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Comme dans de nombreux domaines, en particulier aux Etats-Unis, la justice s'invite de plus en plus souvent dans le poker. Si l'intrusion de celle-ci dans l'affaire Full Tilt n'est pas récente, les problèmes juridiques surviennent ailleurs, comme en témoigne le procès entre Bill Murphy et Phil Galfond, les anciens associés de Bluefire poker.
Peu connu en France, ce site spécialisé dans le coaching était un véritable succès dans les pays anglo-saxons, en partie grâce aux vidéos de coaching de Phil Galfond.
Créé en 2008, Bluefire poker enregistre un démarrage fulgurant. Pour preuve les revenus encaissés par Galfond qui possède un tiers des parts de la société s'élèvent à 179 324$ en 2009 et 238 977$ en 2010 - des chiffres considérables pour un site Internet dédié au poker. Les vidéos du joueur de high stake sont une réussite et Murphy fait un travail remarquable dans l'ombre.
Pour des raisons obscures, Phil Galfond met un terme à la collaboration fin 2011, suite à quoi Murphy suspend les paiements à son associé (Galfond laisse entendre que l'ordre des choses est inverse).
Un an plus tard - et seulement quatre ans après le début de la success story - Phil Galfond décide d'intenter un procès à son ancien associé pour non-rétribution de son activité en 2011 et non-communication des documents financiers et comptables de la société.
 Phil Galfond et BlueFire Poker : de l'histoire ancienne
Bill Murphy a immédiatement réagi sur BlueFire Poker en révélant qu'à partir de 2011 la production de Galfond avait fortement décliné, que celui-ci lui avait dit avoir de plus en plus de mal à réaliser les vidéos et qu'il envisageait de se consacrer à d'autres activités avant d'annoncer la fin de leur collaboration sans même l'avertir.
En conclusion, Murphy a ensuite affirmé avoir payé ou offert de payer de manière officielle l'intégralité des sommes dues à Phil Galfond.
Quelles que soient les faits et l'issue d'un éventuel procès, les gagnants risquent d'ores et déjà d'être les avocats des deux parties...
Autre procèdure aux conséquences et révélations quotidiennes : l'affaire Full Tilt !
Howard Lederer a continué tout au long des interviews diffusées sur Internet à affirmer qu'il n'était globalement au courant de rien, que seul Ray Bitar était responsable et que lorsque lui et Chris Ferguson avaient tenté de trouver une solution il était déjà trop tard...
On pensera ce qu'on veut de sa défense, mais reconnaissons à Lederer le mérite de ne pas incriminer son ami Ferguson. En ces temps troublés c'est déjà méritoire...
Tom Dwan a lui aussi communiqué sur l'affaire et sur les récentes déclarations des différents joueurs-associés de la compagnie. Des interventions multiples réalisées par le biais de twitter, finalement assez confuses et imprécises, qui indiquent que durrrr fait confiance à Lederer et Bloch. Il déclare aussi qu'il n'aurait certainement pas fait mieux (que les principaux dirigeants, NDLR), tout en précisant que Full Tilt n'aurait jamais dû accepter les dépôts après le 15 avril
Bref, le poker connait les joies des dérives procéduriaires américaines...
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