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L'affluence
Nombreux étaient les observateurs à redouter un net recul par rapport aux années précédentes. Si on assiste en effet à une fréquentation globalement en légère baisse, les affluences générales sont rassurantes et montrent que les WSOP restent populaires alors que la tendance dans le reste du monde est souvent à une baisse marquée.
On a même vu certains events connaître une augmentation significative, comme celui réservé aux seniors qui a enregistré 4 128 inscrits contre 3 752 l'année précedente. Les tournois de Omaha ou ceux en Six-handed, voire en Four-handed, semblent eux aussi séduire de nombreux joueurs.
Parallèlement certaines disciplines plus "compliquées" à buy-in élevé enregistrent une baisse inquiètante ; le 10 000$ HORSE accueillait 239 participants en 2011 contre seulement 178 cette année.
 Des joueurs à perte de vue, on est au Rio !
Difficile de tirer des conclusions des chiffres constatés dans les tournois de NLHE à petits buy-is (1 000 et 1 500$) qui enregistrent entre 2 000 et 3 000 participants alors que le premier 1 000$ organisé en 2011 totalisait 4 178 joueurs. Il y a recul mais il y a plus d'events de ce style cette année et il est donc assez logique que les joueurs soient amenés à choisir entre tel ou tel.
En conclusion, on assiste à un recul prévisible mais contenu. Malgré les conséquences toujours d'actualité du black friday, la crise économique, les restrictions imposées par les lois de régulation et des chiffres records les années précédentes, le poker et les WSOP se portent plutôt bien !
La mainmise des professionnels
Bien sur quelques events sont revenus à des amateurs, ou tout au moins de solides semi-professionnels, mais la moisson récoltée par les têtes de série est impressionnante : Leif Force, Cory Zeidman, Aubin Cazals, Andy Bloch, John Monnette, Brian Hastings, Brandon Schaefer, Adam Frideman, Matt Matros, Andy Frankenberger, Simon Charette, Joe Cassidy, Ylon Schwartz, Carter Phillips et Sa Majesté Phil Hellmuth !
 Tous les ans, en juin Phil Hellmuth renait...
Plusieurs raison à une telle domination se dégagent :
Le nombre de professionnels augmente de manière croissante au fil des ans. Une explication mathématique en quelque sorte...
La quête du bracelet revêt une telle importance que de nombreux cadors multiplent les events, n'hésitant pas à "multitabler" (Phil Ivey, Daniel Negreanu, Phil Hellmuth notamment) ou tout au moins à enchaîner les tournois (Jason Mercier, ElkY, etc.). Difficile pour les amateurs qui n'ont qu'un ou deux events au programme de rivaliser !
Le niveau de jeu atteint par les meilleurs est impressionnant. Basé sur une agressivité permanente, il ne laisse que peu d'espoir, même pour des amateurs de talent.
Les Américains trustent les victoires
Un bilan sans appel : sur 32 events, 25 sont revenus à des Américains, trois à des Canadiens et quatre au reste du monde ! Bien sur les natifs du pays sont plus nombreux et de nombreux pros européens ne sont pas arrivés, mais ce n'est plus une domination, il s'agit d'une totale suprématie !
Est-ce l'impossibilité de jouer sur Internet qui a exacerbé leur motivation et leur capacité à briller en live ou plus simplement que le poker est un sport national que l'on pratique en famille, au collège, au lycée ?
 On est en famille et on rigole...
Le fait que les WSOP soient le théatre de variantes peu jouées en dehors des Etats-Unis expliquent aussi de tels résultats, mais le poker a été inventé en Amérique et cette année plus encore que les autres ça se voit...
Les Français tirent leur épingle du jeu
Par rapport à 2011 et les quatre bracelets (record absolu qui sera difficile à battre), on pourrait faire la fine bouche ! Mais la performance d'ensemble de l'équipe tricolore est d'ores et déjà satisfaisante, en partie grâce à Aubin Cazals qui s'est imposé dans l'event 6.
 Elky, Boujenah, Lellouche : championnats de france ? Non WSOP !
A cela s'ajoutent les tables finales de Hugo Lemaire, Fabrice Soulier, Damien Lhommeau, Manuel Bevand, Jean-Louis Santoni, Bertrand Grospellier et de nombreuses places payées.
Au classement des nations, derrière les intouchables Etats-Unis et Canada, la France occupe la troisième place. Une performance satisfaisante, d'autant plus que de nombreux excellents joueurs français ne sont pas encore à Vegas !
Les femmes se défendent bien
Avec le bracelet d'Allyn Jaffrey Shulman (un prénom et nom prédestinés, il s'agit de la femme de Barry et mère de Jeff, accessoirement journaliste à Card Player) obtenu dans le tournoi ayant comptabilisé le plus d'inscrits -le 1 000$ Senior-, les femmes ont prouvé qu'elles défendaient chèrement leur honneur et n'avaient pas grand chose à envier aux hommes.
 Allyn Shulman
Les finales signées par Patricia Baker, Vanessa Selbst (deux fois), Annette Obrestad, Xuan Liu, Caroline Hermesh, Amanda Musumeci et Carolyn Tulloch suffisent à prouver le talent de ces dames.
Des résultats significatifs alors que les femmes sont infiniment moins nombreuses au départ des épreuves.
Il ne manque plus qu'un résultat de nos joueuses nationales pour que tout soit parfait !
En résumé, une organisation irréprochable, des joueurs toujours nombreux, des stars au rendez-vous, des Français qui brillent et de jolies filles. Les WSOP restent les WSOP...
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