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Les règles

Index de l'article
Les règles
L'ordre des mains
Les blinds et les antes
La donne (Distribution des cartes)
Les enchères
Généralités: Les règles de conduite
Poker : un peu de stratégie
Toutes les pages

But du jeu

 

Le poker est un jeu de combinaison aux règles simples mais qui exige expérience et psychologie.

Les ingrédients du poker sont :

  • Des joueurs réunis autour d'une table (maximum 10 joueurs)
  • Des jetons appartenant aux joueurs.
  • Un jeu de 52 cartes.

Armé de vos cartes, vous devez gagner les jetons de vos adversaires et protéger les vôtres. En pratique, il y a deux façons de gagner des jetons :

  • Obtenir avec 5 cartes des combinaisons plus fortes que vos adversaires.
  • Miser de manière à leur faire croire à un jeu supérieur (autrement dit : "bluffer")

"Vous devez gagner des jetons et protéger les vôtres."

La partie de poker est un enchaînement de coups indépendants pendant lesquels les joueurs se battent pour les jetons présents au milieu de la table : le pot.

Répartition des joueurs et sens du jeu à la table :

Le croupier se situe au milieu de la table de manière générale. Il est chargé de donner, collecter les blinds, distribuer les cartes et les pots. Il ne joue pas.

Le palet blanc "Dealer" matérialise le donneur parmi les joueurs. On l'appelle aussi le Bouton.

Le joueur qui a le palet Dealer est le donneur virtuel (réel dans les parties sans croupier…).


 

L’ordre des mains au Texas Hold'em

 

Une "main" de poker est toujours constituée de cinq cartes, ni plus, ni moins. La combinaison la plus forte empoche le pot.

Classement par ordre de force croissant :


HIGH CARD

La "hauteur" (high-card), autrement dit : rien... Si ce n'est une carte qui peut faire la différence si l'autre n'a rien non plus.

L'as est la carte la plus forte, suivie du Roi (King), de la Dame (Queen), du Valet (Jack), puis du 10 jusqu'au 2.

Exemple : bat


UNE PAIRE

La paire (pair), est la combinaison la plus simple, on garde deux cartes de même valeur. On regarde à l'occasion la valeur des autres cartes pour départager deux paires identiques (on regardera le kicker, qui départage deux paires).

Exemple : bat


DEUX PAIRES

On parle aussi de deux paires en précisant la valeur de la paire la plus haute qui départage les cas d'égalité (deux paires as-2 battent deux paires roi-10). La cinquième carte peut aussi être prise en compte si les deux paires sont les mêmes chez les deux joueurs.

Exemple : bat


LE BRELAN

Un brelan (three of a kind) est consitué de trois cartes de même valeur. La valeur des cartes du brelan en font sa force mais en cas d'égalité on regarde la force des deux autres cartes (kickers)

Exemple : bat


LA QUINTE

Une quinte (straight) est une suite de cinq cartes de valeurs connectées mais pas de la même couleur.
La quinte A 2 3 4 5 est la plus petite des quintes, on l'appelle aussi "la roue". Les autres quintes sont classées entre elles par la force de la carte la plus haute. A noter que l'as peut servir, dans le cas d'une quinte uniquement, de plus petite ou de plus forte carte.

Exemple : bat


LA COULEUR

Pour la couleur (flush), toutes les cartes doivent être d'une même couleur : pique, coeur, carreau ou trèfle. On classe les couleurs suivant la valeur de la carte la plus forte. On regarde ensuite la deuxième carte la plus forte jusqu'à la cinquième de la main.

Exemple : bat

 

LE FULL

Un full (full house) est composé d'un brelan et d'une paire. Les fulls sont classés entre eux par la valeur des cartes du brelan.

Exemple : bat


LE CARRE

Un carré (four of a kind) est obtenu avec quatre cartes de même valeur. La force des carrés est la même que celle des cartes unitaires, le carré d'as étant le plus fort et le carré de 2 le moins fort.

Exemple : bat


LA QUINTE FLUSH

Une quinte flush (straight flush) est une quinte de la même couleur. C'est bien entendu une main rarissime : si vous en avez une, surtout, ne la jetez pas !

