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L'exercice traditionnel des voeux s'avère sensiblement plus délicat à l'orée de cette nouvelle année. Car souhaiter des choses positives pour 2012 ne pourra se faire sans une étude aprofondie des événements forts qui ont marqué l'année écoulée et qui conditionneront l'avenir du poker pour la période à venir.
Il est encore tôt pour savoir si 2011 restera dans la mémoire collective comme une annus horribilis ou tout simplement comme une année charnière, signant la fin d'une croissance exponentielle et l'entrée du poker dans un monde adulte, structuré et stabilisé.

Annus Horribilis ?
Avec le black friday comme traumatisme principal, la crise économique comme triste décor, les lois de régulation apportant leur cortège de contraintes comme encadrement, les douze derniers mois auront vu la fin d'un âge d'or. Mais est-ce pourtant la fin d'une période faste pour le poker et son industrie ?
Malgré tout, le poker reste un véritable phénomène de société. Des millions de joueurs continuent de s'adonner à sa pratique, les médias se passionnent pour son actualité et les principaux tournois du circuit continuent d'attirer les joueurs par charters entiers.
Le black friday a constitué un vériitable séisme dans l'univers du roi des jeux, dont la croissance s'apparentait jusqu'alors à un long fleuve tranquille. Et pourtant un peu plus de six mois après ce cataclysme qui semblait devoir engendrer une crise majeure avec la disparition de Full Tilt, l'implication de PokerStars, de terribles inquiétudes sur la fréquentation des WSOP ou encore la fermeture du marché américain (de loin le plus important de la planète), le monde du poker se porte bien, merci pour lui...
 Les nerfs des joueurs de Full Tilt ont été mis à rude épreuve...
Certes tout n'est pas rose. Certains pays, l'Espagne notamment, subissent de plein fouet une crise économique et financière d'une violence extrême et les affluences des tournois s'en ressentent. Des dizaines de milliers de joueurs ont toujours leur argent bloqué sur Full Tilt même si l'arrivée surprise du Groupe Tapie en chevalier blanc laisse augurer une issue heureuse. En France -mais aussi dans plusieurs pays ayant opté pour une légalisation sous conditions du poker en ligne- une fiscalité lourde menace l'existence d'un certain nombre d'opérateurs alors que dans le même temps les casinotiers en dur doivent faire face à une conjoncture difficile. Sans parler des différents scandales survenus ces derniers mois qui rappellent que le poker n'est pas à l'abri des manipulations, tricheries et autres escroqueries qui existent dans tous les secteurs d'activités générant de l'argent.
Ou Avenir lumineux ?
Un phénomène de mode n'aurait pas survécu à un tel enchaînement de difficultés, mais le poker continue de surfer sur l'engouement qu'il provoque chez des millions de passionnés. Au contraire, il semblerait que selon le viel adage disant que ce qui ne tue pas rend plus fort, nous ayons surmonté ces difficultés.
 La lumière au bout du couloir...
Le poker se structure et se développe dans de nouveaux pays ; à l'instar de ce qui se passe dans l'économie globalisée de la planète la croissance est partiellement assurée par la Chine et l'Asie du Sud-Est. Une loi de régulation devrait intervenir au cours du premier semestre aux Etats-Unis suivie par d'autres dans plusieurs pays. Des tournois toujours plus excitants sont programmés, susceptibles de doper les audiences et offrir de nouvelles lettres de noblesse au poker, même s'ils seront réservés à une petite élite, avec en point d'orgue le tournoi à 1 million de dollars imaginé par Guy Laliberté, alors que dans le même temps des compétitions à tarifs de plus en plus accessibles se multiplient sur tous les continents permettant aux passionnés mais aussi aux professionnels de s'adonner à leur passion sans sacrifices financiers.
Bref, malgré les sérieux ennuis rencontrés en 2011, l'univers du poker continue de se développer. On peut raisonnablement penser que l'inévitable crise de croissance qui le guettait est terminée et que l'univers de celui-ci est maintenant suffisament fort et structuré pour pouvoir exister dans un environnement englobant les contraintes juridiques, économiques et sociétales inéherentes à toute industrie.
 Il était tant que l'année se termine !
On peut imaginer et souhaiter pour 2012, une année sous le signe de la tranquilité, dénuée de scandales et de crises majeures, qui voit le poker s'inscrire sereinement dans la société. Si la période de croissance faste des années précédentes est terminée et que les records de fréquentation en tous genres seront de plus en plus rarement battus, l'avenir du poker semble cependant rester positif et 2012 ne devrait pas être la fin du monde !
Et pour 2012, l'équipe de MadeInPoker souhaite à tous ses lecteurs une excellente année et des milliers de flops favorables...
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