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Antoine Saout


Interviews
Par Claire Renaut   
Vendredi, 23 Octobre 2009 16:50

 

C'est suffisamment rare pour le répéter : un français fait partie des "Neuf de novembre", les neuf joueurs qui s'affronteront en novembre pour le titre suprême de Champion du monde de poker. L'auteur de cette performance, Antoine Saout, est l'une des révélations des dernières World Series of Poker. Un jeune breton, âgé de 25 ans, calme, encore peu connu dans le monde du poker, mais qui a su se frayer un chemin parmi les 6 494 participants du plus gros tournoi de poker au monde. D'ores et déjà récompensé par 1,2 million de $ et depuis peu sponsorisé par Everest Poker, Saout, quelle que soit l'issue de la finale, dispose d'un bel avenir devant lui.

Nous l'avons donc rencontré une première fois au PPT de Cannes en septembre avant de revenir vers lui fin octobre lors du WPT Marrakech pour prendre la température à nouveau, à deux semaines du grand jour...

PPT CANNES
DEBUT SEPTEMBRE 2009


MadeInPoker : Tu joues au poker seulement depuis un an. Quel est ton parcours ?

Antoine Saout : J’ai beaucoup joué en Sit’n go et en tournois online. Le tout avec une ou deux parties de cash game de temps à autres. J’ai vraiment commencé à jouer sur Internet à l’automne dernier, après avoir bossé quatre mois pendant l’été à charger des camions de journaux. Je venais d’arrêter mes études d’ingénieur en informatique et finance à Evry car rien ne m’y plaisait. Ni ce que j’apprenais, ni la ville. Alors je suis retourné en Bretagne chez ma mère, j’ai pris ce petit boulot et après, j’ai commencé à jouer chez moi. Le truc, c’est que j’ai gagné tout de suite. Sur un mois, j'ai gagné 7 000 $ (Sit'n go à 50$ et 100$) et le mois d’après, je me suis qualifié pour jouer à Marbella pour le Main Event du Spanish Poker Tour. J'y ai fini 6e ! Ca m’a encouragé à continuer et du coup, j’ai passé la porte du Casino à côté de chez moi, celui de Plouescat, où je revenais tous les soirs avec un petit benefice de 200 ou 300 euros en jouant en 2/4. Le tout en continuant à essayer de me qualifier sur Everest pour d’autres événements live.

Le live t’attire plus que le online ?

Définitivement, oui. Parce que j’y aime la gestion du stack et des joueurs en face ; c’est vraiment différent d'Internet. En plus, sur le Net, ce sont des tournois beaucoup plus petits et moins prestigieux. Et puis j’adore voyager !

saout

Comment s’est passé ta qualification pour les WSOP ?

Je venais de gagner pas mal, 5 000 par ci, 10 000 par là, live et online confondus et je commençais à vraiment prendre confiance en mon jeu. J’ai alors logiquement tenté de participer aux WSOP grâce au système de qualification par steps sur Everest. Je débutais au Step 3, 4 voire 5 (sur 6) et je jouais à chaque fois que j’en avais envie. Fin mai, je gagne mon package pour l’Event 54, un 1 500$ NLHE et là, je me dis qu’il faut vraiment que je gagne un autre ticket, histoire de ne pas partir à Vegas pour ne jouer qu'un tournoi. Un jour, je passe un soirée cauchemar au casino, à ne pas gagner une seule main, je perds mes deux caves et rentre miné chez moi avant de voir qu’il reste une place pour un Step 6 - je venais de gagner un step 5 juste avant -, je m’inscris et je remporte mon package à 13 000 $ !

Et l’arrivée à Vegas, c’était comme dans tes rêves ?

Heu non, pas vraiment [rires] ! J’ai été bloqué à l’aéroport de Los Angeles pendant super longtemps pour des histoires de galères de billets et de correspondance trop courte. Bref, je suis arrivé à Vegas à 1h du matin le dimanche soir pour jouer le lendemain... La première chose qui m’a frappé est l’incroyable chaleur qu’il faisait même si tard ; c’était vraiment étouffant. Après, j’étais évidemment mort de fatigue quand on a descendu le Strip mais ça ne m’a pas empêché d’être ébloui par les lumières de la ville. En fait, la seule chose que j’avais en tête, c’était : "J’y suis !".

Et les tournois des WSOP ?

J’ai vraiment été surpris par le faible niveau auquel j’ai été confronté lors de mon premier tournoi à 1 500 $. Il y avait des joueurs tellement mauvais que je me demandais ce qu’ils faisaient là ! C’était affreux, je me demandais "mais d'où sortent-ils ?". Ca m’a vraiment rassuré pour le Main Event et je me suis dit que j’avais ma place dans ces championnats. J’ai d'ailleurs trouvé le niveau des participants du Main Event pas exceptionnel les premiers jours. Mais dès le 3e jour, là, il y avait des joueurs vraiment bons.

