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Interview Psy - Amir Vahedi

Interviews
Par Claire Renaut   
Vendredi, 28 Novembre 2008 01:00





Nombre de grands joueurs de poker semblent avoir des points communs autres que l’amour du jeu et de la gagne. Je voulais avec cette interview tenter de comprendre un peu mieux leurs personnalités, leurs modes de vie, leurs faiblesses et leurs envies.
Et donc leur poser des questions (toujours les mêmes pour tous les joueurs) sur autre chose que des points de vue techniques ou des conseils de stratégies…

Aujourd’hui sur le grill…

AMIR VAHEDI


Je venais de finir l’interview de David Levi quand ce dernier me présente à son grand ami Amir Vahedi, avec qui il a découvert le poker il y a quelques années.
Cigare aux lèvres et bonne humeur affichée, Amir est de la veine de tous ces joueurs épicuriens et grande gueule qui aiment autant la vie à 200% que le jeu pour la gagne et le plaisir de se battre.
Interdiction de fumer à l’intérieur oblige, nous ferons donc l’interview sur le parvis du Rio par 45 degrés à l’ombre, ce qui ne semble le gêner nullement pour parler de lui (beaucoup) et de poker (un peu)...

amir vahedi

Amir Vahedi: poker, cigare et sympathie...


Trois mots pour décrire Vegas?
Attraction, lumières, vie nocturne. Et je ne parle pas des night clubs. C’est juste que Vegas et ses habitants commencent à vivre quand le soleil se couche.

L’endroit où tu te sens le plus chez toi?
Dans ma maison à El Cino (Los Angeles).

La ville que tu préfères?
Paris. J’y ai vécu longtemps quand j’étais étudiant. Et mon chien s’appelle Paris ! (rires)

Ce qui te manque le plus quand tu es en voyage?
Mon chien ! Et le calme de ma maison.

Un vice dont tu aimerais te débarrasser?
J’ai beaucoup d’addictions. Mais la pire, à part les jeux de casinos, c’est probablement l’action. Je rêve de pouvoir m’arrêter et ne rien faire mais je n’y arrive pas.

Un vice que tu garderas le plus longtemps possible?
Fumer des cigares !

De quoi es-tu le plus fier?
Que mes trois enfants aillent à l’université.

Le moins fier?

D’avoir perdu des amis parce que je n’étais pas suffisamment présent pour eux.

Une bonne résolution que tu n’as jamais réussi à tenir?
Arrêter de fumer.

Tu ne pourrais pas vivre sans…?
Action !

Quelques adjectifs pour décrire ton jeu?
Agressif et opportuniste. Je raisonne peu par les maths mais j’ai une très bonne lecture des joueurs.

Et pour te décrire toi?
Un nounours... (sourire)

amir vahedi 2

Attention, méfiez vous de ce nounours à une table de poker...


Un endroit où tu n’es jamais allé et où tu rêves de te rendre?
Je rêve de pouvoir disparaître un mois pour faire un safari en Afrique. Je n’y suis jamais allé et pourtant, croyez moi, personne n’a vu autant de documentaires que moi sur la savane, que ce soit sur CNN ou National Geographic.

Sportif?
J’ai longtemps joué au football quand j’étais étudiant. C’était il y a longtemps.

Ta plus longue session de poker on-line?
Neuf heures et demie dans un tournoi à 2000$ il y a quelques années. Pour finir 5ème.

Live?
C’était en 2003, quand les WSOP avaient encore lieu au Binion’s. Les parties devaient être finies dans la journée. J’ai donc joué jusqu’à 18h d’affilée…

La plus longue période sans jouer?
Le mois dernier ! Je n’ai pas vu une carte, histoire de me reposer et de me préparer mentalement pour les WSOP.

Qui t’a appris à jouer? Quand ?
Personne ne m’a appris. Quand j’ai commencé en 1997, il y avait très peu de livres sur le poker. Et ni internet, ni shows télévisés. La seule façon d’apprendre était donc de s’asseoir à une table et de jouer. Et comme on dit « Plus on joue, plus on gagne ! »

Et à qui tu as appris à jouer?
Je ne donne que quelques rares cours particuliers parce que mes cours sont très chers. Un de mes protégés joue en ce moment, j’espère qu’il fera un résultat ! (Sam Simon, producteur TV)

Tu joues avec tes potes?
Absolument jamais ! Jouer est mon métier et la dernière chose que j’ai envie de faire le soir quand je vois mes amis, c’est de jouer aux cartes ! En plus, le poker, c’est avant tout prendre l’argent des autres joueurs, alors…

Qu’est ce que tes proches pensent du fait que tu sois joueur professionnel?
Au début, ça a été très difficile pour ma famille de l’accepter. Ils avaient beaucoup d’idées préconçues ; pour eux, le poker c’était juste du gambling de base au fond d’une salle obscure. Mais quand la télé et les médias ont commencé à en parler, ils ont compris qu’il s’agissait d’un vrai « métier ». Maintenant, mes enfants sont fiers de dire qui est leur père.

Ton grand rêve poker?
De gagner suffisamment d’argent pour partir à la retraite ! Et peut-être aussi de gagner le main Event, histoire d’entrer dans la légende.

amir vahedi 3

Une table finale des WSOP, c'est comme ça que débute la légende...


Superstitieux ?
Pas tant que ça… Mais il m’arrive en effet de changer plusieurs fois de t-shirt ou de chapeau avant de jouer. Ou de garder plusieurs jours de suite les même chaussures. Au pire, je vais vider le contenu de mes poches et tout jeter quand je perds…

Qu’est ce que tu fais de l’argent que tu gagnes au jeu ? Plutôt cigale ou fourmi?
Plus on gagne, plus on dépense non ? J’ai été très dépensier mais je me suis calmé depuis. J’ai fait de nombreux investissements –casinos et autres business-, histoire de ne plus perdre aussi vite que je gagne… Et puis jouer au poker coûte très cher, malgré les sponsors. En tout, j’ai du dépenser plus d’un demi million de dollars en buy-in, hôtels, vols et restos.

La chose la plus chère que tu aies achetée grâce au poker ?
Je me suis offert une Mercedes S550 (120.000$) et j’ai acheté une maison, non, deux, pour que mon frère et moi habitions au même endroit.

Si tu n’avais pas été joueur ?
Je voulais être médecin ! C’est la raison pour laquelle je faisais mes études à Paris. Et puis mon frère m’a demandé de venir le rejoindre aux USA. Je pensais y continuer mes études mais c’était trop compliqué, j’ai donc changé de voie.

Tu te vois où dans cinq ans?
Au Kenya, à observer les étoiles dans la savane...?

Vingt ans?
A jouer avec mes petits-enfants… Que je n’ai pas encore d’ailleurs…

Une phrase pour finir ?
Pour vivre, il faut être prêt à perdre ("In order to live, you have to be willing to lose").




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Claire Renaut  





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