Si la plus forte carte de la quinte est un as, on parle alors de Quinte Flush Royale, celle qui bat évidemment toutes les autres… et la meilleure main possible au Texas Hold'em

Exemple : si vous avez , vous pouvez misez votre chemise !



Les blinds et les antes

 

Avant de recevoir leurs cartes, les joueurs doivent placer des mises forcées devant eux. Deux systèmes sont possibles : les blinds et les antes. On peut utiliser l'un ou l'autre mais aussi les deux en même temps.

 

Les blinds sont placées par les deux joueurs situés à la gauche immédiate du donneur.

Le premier joueur à gauche du dealer place la petite blind (Small Blind : SB) et le second la grosse blind (Big Blind : BB). La petite blind vaut généralement la moitié de la BB (petite blind 50, grosse blind 100 ou petite blind 150, grosse blind 300). Ces mises sont vivantes ce qui veut dire que les joueurs sur les blinds auront droit de parole à leur tour. Ils pourront relancer même si les autres joueurs n'ont fait que suivre. La "position" des blinds est primordiale puisque, vous l’aurez compris, la BB est la dernière de parole et détient le luxe de voir tous ses adversaires rentrer dans la main, relancer ou se coucher avant elle…

 

Un ante est un montant placé dans le pot par tous les joueurs. Le montant est le même pour tous et les mises sont considérées comme mortes, le droit de parole commence par le joueur à la gauche du donneur et se termine par le donneur.

Remarque : Le système des antes vient compléter le système des blinds dans les rounds avancés d'un tournoi de poker. Il est rare d'utiliser seulement des antes.

Cas particuliers : Les blinds sont inversés dans les duels (heads-up), le donneur étant toujours de petite blind.



La donne (Distribution des cartes)

 

Les cartes sont distribuées soit par un croupier (qui ne joue pas) soit par un joueur.

Les 52 cartes sont présentes dans le jeu. Lorsque le paquet est neuf, le croupier étale le jeu suivant deux lignes en arc-en-ciel de manière à bien vérifier qu'il ne manque aucune carte.

Le bouton matérialise le donneur, il est indispensable pour bien visualiser où se situe le donneur lorsqu’un croupier agit en son nom. Le bouton tourne dans le sens des aiguilles d'une montre après chaque coup. Le joueur qui possède le bouton est le donneur "virtuel".

Comment mélanger les cartes ?

Au poker, le jeu est mélangé entre chaque coup, il y a plusieurs méthodes que l'on combine pour plus d'efficacité : effeuillage sur la table, trois mélanges, une coupe. En pratique, s'il n'y a pas de croupier, vous prendrez soin de faire couper le jeu par le joueur situé à votre droite et de mélanger les cartes en prenant bien soin de ne pas dévoiler la dernière carte du paquet.

La donne

Le donneur distribue les cartes une à une, dans le sens des aiguilles d'une montre, il commence par le joueur au small blind (le SB) et termine par le donneur (lui même s'il n'y a pas de croupier).
Le donneur brûle une carte - en la retirant du paquet et en la posant face contre table - avant de faire apparaître le flop, le turn (tournant) et la river (rivière), soit trois cartes. Il ne brûle rien avant de distribuer les cartes.

La fausse donne (misdeal)

Au cours de la distribution des cartes, si une carte est flashée (vue), le donneur continue la distribution et donnera à la fin une carte pour remplacer celle qui a été vue. Il n'y a donc pas fausse donne, la carte qui a été vue sera simplement la première carte brûlée.

Par contre, si un joueur n'a pas eu de cartes ou si plus d'une carte a été retournée, c'est une fausse donne. Les joueurs rendent leurs cartes, on mélange et on distribue à nouveau.



Les enchères

 

 

Qu'est-ce qu'une enchère ?

Une enchère est une mise, un pari que fait le joueur : on parle d'enchère car un joueur peut décider de "relancer" et donc de faire "monter les prix". Il utilise les jetons de son tapis pour placer une enchère et avancer une pile de jetons. Les enchères servent à attaquer les autres joueurs, à défendre votre main.

