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Interview Psy - Luca Pagano

Interviews
Par Claire Renaut   
Vendredi, 30 Janvier 2009 01:00





Nombre de grands joueurs de poker semblent avoir des points communs autres que l’amour du jeu et de la gagne. Je voulais avec cette interview tenter de comprendre un peu mieux leurs personnalités, leurs modes de vie, leurs faiblesses et leurs envies.
Et donc leur poser des questions (toujours les mêmes pour tous les joueurs) sur autre chose que des points de vue techniques ou des conseils de stratégies…

Aujourd’hui sur le grill…

LUCA PAGANO


Luca Pagano est un jeune homme que l'on voit arriver de loin ; dégaine impeccable, lunettes miroirs, chemise amidonnée et gestuelle typiquement méditerranéenne. Origine italienne oblige, il est d’humeur super bavarde, avenante et sympathique. Il éteint son téléphone (greffé à sa paume droite) et c'est parti pour une demi-heure de confidences sous le soleil de Vegas avec un jeune homme beaucoup plus posé et sérieux que l'on pourrait l'imaginer.

luca_pagano_finale_monaco

Luca Pagano : les pieds sur terre et l'oeil sur les jetons...


Trois mots pour parler de Vegas?
Sec, drôle et sexy. C’est sympa pour une semaine ou deux mais pas au delà… Trop artificiel.

L’endroit où tu te sens le plus chez toi?
A Barcelone, dans mon appartement. J’ai vais dès que je le peux, j’adore cette ville. En plus, c’est un des rares endroits en Europe où  je peux encore m’allumer une cigarette au restaurant ou dans un bar.

La ville que tu préfères?
Mon cœur balance entre trois. Barcelone, Londres et Trévise, la ville où je suis né.

Ce qui te manque le plus quand tu es en voyage ?
De bien manger ! Parce que c’est vrai qu’en Italie, on a cette chance là. Et sinon, ma famille. Mais j’essaie de les faire voyager avec moi le plus possible. J’ai déjà emmené mon père et ma copine à Vegas. Et l’an prochain, ce sera au tour de ma mère !

Un vice dont tu aimerais te débarrasser ?
Je suis complètement accro aux gadgets informatiques. J’ai déjà dépensé des milliers de dollars pour des choses que je n’utilise pas forcément. Mais je ne peux pas m’en empêcher, dès que c’est nouveau, ça me plait !

Un vice que tu garderas le plus longtemps possible ?
En bon italien, je ne peux pas m’empêcher de regarder les jolies filles ; c’est plus fort que moi. En même temps, je ne fais que regarder, donc ma copine ne peut pas m’en vouloir (rires).

De quoi es-tu le plus fier ?
Du business que j’ai monté en Italie autour du poker. Avec Dario (ndlr : Minieri), je suis une des plus grandes figures du poker là bas et j’en suis très fier. Je me suis occupé d’organiser l’EPT de San Remo cette année et je suis très heureux que ça se soit bien passé. Je n’ai pas envie à 50 piges de n’avoir que le poker dans ma vie. De n’être que joueur. J’ai besoin de faire des choses plus intéressantes à côté.

Le moins fier ?
Je me prends parfois trop au sérieux quand je joue. Il ne faut pas oublier que ce n’est qu’un jeu. Et parfois, j’ai du mal à perdre et relativiser…

Une bonne résolution que tu n’as jamais réussi à tenir ?
Cà fait maintenant au moins trois ans que j’essaie d’aller à la gym tous les jours. Mais rien à faire, je n’y arrive pas ; je crois que je suis trop paresseux. (ndlr : il touche son ventre) Pourtant, il faudrait que je commence à sérieusement y penser (rires)

Tu ne pourrais pas vivre sans…?
Tout ce qui est internet, informatique et ordinateurs. Impossible.

Quelques adjectifs pour décrire ton jeu ?
Je suis solide, très sélectif dans mes mains et je joue serré. Je fais toujours attention à ne pas faire quelque chose que je pourrais regretter.

Et pour te décrire toi ?
J’aime être professionnel dans tout ce que j’entreprends. Et j’essaie au maximum d’être honnête avec les gens qui m’entourent. Mais bon, ce n’est pas tout le temps facile (rires)

Un endroit où tu n’es jamais allé et où tu rêves de te rendre ?
En Asie. Et plus précisément découvrir le Japon où je n’ai pas encore été.

Sportif ?
Je faisais beaucoup de sport avant de me mettre à jouer et de me lancer dans le poker business : du tennis, du foot ou du tennis. Et, tu ne vas pas me croire, mais il y a un an et demi, je faisais beaucoup de body-building. Bon, j’ai un peu perdu depuis (rires). Là, j’avoue que je ne fais quasiment plus de sport. Parfois une partie de foot entre potes mais pas plus…

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Luca fait encore de la muscu. Mais que du zygomatique gauche.


