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Marc-André Grondin

Interviews
Par Mélanie Lemaire   
Mardi, 29 Septembre 2009 10:41


Marc-André Grondin, 25 ans, César du meilleur espoir masculin 2009 (Le premier jour du reste de ta vie) et rôle principal de C.R.A.Z.Y., partage sa vie, au gré de ses tournages, entre Paris et Montréal. Se débrouillant pour trouver ici et là des partenaires de jeu, passionnés comme lui de poker.

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MadeInPoker : Dans quelles circonstances as-tu commencé à jouer au poker ?

Marc-André Grondin : Je m’y suis mis assez tard finalement. J’avais des amis qui y jouaient mais ça me semblait vraiment compliqué. Il y a cinq ans environ, mon grand frère a pris le temps de m’expliquer. Dès que j’ai compris les règles, j’ai embarqué. La piqûre avait fait effet !

 

Joues-tu plutôt sur Internet ou en live ?

Au début, j’ai surtout joué sur Internet, puis j’ai rapidement organisé des tournois chaque week-end avec des amis. Quand je suis allé travailler en France, je me suis remis au poker en ligne parce que je ne connaissais personne là-bas. Mais peu à peu, j’ai rencontré des joueurs, comme par exemple Jérôme Cornuau [réalisateur des Brigades du Tigre, NDLR], et j’ai converti plusieurs personnes. Je joue surtout au Hold'em No Limit mais  aussi parfois à l’Omaha. Avec des amis, on organise des soirées pour faire découvrir aux autres les différentes variantes.

En France, j’ai pas mal d’amis qui vont régulièrement à l’Aviation Club de France. Je n’ai pas souvent le temps de les accompagner mais j’y ai quand même joué quelques fois. Je n’ai pas beaucoup aimé l’ambiance des tournois avec des gens, trop sérieux, qui ne parlaient pas, écoutaient leur musique. J’ai plus apprécié les tables de cash game où les joueurs étaient très détendus, discutaient entre eux...

 

L’ambiance autour d’une table est-elle importante pour toi ?

Oui, elle est essentielle. J’aime par dessus tout le côté social de ce jeu et je n’ai jamais autant de plaisir à jouer qu’avec des gens que je connais. Ça ne me dérange pas qu’un ami me prenne une partie de mes jetons ! Jouer avec des proches, c’est plus festif. Dans les gros tournois, je trouve parfois le temps long.

 

A part l'ambiance, quid des enjeux financiers ?

Je mise rarement de grosses sommes. Il ne m’est pas arrivé souvent de perdre plus de 50 $ au cours d’une partie, mais j’ai l’impression que jouer de l’argent amène un peu de sérieux. Ça constitue un enjeu, une motivation supplémentaire, même si ce n’est pas l’appât du gain qui me fait jouer au poker.

 

As-tu déjà joué à Las Vegas ? Aimerais-tu participer à de grands tournois ?

Non, je n’y suis jamais allé. Mais j’adorerais, autant pour jouer que pour voir le spectacle et regarder des grands joueurs en action, notamment pendant un grand événement de type WPT.

Sinon, j'aimerais bien participer au tournoi des célébrités de l’Aviation Club de France. Je le trouve intéressant parce qu’il y a souvent de très bons joueurs, des professionnels ou des personnes qui l’ont été. Des gros calibres, quoi. Et puis, c’est fun de pouvoir jouer sans risquer une grosse somme !

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Essaies-tu de progresser, lis-tu beaucoup de livres ou de magazines sur le sujet ?

J’achète plutôt des magazines, ceux que je trouve dans les aéroports. Je trouve intéressant de lire des histoires de tournois, de bad beats, des interviews de joueurs... C’est un sport où l’on apprend beaucoup en lisant. Même si le côté chance est indéniable, la technique est incontournable. Mais, comme partout, rien ne remplace la pratique avec des joueurs différents.

 

Quelle est ta principale faiblesse et ton principal point fort ?

En fait, ça dépend si j’ai joué beaucoup les semaines précédentes... Lorsque je n’ai pas joué depuis longtemps, je vais avoir tendance à entrer dans trop de coups. Si j’ai joué assez, je vais être beaucoup plus patient. Mais en général, je pense que je manque de couilles ! Il m’est difficile de risquer beaucoup de jetons sur un seul coup. Si je suis relancé, je vais souvent me coucher.

 

Penses-tu que ton métier d'acteur puisse être utile à une table ?

C’est une question que l’on me pose souvent mais je ne crois vraiment pas que ça m’aide. Il est plus facile de se cacher derrière un texte que derrière des cartes ! Moi, quand je suis à une table de poker, je ne joue pas un personnage, je suis moi-même. Je peux avoir le cœur qui bat très fort simplement parce que je relance une main.

Quels sont tes meilleurs et pires souvenirs au poker ?

Je me souviens d’une partie avec des amis à Paris. Mon frère était de passage. Il dominait largement la table. Je décide alors de faire un dernier rebuy, qui me donnait un dixième des jetons de mon frère, malgré les mises en garde des autres joueurs. En 45 minutes, j’ai pourtant réussi à remporter la partie en mangeant tous ses jetons !

Mon pire souvenir, je pense que c’était au casino de Montréal, encore avec mon frère. On s’inscrit à un tournoi à 50 dollars, qui se déroule sans croupier, sur des tables électroniques. Le jeu était tellement désagréable, les blinds augmentaient tellement vite... On est sortis au bout de 30 minutes, écœurés.

 

As-tu une main fétiche ?

K-7, dépareillés ou non ! Quand j’ai cette main, je n’ai pas d’autre choix que de la jouer. Ça date d’une fois où j’avais eu cette combinaison, je décide de la jouer et je touche trois rois au flop, puis 7 et 7 !


Quels sont les joueurs que tu admires le plus ?

Sans conteste, Daniel Negreanu. Il est toujours très agréable à la table, il n’arrête pas de parler, et, en même temps, fait des moves de fou... Je me souviens d’une partie de cash game où il est allé sept ou huit fois à tapis, perdant à chaque fois. Il s’agissait de très grosses sommes. Après son dernier rebuy, il s’est mis à jouer plus sérieusement... Et il est devenu largement chip leader.



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