Lorsque vos enchères sont suivies (payées), le coup peut continuer jusqu'à l'abattage. Si elles ne le sont pas, vous gagnez d'office le coup sans avoir à dévoiler votre main.

L’enchère minimum est du montant de la BB. Après le placement des blinds, le donneur distribue les cartes.

L'action débute avec le joueur à la gauche de la Big Blind (SB et BB parleront en dernier), ce joueur est UTG ("Under the gun").

Le joueur UTG a les possibilités suivantes :
1. Egaliser la Big Blind (call)
2. Relancer la BB (raise)
3. Coucher sa main et rendre ses cartes (fold)

Les joueurs qui suivent ont ensuite les possibilités suivantes :
1. Egaliser la mise précédente, c'est à dire suivre (call)
2. Relancer ou sur-relancer s'il y a déjà eu une relance (raise, reraise)
3. Coucher leur main (fold), ils ne perdent rien.

La parole revient au joueur de SB. Il peut de la même manière :
1. Egaliser la mise précédente, c'est à dire suivre (call)
2. Relancer ou sur-relancer s'il y a déjà eu une relance (raise, reraise)
3. Coucher sa main (fold) mais abandonner la SB au pot.

Le dernier joueur à parler au premier tour d'enchères est le joueur de BB. Il va pouvoir :
1. Checker (s'il n'y a pas eu de relance), de cette façon il annonce qu'il ne veut pas relancer le coup.
2. Egaliser une relance éventuelle (call)
3. Relancer ou sur-relancer s'il y a déjà eu une relance (raise, reraise)
4. Coucher sa main (fold) s'il y a une relance (il abandonne la BB)

Le premier tour d'enchères est alors terminé. Dans les tours d'enchères suivants, le premier joueur à parler est situé à la gauche du donneur (SB).

Que se passe-t-il entre deux tours d'enchères ?

Une information supplémentaire est apportée au contexte du coup : une ou plusieurs cartes pouvant améliorer les chances des joueurs sont distribuées : le "turn" (4e carte et 1ère après le flop) puis la "river" (5e et dernière carte du tableau et seconde après le flop).

Remarque : Les joueurs placent les chips (jetons) devant eux (et pas dans le pot) et en une seule fois.
Les blindeurs parlent en dernier au premier tour de mise, cet avantage se perd dès le deuxième tour d'enchères. Le joueur de SB devient le premier à parler puisqu'il est à la gauche du donneur.

La régulation des enchères

On trouve trois systèmes de régulation relatifs aux styles de jeu : le No Limit, le Pot Limit et le Limit.

Régulation
Mise
minimale
Relance
maximale
No limit
Une BB
Votre tapis
Pot Limit
Une BB
Le montant du pot
Limit
Une mise standard
Une mise standard (1)

 

No Limit : les enchères sont sans limite, vous pouvez miser l'intégralité de vos jetons quand bon vous semble, même si le tableau n’est pas ou est partiellement abattu.

Pot Limit :
vous ne pouvez pas relancer d'une somme supérieure au montant du pot.

Limit :
vous ne pouvez miser qu'une somme fixée à l'avance. En pratique, il va souvent exister deux limites. Une limite basse pour les premiers tours d'enchères, une limite haute pour les derniers tours d'enchères.

(1) Si vous relancez, vous n'avez pas le choix dans le montant, vous rajoutez simplement une mise de plus. C'est pour cela  qu'on parle de "fixed" en anglais, les enchères sont fixées.

 

Qu'est-ce qu'une relance ?

Un joueur relance lorsqu'il mise plus du double de la dernière mise. Il ne peut pas miser moins et s'il est à tapis (all-in), les joueurs ne peuvent que s'aligner (ou abandonner) sans avoir le droit de relancer à nouveau.

Qui gagne le pot ?

C'est le croupier ou le donneur uniquement qui attribue les pots, il est le seul juge à la table. Les joueurs peuvent se contenter de montrer leurs cartes, le croupier calcule alors les combinaisons. S'il y a égalité entre deux joueurs, le pot est partagé en deux.

Qui doit montrer ses cartes ?

