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lundi 11 mai
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Bilan EPT : le poker européen en grande forme

Zooms
Par Cyril Fievet et David Poulenard   
Jeudi, 07 Mai 2009 10:38

Alors que la Grande Finale de Monaco vient de s'achever, on peut faire un bilan de la Saison 5 de l'European Poker Tour de 
PokerStars.com. Et le moins qu'on puisse dire est que ce bilan, très positif, est de bon augure pour l'avenir du poker européen.

 

Monaco : de la qualité... et une inquitéude

Après 11 étapes riches en émotions - et en euros -, la Saison 5 de l'European Poker Tour (EPT) s'est clôturée en beauté à Monaco, avec la victoire de Peter de Korver (lire notre synthèse ou revoir notre coverage live).

On retiendra de l'EPT Monaco 2009 la qualité exceptionnelle du niveau technique, qui a véritablement "bluffé" joueurs et observateurs. Si la structure, aujourd’hui dépassée, des tournois EPT classiques ne permettait pas de mettre en place un poker élaboré et dissuadait de nombreuses stars de se déplacer régulièrement sur le circuit, celle de Monaco, réellement "deep", offrant 30 000 jetons de départ et des niveaux progressifs a donné lieu un tournoi d’un niveau extraordinaire.

korver

Le duel final à Monaco (à gauche, Peter de Korver)

Nombre de joueurs expérimentés ont ainsi reconnu avoir joué le tournoi le plus difficile de leur carrière, certains pros avouant même (sous le couvert de l’anonymat) s’être parfois trouvés à des tables si relevées qu’ils avaient la désagréable sensation d’y être le "pigeon"...

L’Europe semble même être devenue le laboratoire des techniques de pointe en matière de poker : le "3-bet" est devenu une arme banale, le squeeze semble déjà obsolète, les facteurs "fear" ou "bulle" et la "fold equity" font partie de l’arsenal normal du premier jeune loup débarqué d’Internet…

Ne nous trompons pas, la présence en table finale de jeunes joueurs peu connus ne signifie pas que le niveau était faible, bien au contraire, mais que le niveau d’ensemble devient si élevé que les prétendants à la victoire finale sont de plus en plus nombreux. Dès le Day 2, la présence en finale d’un joueur comme Matthew Woodward, le runner-up, semblait une évidence tant le jeune homme pratiquait un poker proche de la perfection.

Les organisateurs de l’European Poker Tour ont compris que le succès de leur circuit méritait une structure digne de ce nom, John Duthie a confirmé dans la vidéo qui suit (ci-dessous) que d’importantes modifications allaient avoir lieu. En s’adaptant aux demandes des joueurs et au nouveau standard en matière de structure, l’EPT franchira un palier important pour rester un circuit incontournable du calendrier international.

Dans ce concert de satisfactions, une inquiétude demeure : d’importants problèmes ont semblé menacer la tenue de la "Grand Final" 2010 à Monaco. L’annulation à la dernière minute des épreuves de Pot Limit Omaha pour de sombres histoires de réglementation, des dissensions visibles entre la Société des Bains de Mer (partenaire de BetClic) et l’organisation des EPT, l’absence totale de buffet pour les joueurs ou pour la presse, l’absence de la moindre bouteille d’eau, les prix prohibitifs pratiqués par le casino et le peu d’égard dont ont bénéficié les joueurs sont autant de signes inquiétants pour le déroulement futur de la finale dans le cadre pourtant si prestigieux de Monte-Carlo. Si les responsabilités entre organisation et SBM restent floues, d’importantes améliorations et une meilleure coordination doivent être mise en place pour que l’épreuve reine puisse continuer de se tenir à Monaco. Le rocher, l’EPT, les organisateurs et surtout les joueurs auraient tout à perdre à délocaliser la grande finale ailleurs qu’en principauté.