Tu t’es senti en difficulté par moment dans ce tournoi ?

Pendant les trois premiers jours, non. A partir du 5e, il y a eu un moment où pour la première fois du tournoi, j’avais moins que la moyenne. Mais j’ai pu remonter à temps. Après, il y a eu le dernier jour, où il a fallu gérer à la fois la pression de la table finale et les grosses variations de jetons dues au fait que les coups devenaient très chers.

Que s’est-il passé dans ta tête quand vous n’étiez plus que 10, à un joueur de la table finale ?

Nous n’avons pas joué beaucoup de mains, peut-être deux tours au maximum. Et, vu mon stack, il était hors de question que je me lance dans un bluff. Comme je n’ai pas eu de mains, j’ai attendu et là, un joueur s’est fait éliminer avec les as, et voilà ! C’est arrivé trop vite pour que la pression monte vraiment.

french_guy

Quelles sont les mains qui t’ont le plus marqué ?

J’ai été une seule fois à tapis en étant couvert pré-flop avec contre une paire de valets et j’ai gagné le coin flip. C’était seulement le 6e jour et ça a été le tournant de tout mon tournoi puisque j’aurais très bien pu être éliminé. Au lieu de ça, je suis repassé au dessus de la moyenne et j’ai continué ma route. Ce 6e jour a vraiment été important pour moi puisque quelques mains après, j’ai bougé à la table de Phil Ivey, où j’ai continué à gagner des coups, avant de changer à nouveau de table et d’ouvrir, pour ma première main, une paire d’as. Je tombe contre une paire de rois et je double à nouveau. Arrive enfin le dernier très gros coup de la journée, alors que ma table vient de casser. Un joueur relance, Ludovic Lacay paie au bouton et je complète de grosse blind avec . Tout le monde checke le flop . J’ouvre en semi-bluff au turn, un et je suis payé deux fois. La river est un qui me donne les nuts. Je mise un million et Ludo me paie avec pour une double paire floppée. Comme quoi, à peu de choses près, je ratais mon tournoi.

Que penses-tu avoir de plus que les autres joueurs ?

Je sais que je suis patient, calme et que j’ai une bonne analyse. Je suis très solide et je profite de mon image à la table. Je suis impassible et je crois même que certains m'ont surnommé "Ice Man" [rires]. Je crois que je faisais peur à certains joueurs à la table ; certains ne voulaient pas se frotter à moi ! Et puis c’est sur que j’ai eu de la réussite ; c’est indispensable pour arriver aussi loin. En bref, il n’y a vraiment pas que moi qui aurait pu faire cette performance.

Et sur quoi vas-tu devoir travailler avant novembre ?

Ce Main Event n’est que mon 8e gros tournoi en live ! J’ai donc vraiment moins d’expérience que beaucoup de joueurs à la table. Je vais donc jouer beaucoup de tournois, dont l’EPT de Barcelone, les WSOP-E de Londres ou encore le WPT Marrakech. Et je vais essayer de travailler, entre autres, sur mon agressivité. Globalement, de toute façon, j’ai une grosse marge de progression possible. Je n’ai encore pas lu de livres sur le poker et je vais m’y mettre dès que je peux. Je vais aussi parler avec des amis joueurs le plus possible, afin de pouvoir discuter de certains coups et échanger des points de vue. Après, je vais évidemment essayer de creuser la personnalité de mes adversaires, leur parcours, leur style etc. Et voir toutes les émissions d’ESPN, histoire d’apprendre à découvrir mes adversaires. Mais bon, je sais qu’ils vont faire la même chose et probablement changer leur jeu en fonction, alors… Du coup, je sais qu’en novembre, je jouerai de toute façon comme je l’ai toujours fait, en pensant surtout à mon stack et à la façon de le gérer face aux autres tapis. En clair, quel move faire et contre qui.

Tu commences à comprendre l’importance de ce qui t’arrive ?

Un peu oui. Il faut dire que le grand nombre d’interviews que j’ai donnés me l’a fait comprendre. Quand on me disait à Vegas que le retour en France allait être énorme, je ne voulais pas le croire. Je me disais "Oui, OK, c’est bon, ça va juste être quelques interviews pour les magazines spécialisés". Mais en fait, même le JT de TF1 ou un journal comme Le Parisien ont parlé de mon histoire. Je ne m’y attendais vraiment pas. Je n’arrête pas de répondre à des interviews et je suis ultra sollicité. Du coup, je regretterais presque de m’être qualifié pour cette finale [rires] !

Et comment tes proches réagissent-ils à tout ça ?

