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Chaque année c’est la même chose : je décide d’aller au Commerce à Los Angeles pour jouer le WPT et j’en reviens en me disant que c’est la dernière fois tant l’endroit me déplait. Il faut dire que le Casino, véritable temple du Kitch et de la déco moche, en plus d’être assez crade, est situé dans une banlieue moche à 30 minutes minimum de tout quartier/resto sympa de LA, et cela, si on a la chance d’échapper aux embouteillages qui entachent la ville à toute heure… Je sais, le tableau n’est pas très joli, mais franchement, si vous décidez d’y aller, sachez le c’est seulement pour jouer au poker, car les parties de cash et les tournois sont, en revanche, magnifiques…
Pour cette édition 2011 du WPT L.A , j’ai décroché la troisième place du tournoi de heads-up à 5 000$. Que je n’avais même pas prévu de jouer. Une place inattendue et une semi-surprise car le tête-à-tête en NLHE n’est à l’origine pas ma spécialité ; je joue très peu de tournois dans ce format et ne joue quasiment jamais en NLHE heads-up en cash game (mes terrains de jeux sont plutôt les parties de Mixed Games – comme le Omaha, Badugi et autres Deuce to Seven ).
 Pause détente et massage pendant les tournois (Crédit Photo : Caroline Darcourt)
Ce résultat et la façon dont se sont déroulés les tête-à-tête m’ont du coup donné confiance et envie d’en jouer plus. Il faut dire que je me suis vraiment senti à l’aise dans ce tournoi, de bout en bout, malgré la difficulté du field. J’ai commencé par remporter quatre matches de suite, contre John Racener (Runner-up du Main Event cette année), Justin Young, Sam Stein et un joueur californien avant de m’incliner après un match marathon contre Scott Seiver et de passer dans le "loser bracket".
En effet, ce tournoi se jouait en format double chance : pour être éliminé, il fallait perdre deux matches. Mais un joueur ayant perdu une fois peut toujours gagner le tournoi (à condition qu’il ne perde plus un seul match du "loser bracket"). Bref, le concept est un peu plus compliqué à organiser, mais le résultat est là : tous les joueurs étaient satisfaits de ce choix et de la structure du tournoi, plutôt deep – ce qui reste très rare en format heads-up.
Une fois dans le "loser bracket", et n’ayant donc plus le droit à l’erreur, me voilà à nouveau face à John Racener qui aura gagné tous ses matches de "rattrapage" jusqu’alors. Je le bats à nouveau et j’ai à peine le temps de lever la tête que je vois Justin Young s’asseoir lui aussi à nouveau devant moi. La situation est plutôt drôle et agréable : après la 1ère victoire, je me sais avoir un net avantage psychologique sur eux .
Au bout de deux heures, je bats aussi à nouveau Justin Young, qui s’avère aussi bon joueur que personnage sympathique à la table et me retrouve en demi-finale contre Nicholas Rampone, un joueur qui vient juste de perdre son premier match contre Scott Seiver. J’avais jusque là fait un parcours sans faute, pratiquant un poker solide, en mode "tueur" et c’est contre ce joueur, pourtant beaucoup moins experimenté que les autres que je vais m’incliner, par manque de patience, fatigué et une envie d’en finir trop vite.
En gros, j’ai bluffé un pot énorme à tapis au turn quasiment drawing dead : pas top comme config'. C’est donc raté pour moi ; j’ai craqué et voulu pousser les choses trop vite. Le tête-à-tête est une discipline à part qui nécessitent beaucoup de self-control et de force face à l’adversaire : une faiblesse conduit très vite à finir dans le caniveau des perdants. Et c’est exactement où j’ai terminé, à une honorable 3e place, certes, mais en pestant et rageant contre moi-même et mon impatience et me promettant que ça ne se reproduirait plus.
De retour à Las Vegas, je n’ai pas manqué de noyer mes regrets. En effet, un tout nouveau casino venait juste d’ouvrir ses portes sur le Strip : le Cosmopolitan, avec son lot de nouveaux (délicieux) restos, nouvelle boite et nouveaux bars. Bref, un endroit parfait pour profiter de l’agitation de cette ville. Je le conseille à tous ceux qui vont voyager sur Las Vegas prochainement ! Quelques jours festifs donc, avant de reprendre l’avion pour l’Europe, les émissions TV et ce qui serait ma prochaine étape : la Team Poker Cup à Paris (cliquez ici pour voir une vidéo de la Team Everest).
 Le Cosmo est un nouveau casino à l'image de la ville : fun, luxueux et démesuré !
Le Gaillon accueillait en effet les représentants de toutes les rooms françaises pour une compétition sympathique et sans stress. Il avait été décidé que Valentin et moi représenterions Everest, épaulés d’un qualifié, Rodolphe, le tout dans la bonne humeur. Il faut dire que même s’il y avait un prizepool pas désagréable à la gagne (on gagnait un prix individuel en fonction de sa place dans son sit’n’go ainsi qu’un prix collectif par équipe en fonction des points accumulés), l’ambiance était plutôt à la fête, au champagne et aux blablas entre nous.
Je vais finir par sauter au bout de quelques heures, sur une main avec une petit côté de déjà vu : Vanessa Hellebuyck relance en début de parole à 600 (blinds 100/200, 25), je 3-bet à 1 350 de BB avec AK, me laissant environ 3000 derrière, et elle m’envoie tapis en me couvrant. Je paie, évidemment, pour voir… une paire de 2 ! La même, quasiment, qu’au Main de Deauville ! Mais qu’est-ce qu’ils ont avec cette paire pourrie de 2 !?!? Bref, au moment où elle abat ses cartes je sais que j’ai perdu le flip et je suis out.
Le lendemain matin, bougeotte oblige, je décide de partir à la montagne ; un ami m’ayant prêté son chalet à Courchevel. Je n’ai donc pas hésité longtemps avant d’accepter ce qui aura été une semaine merveilleuse entre amis sous le soleil des Trois Vallées et sous le signe du sport (et du fromage fondu).
 Un paysage de rêve pour une semaine tout aussi belle !
Je n’ai donc aucune excuse pour ne pas revenir en pleine forme début avril pour l’EPT de Berlin, un tournoi auquel je n’ai jamais encore participé mais que j’ai hâte de tester ! De même, j’en profite pour terminer en vous parlant du tournoi "The One" qui aura lieu à Monte Carlo, du 21 au 24 avril, un Main Event prestigieux avec 1 million d’euros garanti et aussi un Pot Limit Omaha et un très, très beau High Roller, bref un événement qu’il ne faudra rater sous aucun prétexte ! Alors good luck !
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Gl pour l'EPT berlin...