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Poker : le piège des drogues


Dossiers
Par Claire Renaut   
Lundi, 07 Décembre 2009 16:12
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Nous avons tous déjà entendu cette phrase : si certains clament que le poker devrait être considéré comme un sport, à quand les tests anti-dopages avant de grands tournois ? Sauf que si ces tests étaient mis en place, il ne faudrait pas interdire l’accès aux plus drogués. Non. Au contraire, ces joueurs sous l’emprise de substances licites ou illicites devraient être accueillis à bras ouverts, comme on accueille des jetons gratuits à table.

En effet, quoi de plus réjouissant que d’avoir un joueur raide en face de soi ? Alcool, speed, amphet’, cocaïne ou cannabis, tous ces produits considérés comme des stimulants ne peuvent pas à long terme avoir un impact positif sur la façon de jouer. Nous sommes nombreux à déjà avoir joué ivres, provoquant des accidents cruels et beuglant de joie en voyant une jolie couleur backdoor nous aider à gagner le pot. Mais sur la longueur, jouer sans être sobre peut s’avérer être un désastre total.

Le poker requiert une hygiène de vie permettant d’avoir une vision claire des joueurs et des coups à la table. Une lucidité et un calme total, afin de pouvoir absorber les mauvais coups et se concentrer quand viennent les maux de tête façon "hero call ou pas ?".

S'il est difficile, voire impossible de dresser un état des lieux précis du niveau de consommation de drogues qualifiées de "dures" (il est rare de voir un joueur se vanter de sa consommation régulière de cocaïne), l'alcool, la cigarette ou encore la cafeïne sont omniprésents dans les poker rooms. Faisons donc un tour du côté des effets que peuvent avoir les drogues en général, et ce, sous leurs formes les plus diverses.

ALCOOL

L’alcool est probablement le stimulant le plus employé aux tables. Son côté désinhibiteur enlève la peur, permet de faire des moves plus courageux et de parfois donner l’impression de marcher sur la table. Manu nous raconte : "C’est fou mais quand je joue bourré, je rase tout le monde. Je fais n’importe quoi et je touche tout le temps ou alors j’envoie mon tapis en plein bluff et les autres passent. Ca doit être du au fait que je fais ça sans avoir peur." Sauf qu’un bon joueur en face attendra patiemment, vous cèdera quelques petits coups avant de vous en prendre un beaucoup plus gros. Et puis relancer avec 7/3o UTG c’est rigolo quand on touche 4 5 6 mais le rush n’est pas éternel. Et c’est sans compter les effets secondaires. Un joueur pro raconte : "Je me souviens avoir passé une nuit à jouer à la table d’un mec complètement ivre à Vegas. Il avait décidé de systématiquement nous dire une des cartes qu’il avait en main. Et il ne mentait jamais ! Nous avons tous beaucoup ri, lui aussi, et au final, nous lui avons pris une fortune. A chaque fois qu’il perdait son tapis, il offrait une tournée : nous étions donc nombreux à prendre une bière sifflée doucement tandis que lui s’enchainait les bourbons on the rocks. Je n’aurais pas voulu être lui au réveil."

whisky
L'acool c'est bien : au moins, quand vous regardez votre tapis, vous avez l'impression qu'il a doublé !

CIGARETTE

Dans la famille drogue dure mais en vente libre, la cigarette est elle aussi omniprésente dans le poker. Un bad beat ? Hop, une clope. Pour se calmer, le monoxyde de carbone semble offrir un effet "détente" radical. Sauf que la nicotine accélère le rythme cardiaque dans un deuxième temps. Vous avez donc l’impression d’être plus calme mais votre coeur bat plus vite. De même, votre pression artérielle est plus forte. Tous ces effets permettent une augmentation de la concentration, de la vigilance et de la mise en action en vue d'un effort bref et intense. Sauf que le poker est tout sauf un effort bref et intense. Et que la cigarette augmente la nervosité et l’irritabilité au top. Surtout quand les breaks sont toutes les deux heures : un fumeur est plus tendu, plus nerveux et donc, plus vulnérable.

