxquelles il officie. Après avoir passé des années à dealer, je suis vraiment devenu croupier le jour où j’ai travaillé pour un WPT. Il faisait 60 degrés sur le plateau, j’avais une oreillette avec des mecs qui me parlaient en anglais, la lumière dans le visage, et malgré tout ça, mes gestes devaient être parfaits et je ne devais faire absolument aucune erreur, ni dans mes comptes, ni dans la distribution. Ce jour là, j’ai vraiment su ce qu’était être croupier".


Où exercer ?

Etre croupier offre la possibilité de travailler en CDI pour un lieu fixe, casino ou cercle ou en indépendant dans l’événementiel.
Il existe 197 casinos en France dont un tiers sont indépendants, les autres appartenant à de grands groupes comme Accor, Partouche et Barrière. Ce sont donc vos plus gros employeurs potentiels. Mais, crise oblige, après des années d’expansion et de plein essor, les casinos doivent affronter une période qui difficile ; de nombreux établissements sont obligés de fermer leurs portes entre deux périodes de vacances scolaires ou choisissent d’ouvrir seulement les week-ends. Toutefois, les postes sont pour la plupart soumis à une vraie rotation et les opportunités ne sont pas rares.

dealers wsopLes grands cercles parisiens (ACF, Clichy-Montmartre, Gaillon, Wagram...) embauchent directement sur CV des croupiers expérimentés et déjà formés. Ainsi, l’ACF recrute tous ses croupiers à la sortie de l’Institut de formation de croupier de poker à Paris.

Il existe également de nombreuses entreprises d’événementiel, à Paris et en province, et les soirées d’entreprise organisées autour d’une thématique Casino ou Poker sont de plus en plus populaires. Julie confirme : "Je suis intermittente du spectacle et je fais en moyenne deux ou trois soirées par semaine, et plus en période de fin d’année. C’est toujours assez sympa d’y travailler, les gens sont là pour s’amuser et ils ne se prennent pas au sérieux. En plus, c’est bien payé, je choisis mes horaires et comme je n’habite pas à Paris, on me paie le transport aller-retour".

Les jeux étant identiques dans de nombreux pays (à quelques nuances près), être croupier permet aussi de voyager. Après avoir réglé les soucis de visas (contactez l'ambassade des USA pour les formalités et voir directement avec les différents casinos employeurs pour le statut exigé -ou toléré-), vous pouvez ainsi postuler pour travailler lors des WSOP. L’an passé, Las Vegas a recruté près de 600 croupiers supplémentaires (dont beaucoup travaillaient déjà à Sin City) ; un chiffre qui ne fait qu’augmenter. De plus en plus d’événements sont organisés dans les casinos de la ville, en dehors du championnat du monde. Le groupe Harrah’s organise des séances de recrutement pendant six mois avant le début des WSOP. Ce n’est toutefois pas simple d’y participer car il faut être sur place pour le "casting" et les conditions de recrutement sont draconiennes ; visa en poche, anglais courant, look et attitude irréprochables ainsi qu’une parfaite maitrise d’un grand nombre de variantes (dont le Deuce to seven, le Stud Hi-Lo, le HORSE le PLO ou le NLHE).


Qu’en est-il des horaires, des salaires et des perspectives d’évolution ?

Une convention collective nationale de mai 1985 encadre l'organisation du travail du personnel de la branche des jeux dans les casinos.
En général, un croupier est recruté pour travailler à temps plein entre 35 et 42 heures par semaine pour des horaires souvent compris entre 18h et 4h du matin (la fin de service étant liée à l’heure de fermeture du casino). Etant donné que les tables vont et viennent, les croupiers de certains cercles se doivent d'assurer neuf heures de présence par jour (cinq jours par semaine) pour environ 6h30 de travail effectif et une heure de pause repas. Ainsi, Erika travaille au cercle Clichy Montmartre en général quatre jours par semaine, trois fois de nuit (21h à 6h) et une fois l’après-midi (15h à 21h). Elle reste libre de travailler davantage si elle le souhaite : "On peut demander à faire 'des grandes', des sessions de 15h à 6h du matin".