Le premier joueur qui doit retourner ses cartes est celui qui a misé ou relancé le dernier, suivi par chaque joueur dans le sens des aiguilles d'une montre. Ces joueurs ne sont pas obligés de dévoiler leur jeu, seulement s'ils veulent contester le pot. S'il n'y a pas eu de mise durant la dernière tournée d'enchères, le dévoilement débute par le premier joueur à la gauche du donneur suivi pour les autres joueurs dans le sens des aiguilles d'une montre.

Les pots parallèles

Lorsqu'un joueur n'a plus de jetons pour continuer, on dit qu'il est "all-in". Le coup se poursuit et les joueurs font un pot parallèle. A la fin du coup, on commence par attribuer les pots parallèles et on termine par le pot principal.

Le joueur all-in ne peut pas prétendre au pot parallèle auxquel il n'a pas contribué.

Il peut y avoir plusieurs pots parallèles. Dans la pratique, on constitue un pot intérieur (pot principal) et un ou plusieurs pots extérieurs (pots parallèles).

Cas particuliers sur le dévoilement en tournoi :

En tournoi, dès que deux joueurs sont à tapis : on retourne les jeux simultanément et avant que les dernières cartes soient données. Sauf s'il reste de l'argent entre deux joueurs.

En cash game, les joueurs gardent leurs cartes fermées jusqu'à l'abattage.




Généralités : les règles de conduite

 

Chaque joueur doit parler à son tour. C'est un avantage pour votre adversaire s'il sait que vous allez vous coucher avant votre droit de parole.

Chaque joueur doitt agir rapidement. En tournoi, un joueur peut demander au donneur d'activer un timer pour un autre joueur prenant trop de temps. Ce dernier aura alors une minute pour agir, ou sa main sera automatiquement couchée par le donneur.

On doit être en mesure de calculer la taille d'un tapis. Les jetons de chaque joueurs doivent à tout moment être clairement visibles aux autres.

Chaque joueur est responsable de ne pas montrer ses cartes aux autres joueurs. Il est clair qu'un adversaire ayant vu une ou plusieurs de vos cartes a un avantage énorme sur vous et sur tout le reste de la table.

Chaque joueur est responsable de protéger ses cartes. Si vos cartes entrent en contact avec d'autres cartes, votre main pourrait être déclarée morte, si vos cartes ne sont pas protégées. Aussi, le donneur pourrait jeter vos cartes par erreur. Généralement, les joueurs placent des jetons ou un petit objet fétiche sur leurs cartes pour les protéger. Si quelque chose est placé sur vos cartes et qu'elles entrent an contact avec d'autres cartes, elles ne seront pas déclarées mortes.

Chaque mise doit être placée directement devant le joueur et non dans le pot pendant un tour d'enchères. Cela évite les contestations et facilite le travail du croupier qui vérifie les mises.

Chaque joueur doit annoncer verbalement ses intentions. Cela évite les confusions et facilite le déroulement. Il se doit de miser en une seule fois et d'un unique mouvement. Les joueurs ne peuvent pas avancer plusieurs piles de jetons, en plusieurs fois sans rien annoncer.


 

Poker : un peu de stratégie

 

Le poker est un jeu de rencontre, c'est la leçon la plus importante que vous devez retirer de cette page. C'est un jeu facile d’accès mais très technique et qui fait appel à la psychologie et demande beaucoup de qualités.

Vous devez d'abord apprendre à être attentif, et pas seulement à votre jeu ; c'est-à-dire écouter et regarder les autres joueurs. En effet, nombreux sont les joueurs à parler "loose" (large) et à jouer "tight" (serré). Ne vous faites pas influencer par les jérémiades de joueurs qui n'attendent que la première occasion pour vous démonter. Jugez l'homme à ses actes plus qu'à ses paroles, vous en obtiendrez une image plus juste.

Vous devrez aussi apprendre à jouer "solide", il convient alors de bien en comprendre le sens : solide ne veut pas dire serré, c'est tout autre chose. Un joueur solide est un joueur qui sait identifier les situations de jeu qui méritent une très forte agressivité mais sait également jeter ses cartes au bon moment. Jouer solide est le fait de tous les joueurs au top niveau et n'est pas donné au premier venu.