Parenthèse détestable supplémentaire, un effet méconnu de la cigarette est la masculinisation du sujet. En effet, les chercheurs ont découvert que la nicotine possède un effet anti-oestrogènes. En clair, elle masculinise les consommateurs (-trices) comme dans les publicités Marlboro en diminuant la production d'hormones femelles et en amplifiant la production d'hormones mâles par différents processus chimiques. Un peu flippant, non ? Alors Mesdames, jetez votre paquet à la poubelle. Après tout, vous n'avez pas besoin de vous faire pousser la moustache pour vous faire respecter à la table, si ?


CAFEINE

Une drogue qui se finit en "-ine" et dont on sous-estime l’impact est l’expresso. Ca vous fait rire ? Et bien pourtant, vous devriez faire attention à la quantité de caféïne que vous ingurgitez chaque jour. Car si un petit jus est utile à faire ouvrir les paupières, trois ou quatre bien corsés feront exploser votre tension, vous rendant à fleur de peau. Le tout avec une agressivité violente, une nervosité inconfortable et, pire encore, une possibilité plus grande de perde votre self-control. A traduire par une propension plus haute à tilter, surtout en cas d’ego titillé. Enchainer les cafés conduit à augmenter de façon significative le rythme cardiaque et la volonté d’agir ou d’agresser. Ce qui n’est pas forcément toujours une bonne idée… Eric témoigne : "Je jouais un EPT pour la première fois de ma vie et j'étais tendu comme un slip. Je n'avais pas dormi la veille et du coup, je m'étais enchainé trois expressos en deux heures. Un joueur qui runnait extraordinairement good m'a rendu fou, j'en ai presque perdu la raison, j'avais les machoires serrées et, alors qu'il venait de me faire un coup à la limite du slowroll, j'ai cru que j'allais le tuer sur place. Vraiment. J'ai commencé à crier et j'ai donné un énorme coup de poing sur la table, j'étais au bord de la crise de nerf. C'est seulement quinze minutes plus tard, quand je suis revenu m'asseoir l'air piteux que j'ai compris qu'il y avait probablement un lien entre mes expressos très serrés et cette bouffée d'agressivité dans laquelle je ne me suis pas reconnu".

expresso
Un expresso : what else ?
Dix espressos : @\*^#|[}@ you're talking to me ?


CANNABIS

Fumer un petit pétard avant de jouer ? Ah ah ah. Il n’y a rien de pire pour s’enfumer les idées. En effet, le cannabis ralenti la perception du temps (les journées de tournoi deviennent interminables), altère la concentration, provoque une légère somnolence et modifie notre objectivité. D’où l’expression "avoir le cerveau enfumé". De même, il amplifie la notion de faim et d'appetit de façon spectaculaire. Pas très pratique quand on sait à quel point il est difficile de se procurer un sanglier rôti en plein milieu d’un EPT. De façon générale, le cannabis ôte la sensation de peur et relaxe quiconque s’offre une bouffée. Il fait donc baisser ses gardes et sourire niaisement à des adversaires qui ont tout sauf envie de rire. Enfin, le THC (la substance active) nuit à la mémoire : "Il a relancé avec quoi déjà l’autre fois ? Il a fait quoi au flop ?". Pas très pratique, vous en conviendrez, surtout quand on connait l'importance de l'interprétation des betting patterns adverses.

canabis
La différence entre fumer sur la plage ou à une table de poker ?
Dans le premier cas, si votre cerveau s'endort, ce n'est pas grave.


COCAINE, SPEED, AMPHETAMINES

Enfin, reste la question des drogues plus dures, dans lesquelles nous mettrons tous les excitants : cocaïne, speed, amphétamine.
La cocaïne, alias la drogue "Je suis le maitre du monde" rassemble de nombreux effets à double tranchant : diminution de la fatigue et de l’appétit, augmentation de la pression artérielle, hyperthermie (fièvre) et grande confiance en soi. C’est d’ailleurs là que le bât blesse : nous avons tous vu des joueurs s’envoyer en l’air par excès de confiance. En clair, ils marchent sur la table pendant des heures, commencent à tribetter blind pour finir par se faire cueillir comme des pigeons de base et perdre des coups énormes. La logique veut qu’ils tentent également de récupérer leurs sous dans les dix minutes qui suivent, sans aucune patience pour le plus grand bonheur de leurs adversaires... Et c'est sans parler de l'illusion crée par la cocaïne qui donne l'impression d'être intelligent lorsque l'on parle. Alors que c'est toujours l'inverse (hommage au maître du genre : JCVD)