Selon les établissements, il existe de nombreuses possibilités d’évolution pour les croupiers de casino : on commence valet de pied (chargé du service) pour devenir première catégorie, chef de table, chef de partie, inspecteur (chef de salle) puis enfin directeur (responsable technique).
Seuls de gros établissements connaissent une telle variété de fonctions. En revanche, il est assez difficile - et long - de gravir les échelons dans les grands casinos ; un croupier peut toutefois demander à être muté dans d’autres établissements du même groupe.
Dans de plus petits établissements, l’ascension est bien plus rapide et il n’est pas rare de cumuler plusieurs fonctions, par exemple croupier et chef de partie.

dd acfPrécisons aussi que certains croupiers ne souhaitent pas forcément gravir les échelons. Ainsi Dédé est toujours croupier, par choix, depuis 10 ans : "J’adore mon métier, le poker et surtout les relations humaines que cela implique d’avoir. Je n’ai pas besoin de plus de responsabilités ou d’autres fonctions, j’aime faire mon travail, et ce, toujours du mieux que je peux". (ci-contre avec Pascal Sellem et Tomer Sisley au tournoi des célébrités qu'il organise tous les mois)

Les salaires sont eux aussi très variables selon les endroits. Un croupier débutant peut espérer gagner 1 200 euros brut par mois tandis qu’un chef de partie (ou "floor"), pourra gagner près du double. En règle générale, un croupier gagne mieux sa vie dans les cercles et l’événementiel que dans les grands casinos. Ce qui fait finalement la différence est la part de pourboire, extrêmement variable selon les postes, les tables, les joueurs et les établissements. En effet, en règle générale (et contrairement aux Etats-Unis), les pourboires sont intégralement partagés entre les employés du casino, et ce, en proportions variables (selon l’expérience, l’habileté, l’ancienneté et parfois même, la croupe de la croupière…).

Question salaire et perspectives, comme le dit Sabrina, à propos des années (de 2005 à 2007) où elle a travaillé en cercle : "L'évolution est rare car il y a très peu de place pour. Mais il est vrai que nous avons un bon salaire compris entre 2000 et 3000 euros. Ce qui ne nous pousse pas forcement à vouloir grimper des échelons et avoir plus de responsabilités !".


Paroles de croupiers

En bref, croupier est un métier aussi passionnant que difficile, que chaque personne envisage différemment. Comme le résume Nicolas : "A chaque fois que je suis ici, je n’ai pas l’impression de travailler, je rencontre beaucoup de monde et ne m’ennuie jamais. J’aime l’ambiance, j’aime travailler de nuit et croiser souvent les mêmes personnes… J’adore mon métier".

sabrina nrj12Même ressenti pour Sabrina (ci-contre dans "NRJ12 Le Duel") : "C'est un beau métier, mais à ne faire que si on aime le poker ; les journées sont longues et fatigantes mais c'est passionnant et on en apprend vraiment tous les jours. Moi j'aime ce que je fais et je ne vois pas ça comme un travail ; je m'amuse et je vis le jeu avec les joueurs au fil des cartes".

Et Erika de conclure : "C’est à mon avis un métier très addictif. On entre souvent pour payer ses études ou se faire de l’argent à côté mais, voyant que sans diplôme on gagne quand même bien sa vie, il est difficile de tout plaquer pour reprendre une vie normale. Et puis le jeu nous gagne vite, même sans être directement dans la partie. Les bons croupiers sont ceux qui sont passionnés par le jeu".


En bref, à vous de jouer !




En savoir plus

Les principaux instituts de formation :

FCC premier (Aix en provence et Nice)
Institut de formation de croupiers de poker (Paris)
Cerus (Plusieurs villes en France et en Belgique)
Sporteam (Valenciennes)
CFP (Paris)

Il existe différents moyens de financement si vous souhaitez faire l'une de ces formations. Si vous êtes demandeur d’emploi, vous pouvez vous adresser au Conseil Général ou la Mission Locale si vous avez moins de 26 ans. Si vous êtes salarié, vous pouvez demander un Contrat Individuel de Formation (CIF) ou un Droit Individuel de Formation (DIF). Quelques casinos ou cercles se chargeront également, une fois que vous êtes entrés chez eux, de compléter votre formation ou même de s’en charger de A à Z.

Les sociétés d'évènementiel spécialisées dans le poker :

Animation Poker (Evenis)
Askaten
Boosty
Event'em
Poker Challenge
Poker Prestige

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Claire Renaut




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