Au début, quand j’ai arrêté mes études, c’est sûr, ma mère était vraiment inquiète. Elle n’arrêtait pas de me dire de trouver un travail. Du coup, j’ai pris ce petit boulot pendant l’été 2008, pour la rassurer, mais cela ne m’a pas empêché de jouer dès l’automne. Et là, j’ai commencé à gagner assez vite. Quand j’ai remporté mon ticket pour Marbella, elle m’a suivie sur le coverage et ça l’a rassurée. Du coup, quand j’ai décidé d’investir 1 500 euros de ma poche pour aller faire le Deepstack de Dublin, elle a été très cool et a vraiment commencé à m’encourager, ce qui était impensable avant. Après, tous les soirs quand je rentrais du casino, elle me demandait combien j’avais gagné ! Je pense qu’elle doit être très fière…

antoine_saout

Le million de dollars, que vas-tu en faire ?

Heu… M’acheter une voiture ? Non, je ne sais pas. Peut-être un petit appartement en Bretagne. Ou alors dans le sud, c’est joli le sud. Ou à l’étranger… En fait, ça dépendra vraiment de combien je vais gagner et des voyages qui vont en découler. Et puis il faudrait aussi que j’ai le temps... De toute façon et quoi qu’il arrive, je vais en placer une grosse partie, histoire d’assurer mes arrières.

Et le titre de Champion du monde, et les 8,5 millions de $ qui vont avec ?

Ca fait rêver, évidemment. Mais je crois que je resterais posé de toute façon. Je flamberais peut-être dans une grosse villa de fou, je ne sais pas. De toute façon, je vais continuer à me faire plaisir et à jouer au poker car c’est vraiment ma passion. Et quoiqu’il arrive, ce sera super car j’aurais une belle vie… Ce que je préfère dans le fait de devenir joueur pro est vraiment de pouvoir faire ce que je veux quand je veux : je choisis mes voyages, mes horaires, mes tournois. C’est un style de vie qui me plait. Après, c’est sur, c’est toujours un gros risque aussi. Il faut savoir retomber sur ses pattes et savoir quoi faire après…

Tu es réputé pour ton calme légendaire, il n’y a vraiment rien qui te stresse ?

Non, vraiment, j’ai toujours été comme ça [rires]. J’arrive à la bourre, je suis distrait, toujours du style à repousser les choses au dernier moment… Je suis calme, c’est tout. Et puis je sais aussi que tout le monde, en jouant sérieusement, peut arriver à faire ce que j’ai fait. Il suffit de savoir gérer son temps et son argent.

As-tu un modèle ou un joueur que tu préfères ?

Pas spécialement. Mais c’est vrai que la lecture que Daniel Negreanu a de ses adversaires m’impressionne beaucoup. J’ai vu aussi beaucoup de joueurs online anonymes de qui j’ai vraiment appris et tiré des leçons. Histoire de ne pas faire deux fois les mêmes erreurs…

Pour finir, avoue, avec les filles, ça marche bien d’un coup, non ?

[rires] Il y en a bien quelques unes qui viennent me voir mais pas plus que ça, non. C’est sur que sur Facebook, j’ai beaucoup plus de demandes d’amis qu'avant mais, non, les filles ne se jettent pas encore sur moi dans la rue...


DEUX MOIS PLUS TARD
WPT MARRAKECH

Alors, toujours aussi détendu ?

[sourire] Pour l’instant, je n’ai toujours pas de boule à l’estomac parce que je n'ai pas arrêté d'enchainer les tournois. Quand je suis à Cannes, à Londres ou à Marrakech, c’est à ce tournoi là que je pense. Vegas, j’y penserai quand j’y serai. Et peut-être que là, effectivement, la pression commencera à monter.

Et question stratégie de préparation ?

Je n'ai pas encore de plan de préparation précis mais je vais arriver une semaine avant avec des amis, après avoir joué le tournoi d'Enghien. Après, l'idée, c'est d'essayer de rester dans ma bulle les deux ou trois jours avant la finale.

Tu n'as pas étudié tes adversaires ?

Je n’ai pas pu réellement étudier mes adversaires car certains sont inconnus et je ne peux rien savoir d'eux sur Internet. Mais le Day 6 du Main Event vient juste d'être diffusé par ESPN donc j’ai déjà étudier quelques coups impliquant mes futurs adversaires. De même, à l’EPT Londres, j’ai rencontré trois d’entre eux et nous avons pu parler de théories ou stratégies ensemble.

En attendant Vegas, tu as réussit l'exploit de faire la finale du Main Event WSOP à Londres...