Nous n’aborderons pas ici les effets de l’héroïne ou du crack sur le jeu ; l’extrême dangerosité et violence de ces produits parlants pour eux même - ce sont d’ailleurs des produits beaucoup moins répandus dans le milieu -. Un patron de cercle parisien témoigne : "Je suis bien incapable de vous donner une estimation du pourcentage de joueurs arrivant à la table en étant sous influences diverses. Mais si l'alcool et la cigarette sont de loin les produits les plus courants - je dirais qu'un joueur sur deux est fumeur ; et que les deux tiers s'autorisent un verre ou plus aux tables -, je ne crois pas avoir eu vent de joueurs venant sous l'emprise de l'héro ou pire, du crack. La cocaïne est certes une façon pour quelques joueurs de tenir le coup - et c'est une drogue que l'on associe plus aux quartiers chics - mais l'héroïne concerne à mon avis une population loin de celle de nos habitués. De plus, je voudrais préciser que la consommation d'alcool ou autres diminue grandement lors des tournois. Les joueurs savent que c'est dans leur intérêt de jouer plus sérieusement que dans les longues soirées passées à jouer en cash. Il est donc beaucoup plus rare de voir un joueur qui n'ait pas toute sa tête dans ces moments là, surtout si le buy-in est important."

cocaine
La cocaïne, ou comment tirer un trait sur sa carrière de joueur...


Le cas des amphets’ est le plus discuté. Un joueur français qui en avait consommé pendant des semaines d’affilée m’avait confié se sentir plus attentif, comme s’il "voyait au travers des cartes et des gens". Comme si sa vigilance et sa concentration avaient été multipliés par deux. Le tout, sans ressentir aucune fatigue lors des longues journées de tournoi. Et le pire, c’est que les résultats ont suivi. Remède miracle pensez-vous ? Vous avez déjà votre téléphone en main pour appeler "Allo amphet' livraison express" ? Raccrochez. Car le revers de la médaille a un prix couteux.

En effet, pour une nuit passée à tyranniser la table (encore faut-il d’ailleurs que ce soit le cas), il vous faudra passer par la case "matin difficile" : mal de tête, mal-être et surtout, dépression profonde. Car la molécule utilisée dans les amphets’ est la même que celle que l’on trouve dans de nombreux antidépresseurs. Ceux qui font les pupilles énormes et qui donnent l’air à leurs utilisateurs d’être des écureuils speedés pris sous les phares d’une voiture. Et quand votre corps s’habitue à sécréter sérotonine, dopamine et autres neurotransmetteurs du bonheur par un apport extérieur, il vit très mal le sevrage. D’où des jours ou des semaines (selon le degré d’accoutumance) passés à se réveiller avec l’envie de mourir et la sensation d’être une sous-m****. Enfin, les amphets’ créant de lourds problèmes d’insomnie, votre cerveau, épuisé sur la longueur, risque d’avoir des gros soucis de concentration et de réflexion. C’est le revers de pousser la machine trop fort.

ALORS ?

Le milieu du poker est comme tout milieu d’oiseaux de nuit et de marginaux : il y circule plus de drogue que dans les bureaux de la CAF. C’est comme ça. Alors bien sûr, le temps des arrière-salles enfumées et des parties clandestines est bien loin. De même, on peut être prof de math, avoir une famille et jouer au poker le week-end, on le sait. Mais force est de constater que dans le milieu professionnel, nombreux sont les joueurs qui jouent en cash jusqu’au bout de la nuit. Nombreux sont aussi les joueurs célibataires (dans le sens sans famille à charge) et qui ont l’habitude de mener leur barque sans avoir de compte à rendre à personne ou de métro à prendre le lendemain à 7h30 pour la Défense. Nombreux sont aussi les noctambules et, plus simplement, les accros à l’adrénaline. Car il faut bien reconnaitre que le poker en lui-même offre des shoots énormes à quiconque joue à une table à l’enjeu suffisant pour lui. Le joueur en général aime les sensations fortes. Et présente ainsi un terrain plus propice à l’envie de toucher aux paradis artificiels.