Vous devez aussi comprendre la différence entre un joueur agressif et un joueur stupide. Le deuxième pourra s'entêter à vouloir vous faire jeter votre paire de dames servies... et çà, ce n'est pas de l'agressivité, c'est de la bêtise. Jouer solide vous évitera de rejoindre la caste des joueurs timides qui à la longue jètent leur argent par les fenêtres.

Croire à l'uniformité du jeu d'un joueur et lui coller une étiquette est une erreur que ne font pas les bons joueurs.

Vous devez aussi apprendre à vous isoler des paroles adverses lors de gros coups. Vous aurez toujours affaire à de beaux parleurs et ceux ci essayeront de vous déstabiliser, d'obtenir une information sur votre jeu par un flot incessant de paroles. Une bonne parade est de dire une petite maxime lorsque vous bluffez et de réitérer lorsque vous possédez un beau jeu.

Enfin vous devez vous convaincre qu'il existe quelque chose d'inconscient à une table de poker. Un peu comme quand vous chantez une chanson intérieurement avant de vous apercevoir que votre voisin chansonne la même. Le cerveau humain a des facultés fabuleuses et encore inexplorées : le feeling est une chose fondamentale dans votre réussite à la table.

Certains joueurs sont superstitieux. Cependant on peut vouloir éviter de se faire payer en billets de 100 euros ou plus simplement parce qu'ils sont peu répandus. On peut se donner aussi une ligne de conduite comme : ne pas manger de cacahuètes à la table et encore moins de boire de l'alcool...

En outre, il vous appartient de vous forger une réputation : de ne pas vous plaindre de vos pertes, de ne pas demander de prêt. Vous devez être compétitif ! Peu de joueurs se figurent l'intensité des combats qui peuvent avoir lieu à une table. Pas de doute possible : vous devez jouer pour gagner et traquer vos propres erreurs pour vous améliorer.

Du sang de crocodile doit couler dans vos veines et vous devez être un prédateur, jouer "loose" quand la table est "tight", et vice versa. Vous devez tirer partie de vos trends gagnants (gains à répétition) pour obtenir l'ascendant psychologique sur vos adversaires. De plus, il vous sera plus économique d'apprendre des erreurs adverses que des vôtres, donc : soyez vigilants !

Le poker est une science mais c'est surtout un art. Il ne suffit pas de savoir quand suivre, se coucher, faire parole ou relancer. Il faut aussi savoir le faire avec finesse. Vous ne pouvez pas ignorer les statistiques et vous devez comprendre les différences entre tel et tel poker : bref, vous devez étudier.

Si une couleur bat une suite, c'est simplement parce qu'elle est plus difficile à obtenir et donc mieux récompensée. Par contre nous savons qu'une paire de 4 arrive aussi souvent que la paire d'as au Texas hold'em, pourtant la paire d'as gagne. C'est ce qui justifie le fait qu'il vaut mieux entrer avec de grosses cartes dans un coup plutôt que des petites. Il y a donc bien inégalité des mains de départ et c'est pour cela que vous devez apprendre à sélectionner celles qui valent la peine d'être jouées.

Vous devez vous convaincre que le bluff demande stratégie et préparation. Un bluff raté peut vous coûter cher mais si vous ne bluffez jamais vous finirez sans grand succès. Vous devez aussi apprendre à gérer votre argent.

Ce qui doit vous pousser à quitter une partie doit être le mauvais jeu ou la fatigue : rien d'autre. Vous serez bien inspirés de jouer pour gagner des chips plutôt que pour de l'argent : c'est beaucoup plus facile ! En effet, un chip est un chip, seule la couleur change.

Le courage est la qualité des grands joueurs. Beaucoup baissent les bras après avoir perdu un gros coup, beaucoup considèrent à tort que l'argent investi dans le pot est encore le leur... mais là où vous aurez besoin de courage, c'est lorsque vous miserez pour votre côte implicite, c'est-à-dire non pas pour l'argent qu'il y a au pot, mais sur l'argent qu'il va y avoir en prenant en compte des éléments mathématiques et psychologiques. C'est très courageux de miser pour un gain que vous ne voyez pas encore !