Ta plus longue session de poker on-line ?
20h. mais c’était il y a quelques années. Depuis, je joue beaucoup moins longtemps. En général une heure ou deux par jour mais c’est tout.

Live ?
Aux WSOP ou à Monte Carlo, cela m’est déjà arrivé de jouer 13 ou 14h par jour d’affilée. Mais c’est beaucoup trop ; après autant de temps passé aux tables, je n’arrive plus à jouer en étant concentré.

La plus longue période sans jouer ?
Tous les ans, j’essaie de me prendre 2 mois off, sans aucune carte devant moi. Ca ne m’est pas difficile du tout ; je ne ressens aucun manque. Ca me fait beaucoup de bien et ça permet de recharger les batteries.

Qui t’a appris à jouer ? Quand ?
Mon père, quand j’avais 19 ans. C’est avec lui que j’ai été pour la première fois dans un casino ! C’est vrai que j’ai eu la chance de naitre dans une famille de joueur. Ma mère, par exemple, fait des sit’n’go online tous les jours ! Tout comme mon frère qui est un gros joueur online… Entre le jeu et le business que l’on gère tous ensemble, on peut dire qu’on est vraiment une famille 24h/24 poker ! (rires)

Et à qui tu as appris à jouer ? Tu le fais encore ?
J’ai toujours aimé enseigner. Il faut dire que c’était mon premier métier puisque j’apprenais aux gens à se servir d’un ordinateur. Donc j’aime donner des conseils à mes amis et aux gens qui me le demandent. En plus, tous les mois, pendant un week-end, j’organise et interviens dans un boot camp  pour des leçons intensives de poker.

Tu joues avec tes potes ?
J’évite toujours de mélanger l’amitié et des histoires d’argent. Et puis tout le monde sait qu’il n’y a pas d’amis à une table de poker non ?

Qu’est ce que tes proches pensent du fait que tu sois joueur professionnel ?
Au début, évidemment, ils avaient peur pour moi, peur parce que ça reste du « gambling » dans la tête des gens. Ca ne faisait pas très sérieux comme métier. Mais maintenant que des gamins ont des posters de moi, que je passe à la télé et que les gens me reconnaissent dans la rue, tout va bien ! (rires) Les gens savent que j’ai un très beau train de vie ; voyages, palaces… Donc mes proches me soutiennent beaucoup. Ce qui est extrêmement important pour moi dans les moments difficiles -nombreux quand on choisit cette voie. Sans leur soutien, je n’y serais jamais arrivé.

Ton grand rêve poker ?
En tant que joueur, mon plus grand rêve est de gagner un titre prestigieux mais en tant que personne qui joue, je n’envisage pas l’avenir sans fonder une grande et belle famille.

Superstitieux ?
Je ne suis pas vraiment superstitieux mais je dois avouer qu’au cas où, il m’arrive très souvent d’avoir ma veste fétiche Ferrari sur le dossier de ma chaise (rires)

 

luca_pagano_monaco

La classe à l'italienne ; chemise ouverte, lunettes de marque et petit bijou autour du cou


Qu’est ce que tu fais de l’argent que tu gagnes au jeu ? Plutôt cigale ou fourmi ?
Une de mes plus grandes qualités de joueur est d’avoir toujours su gérer mon bankroll. Je n’ai jamais joué à des parties que je ne pouvais pas assumer de perdre. De même, quand je suis fatigué, je ne joue pas. Je fais donc très attention à ma façon de gérer mon argent en général ; j’investis beaucoup dans mes business ou je le place. Après, ça ne m’empêche pas de ma faire plaisir quand même (sourire)...

La chose la plus chère que tu aies acheté grâce au poker ?
Je me suis offert une sublime Audi Q7 pour plus de 100 000 euros. J’ai aussi offert beaucoup de bagages Vuitton à ceux que j’aime. Et puis il y a quelques jours, je me suis acheté un sublime stylo Mont Blanc, histoire de signer plein de gros contrats (rires). Je suis fier de pouvoir m’acheter tout ceci car j’ai beaucoup travaillé pour.

Si tu n’avais pas été joueur ?
J’étais ingénieur en informatique mais je n’ai pas eu le temps de finir mes études à cause du poker. J’aurais de toute façon été dans le business (par ex : dans les nouvelles technologies). Et je garde ça en tête parce que je ne compte pas être seulement joueur toute ma vie, j’ai aussi envie de faire des choses plus intéressantes.

Tu te vois où dans cinq ans ? Vingt ans ?
Je veux prendre ma retraire à 35 ans ! Je suivrais les business que j’ai monté de loin et je profiterais du temps que j’ai pour m’occuper de mes enfants, trois au minimum (rires).

Une phrase pour finir ?
« Nothing wild and the sky’s the limit ! » (« Rien qui ne fasse peur et le ciel pour seule limite »).

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