Ca a été assez dur parce que j’ai attaqué la journée dans la même situation que celle qui m’attend à Vegas, avec un tapis d’environ 40 blinds. Je n’ai jamais eu de situations me permettant de doubler et j’ai toujours eu un stack moyen. Pendant six heures, aucun joueur n’a été éliminé alors que les blinds augmentaient, ça a donc été de plus en plus dur et j'ai fini par sauter septième. 
Mais ça a été une très bonne expérience avec des grands joueurs à ma table comme Daniel Negreanu, Jason Mercier et plein d’autres qui avaient déjà gagné des bracelets avant. Mais c’était quand même un plus petit tournoi qui n'avait rien à voir avec Vegas en terme du nombre de joueurs... En revanche, le field était très relevé. Donc vraiment, une très belle expérience !

saout

Il y avait aussi un autre "November Nine" à ta table...

C'est drôle parce que James Akenhead avait commencé à monter des jetons dans ce tournoi à peu près en même temps que moi la veille. L’année dernière, quand Demidov avait fait le doublé, beaucoup avaient dit que c’était impossible à refaire ; et là, on était pas un mais deux à refaire la même perf ‘ ! Donc c’est vrai que c’était sympa de se retrouver tous les deux en finale avant de jouer à nouveau ensemble à Vegas en novembre !
J’ai un peu conscience que c’est un exploit d’enchainer les deux finales WSOP mais bon… Après, moi, je reste dans ma bulle.

Par contre, au PPT Cannes, certaines mauvaises langues ont dit que tu t'étais envoyé en l'air...

Peut-être que c’est vrai oui. C’était sur une main contre Tureniec ; j’ai fait un call pas terrible du tout, après dix minutes de réflexion où ma tête est partie dans tous les sens. Et oui, c’est vrai que j’ai peut-être craqué un peu à force d’enchainer les journées passées à jouer. J’étais chip leader trois jours durant et j’ai sauté 30e le quatrième jour. Mais en jouant plus sérieusement et sans m'impliquer dans cette main là, c’est vrai que je n’aurais pas été loin de la table finale, oui.

Va pas falloir que ça arrive à Vegas ça !

[rires] Déjà il n’y aura pas de fatigue et de toute façon, quoi qu'il arrive, tout pourra aller très vite. Mais on va voir. Je vais de toute façon tout faire au mieux pour aller au bout.

Qu'en est-il de l'angle d'attaque stratégique ?

C’est seulement quand on a beaucoup de jetons qu’on peut élargir son jeu, voler beaucoup plus. Et là, c’est vrai que ça va pas être possible. Je suis quelqu'un qui affectionne particulièrement le jeu pré-flop, surtout en push or fold, par exemple sur-relancer à tapis un joueur avant le flop. Mais pour l'instant, au vu des blinds, j'ai encore un peu trop de jetons pour les tapis à tout va.

Tu te considères comme un joueur agressif ?

Je me considère comme un joueur agressif parce que j'aime bien faire des moves de temps à autre mais je ne suis pas encore dans la catégorie de certains comme d’un ElkY par exemple.

Y a-t-il un adversaire que tu redoutes plus les autres ?

Pour le moment, pas vraiment. Joseph Cada, à la rigueur. C'est un joueur qui m’a posé problème lors du Day 8. En même temps, de toute façon, il faudra tous les affronter, alors...

Et à Vegas, tu perds pas tout ton argent aux machines à sous, hein ?

[sourire] Je ne joue au Casino que pour m’amuser ou pour tuer le temps et assez rarement. Le blackjack, les machines à sous, le stud poker ou les machines de video poker, ce n’est jamais dans l’espoir de gagner de l’argent.

Un petit mot sur Marrakech ?

Je suis content d'y avoir fait un cash, même pas très gros (NDLR : un peu plus de 10 000 euros). Mon séjour était très sympa. Un seul bémol à la fin tout de même, quand j'ai voulu récupérer mes gains : ça m'a pris plus de deux heures ! Il a fallu que j'échange le ticket contre des jetons, puis les jetons contre des dirhams, les liasses de 200 Dhs (soit 20 euros) étant défaites et comptées une à une. Avant de refaire la queue à nouveau pour les échanger contre des euros. Sauf que je n'avais pas changé mes euros en dirhams à la caisse du casino avant ; il a donc fallu que j'obtienne un bon. Et que je refasse la queue à nouveau pour voir le mec du guichet redéfaire toutes les liasses de dirhams une à une pour les recompter, le tout avant de me redonner l'argent en billets de 20 euros à nouveau, le tout, recompté encore une fois dans la trieuse ! Une vraie blague...

Pour finir, il y a deux mois, je t'ai demandé comment ça se passait avec les filles depuis ton statut de "November Nine" et tu as été évasif. Mais mes sources m'indiquent que ça marche pourtant plutôt bien !

[rires] Quelles sont tes sources ? Qui a balancé ? Non, mais en plus c'est vrai que je n'ai pas de copine puisque je n'arrête pas de voyager : Paris, Londres, Marrakech, Cannes, Vegas...

Ce que tu es en train de me dire, c'est que tu es désormais comme les marins : une dans chaque port !

[éclat de rire] No comment !



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