Vous devrez aussi jouer quand vous avez le temps de rester à table et faire preuve de patience. La discipline personnelle, votre sens de l'action lorsque les autres joueurs dealent des pokers que vous n'aimez pas, vous aideront à gagner. Et dites vous bien que moins vous avez de mauvaises habitudes, moins il est risqué de rester à une table. Evitez de jouer si vous êtes perturbé par des éléments extérieurs (problèmes personnels...), apprenez à prendre des vacances quand vous n'en avez apparemment pas besoin. Ecoutez vos amis joueurs...

Vous devez faire suffisamment peur pour être respecté mais vous ne devez pas faire fuir les joueurs. Si vous avez la réputation du pigeon, c'est l'idéal.

Pour finir : soyez gentlemen, et jouez avec classe.


Le Poker de tournoi

 

Le poker prend toutes ses lettres de noblesse lorsqu'il est pratiqué en tournoi. C'est là que le jeu devient vraiment stratégique, intéressant, c'est là que les pertes sont plafonnées alors que les gains potentiels peuvent être très élevés et c'est enfin en jouant des tournois que vous aurez l'occasion de vous frotter à de fines lames qui d'habitude jouent à des tables plus chères que les vôtres.

Ainsi, une fois passée la période de recave, vous vous retrouverez sur un pied d'égalité avec des joueurs plus riches que vous et seuls vos talents seront en concurrence.

Le principe d'un tournoi est généralement le suivant : la ou les variantes jouées sont annoncées, les joueurs payent une cave d'entrée et reçoivent des jetons démonétisés, le tournoi commence par une période de "recave" (rebuy) pendant laquelle les joueurs peuvent reprendre une cave de départ pour le même droit d'entrée seulement lorsqu'ils sont décavés, les blinds augmentent de manière régulière en fonction du temps.

A la fin de cette période, les joueurs ont souvent la possibilité d'acheter une cave supplémentaire (add-on) quelque soit leur tapis : il arrive qu'ils puissent alors avoir deux caves pour le prix d'une à ce stade car les blinds ont augmenté (ce qui réduit la puissance de la cave de départ).

 

But du jeu : éliminer tous les joueurs

Une fois les add-on pris, commencent les éliminations directes et les shoots. Le tournoi se termine lorsqu'il ne reste plus qu'un joueur : le vainqueur. Les joueurs classés recoivent alors un prix en argent qui aura été annoncé à la fin de la période de recave.

La stratégie à appliquer en tournoi est très différente de celle que vous connaissez pour les cash game. Vous ne pouvez pas vous "refaire une santé" quand bon vous semble, et vous devez gérer différemment les cycles de chance. Certaines mains, que vous aviez l'habitude de jouer en cash game, devront être jetées sans regret en tournoi.

La part de chance est, à un certain stade, primordiale : vous ne pouvez pas créer une main qui n'existe pas. Votre seule arme est de pratiquer un jeu suffisament "solide" pour vous maintenir suffisament longtemps et avoir l'occasion d'être chanceux. Ainsi, vous devrez apprendre à jeter vos cartes et maîtriser le mode "survivor".

Il sera bon de savoir vous absenter d'un coup devenu trop dangereux pour vous. Pour autant, si l'on a vu des bluffeurs perdre des tournois, on a jamais vu des joueurs timorés en gagner ! Parfois il vous faudra jouer de manière très agressive et si vous voulez la victoire vous devrez prendre plus de risques qu'à l'accoutumée.

Les vainqueurs sont évidemment des joueurs qui auront touché les meilleures cartes au bon moment, mais ce sont surtout ceux qui ont su maximiser leurs gains sur leurs mains gagnantes et déjouer les pièges du bad beat par une lecture talentueuse du jeu adverse (il est ainsi arrivé à des champions de devoir abandonner une paire de rois ou de dames servie au Vegas... Lorsque le niveau de jeu s'élève vous devrez avoir une lecture précise de la puissance adverse).

 

 

 

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