|
À Las Vegas être joueur de poker ne veut pas simplement dire aimer jouer aux cartes. Non ! Là-bas être joueur de poker signifie appartenir à une civilisation aux moeurs bien étranges... Je décide d’étudier de plus près ces drôles de spécimens que sont les poker players. Je m’aventure donc dans leur temple : le Conference Center du Rio, là où se déroulent les WSOP, qui semble être leur lieu de pèlerinage annuel.

- Ils ont le look coco !
À première vue des hommes ordinaires de tout âge, de toutes origines et de toutes corpulences. Mais certains d’entre eux arborent des accoutrements moins communs : des chapeaux de cowboy, des cheveux teints en rose fluo, des bonnets de "fou du village", une cape de super héros, une femme panthère... L’excentricité ferait-elle partie des coutumes des poker players ? Un hommage à un éventuel saint du patron du poker ? Qui sait ? Jésus planquait peut-être deux as sous sa toge....
- Quesaco ?
Je m’approche davantage d’un groupe de poker players français, afin de mieux les étudier. Et là, quelle surprise : ils ne parlent pas notre langue ! Je pensais entendre du français ou de l’anglais mais non ! Ils parlent le poker ! Ci-dessous je vous retranscris une conversation entre deux poker players.
- Faut que je te raconte un coup bizarre que j’ai eu. Je pense que le mec a vu mes cartes. Je suis de grande blind, j’ai une bonne image à table, on est à 135 left, je suis déjà ITM. UTG +1, joueur aggro, relance à 8500, je défends avec 4 et 5 de pique. Je check blind le flop. Il C-bet à 4500 sur un flop 2, 6, 8 rainbow. Je le 3-bet à 11 500, il me flat call. Turn un as. Je check call sa relance à 22 000. Et je shov à la river 86 000 sur la doublante du 8. Il tank longuement. Et me call avec queen high... - Ouais c’est bizarre... Soit c’est un génie, soit il a vu tes cartes.
Ne parlant pas le poker voici ce que j’ai compris de cette conversation :
- Faut que je te raconte un coup bizarre que j’ai eu. Je pense que le mec a vu mes cartes. Je suis de grande schtroumpfs, j’ai une bonne image à table, on est à 135 restants, je suis déjà schtroumpfs. Schtroumpfs +1, joueur agriculteur, relance à 8500, je défends avec 4 et 5 de pique. Je schtroumpfs le schtroumpfs. Il schtroumpfs à 4500 sur un schtroumpfs 2, 6, 8 arc-en-ciel. Je le 3 schtroumpfs à 11 500, il m’appelle platement. Schtroumpfs un as. Je schtroumpfs sa relance à 22 000. Et je schtroumpfs à la rivière 86 000 sur la doublante du 8. Il schtroumpfs longuement. Et me schtroumpfs avec reine haute... - Ouais c’est bizarre... Soit c’est un génie soit il a vu tes cartes.
Je vais devoir prendre des cours du soir moi...

- Pères indignes !
Pendant mon investigation, j’ai aussi découvert que dans le monde du poker tous les joueurs, même les plus jeunes, étaient pères de famille. Et de famille TRES nombreuses qui plus est ! Je ne compte pas le nombre de fois où j’ai entendu des joueurs parler nonchalamment de leur famille : j’avais 23 bébés disait l’un, moi j’en avais 30 disait l’autre comme si de rien n’était ! Qu’ils engrossent des dizaines de femmes est une chose (clairement une seule femme n’a pas pu enfanter tant de bébés), mais qu’ils n’assument pas leurs responsabilités là je dis non ! J’avais 23 bébés. Et non pas j’ai 23 bébés. Passé ! Alors qu’a-t-il fait de ces bébés !?
Vous l’aurez voulu, messieurs les poker players : je vous envoie la DASS !
Fiona Leibgorin
 |
Désolé d'être un peu violent (et peut-être que mon commentaire sera coupé) mais cette série d'articles est tellement en-dessous de la qualité habituelle de MIP...