Mon EPT ne connaît pas la crise

Toujours est-il que, alors qu'on aurait pu craindre que les effets de la crise financière, qui frappe durement plusieurs pays d'Europe, atténue le succès de L'European Poker Tour, c'est le contraire qui s'est produit.

Non seulement l'EPT a attiré plus de monde en 2009 qu'en 2008, mais cette saison a établi de nouveaux records.

L'étape des Bahamas (PokerStars Caribbean Adventure), traditionnellement la plus grosse, a ainsi accueilli 1 347 joueurs cette année (contre 1 136 l'année dernière), tandis que, pour le première fois, l'EPT San Remo dépassait le seuil des 1 000 joueurs (1 178). Seules deux étapes de la Saison 5 ont attiré moins de 500 joueurs : Varsovie et Copenhague (462 joueurs tout de même). Sans comparaison avec la saison précédente, pour laquelle la moitié des étapes plafonnaient à moins de 500 joueurs. Au total, près de 8 000 joueurs ont participé à l'EPT en 2009.

Bien évidemment, l'évolution des prize pools a suivi : cinq des 11 étapes de la saison étaient dotées d'un enjeu de plus de 4 millions d'euros et, au total, l'ensemble du circuit a généré cette année un prize pool de près de 55 millions d'euros.

Cette saison confirme donc pleinement le succès de cet événement majeur pour le poker européen, qui connaît une progression fulgurante depuis sa création il y a cinq ans :

bilan_ept_joueurs

bilan_ept_prize

 

De belles révélations

barbosaEn dehors des chiffres, l'EPT a aussi permis cette année de faire surgir de la masse des joueurs quelques talents hors pairs.

Vraie révélation de cette saison, le portugais Joao Barbosa (ci-contre) est bien parti pour une très belle carrière. Non content de sa victoire à l'EPT Varsovie cette année (empochant 462 000 euros), le jeune joueur de l'équipe Full Tilt a terminé dans les places payées pas moins de sept fois, sur onze étapes !

Côté poker féminin, les amateurs auront salué la performance de Sandra Naujoks (ci-dessous). Quelques semaines après avoir été sacrée "joueuse de 
l'année 2008" à Paris, la ravissante allemande remportait l'EPT Dortmund dans son propre pays, pouvant se targuer d'être la 2e femme 
à remporter une étape de l'EPT (après Vicky Coren en 2006). Sandra a confirmé son talent avec une excellente 36e place à Monaco, obtenue après avoir longtemps été parmi les chip leaders. Les joueurs allemands auront d'ailleurs marqué cette saison, remportant trois des onze étapes : outre Sandra Naujoks, Sebastien Ruthenberg était vainqueur à Barcelone et Moritz Kranich à Deauville
.

naujoks

 

clemencon

Contrairement à la saison précédente, aucun français n'a gagné une étape du Tour (en dehors de la victoire de Bertrand "ElkY" Grospellier lors du High Roller des Bahamas). On se souviendra malgré tout de la belle 3e place de Tristan Clémençon (ci-contre) à Deauville. Ayant 
manqué de peu le titre final, le (très) jeune français confirmera quelques mois plus tard, avec un 55e place à San Remo et une 85e place à Monaco (et, entre temps, une 2e place au Paris Open of Poker), qu'il fait désormais partie des tous meilleurs joueurs français.

La team Winamax a enregistré quelques bons résultats, avec la présence régulière de ses représentants en table finale : Davidi 
Kitai (3e à Barcelone), Antony Lellouche (8e à Londres), Arnaud Mattern (5e à Varsovie) et Ludovic Lacay (8e à Varsovie et 21e à Monaco en ayant longtemps fait figure de favori pour la victoire finale)...

 

Pour conclure, rendez-vous pour la saison 6 de l'EPT PokerStars.com (dont on sait qu'elle comportera au moins une étape inédite - Moscou) et, en attendant, laissons la parole à John Duthie, PDG de l'EPT :

 


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