De nombreux grands joueurs pros sont ainsi tombés dans le piège de la drogue. Huck Seed s’est ainsi retiré au début des années 2 000 pour régler de lourds soucis. Mike Matusow ou Layne Flack sont eux aussi connus pour leurs allers-retours fréquents du côté obscur de la force. Ne parlons même pas de Stu Ungar, qui avait détruit sa cloison nasale à force de prendre de la coke, le tout avec la tragique fin qu’on connait à celui que l’on considère comme le premier génie du poker.

stu_ungar

Si Stu Ungar portait des lunettes à la fin de sa vie, ce n'était pas par coquetterie.
Mais pour cacher que son nez partait en morceaux.


En temps que journaliste observant les longues journées de tournoi, voire les parties de cash endiablées, nous voyons fréquemment les sharks se réjouir d’avoir à leur table un mec défoncé. Car si ce dernier est souvent capable d’infliger les pires bad beats, le tout en saoulant la table d’un flot de paroles ininterrompu, il est surtout et avant tout une source inépuisable de jetons à récolter…

 

(cet article fait suite à Poker et alimentation (I) : à la recherche du bon équilibre)

Commentaires (16)
Decaveur
...
Par Decaveur, December 09, 2009
Bha les amphet pour éviter le seuvrage et l'effet mal de tête le lendemain... Il faut JAMAIS arrêter... C'est un classique en Politique et dans les grosses sociétés ou administration financière.
Hop j'ai rien dit ;)
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Le danger des psychotropes
Par antidepresseurs.canalblog, December 09, 2009
Surtout si on connait les effets secondaires de ces substances sur certaines personnes, il y a de quoi s’inquiéter… En effet, il y a eu de nombreuses mises en garde des agences de santés sanitaires précisant que les antidépresseurs peuvent « provoquer des comportements agressifs à l'égard d'autrui » et « donner des idées suicidaires et / ou homicidaires »
Des milliers de cas ont étés répertoriés dans le monde et les preuves s’accumulent que ces substances sont à l’origine de milliers de cas de violence et de suicides notamment les tueries dans les écoles.
http://antidepresseurs.canalblog.com
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Juste 1
Par Jakmes, December 10, 2009
Un petit pétard avent un event n'ai pas déconseillé, c'est clair que les enchaînés n'est pas la bonne solution, mais un juste avant un gros event te mets juste bien, et tu es loin d'avoir un sourire béa et rigoler à la moindre parole, faut quand même arrêter avec les stéréotype Claire. Bref sujet très intéressant.

A bon entendeur
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...
Par Jean-François MICHEL, December 11, 2009
Excellent article, bien écrit surtout ! T'as de la plume, Claire...
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Objection, votre honneur
Par Gaël , December 11, 2009
Merci pour ce papier honnête, une qualité rare dès qu'il s'agit d'aborder la question des stupéfiants. Je suis d'accord avec vos constatations, à une grosse exception près : le pétard. Bien évidemment, rien ne sert de jouer raide éclaté, c'est le crash garanti. Mais pour ma part, je trouve que fumer un peu d'herbe avant un tournoi offre plein d'avantages. La faim, la perte de mémoire instantanée... je ne dis pas que c'est du pipeau, mais c'est comme le fou-rire, ça reste surtout valable pour les utilisateurs occasionnels. Perso, ça ne me fait plus rien de tout ça, et depuis belle lurette. En revanche, ça abaisse mon rythme cardiaque, ça me rend plus patient (contrairement à ce que vous dites au sujet de l'horloge qui n'avance plus), moins énervable pour de mauvaises raisons (ah tu m'as volé le pot, hé ben tu vas voir !)... bref, je dirais tout simplement que je joue mieux, ce qui se vérifie quand je fais le bilan de mes campagnes, avec ou sans. Mais tout reste une question de mesure, et il ne faut surtout pas mélanger avec l'alcool, qui reste le plus mauvais conseiller en la matière.
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résumons tout ça
Par vincent LEJUEZ, December 12, 2009
Moi je pense tout simplement que lorsqu'on est plus à même de jouer un bon poker tout en restant totalement sobre, c'est que l'on est pas capable de jouer au poker tout court et qu'on a pas le mental pour ce type de jeu, cela veut donc dire que si l'on persiste on devient un danger pour soi même et pour sa famille quand on est père de famille et donc de se fait on se met aux échecs.
Je sais que pour ma part je ne pourrait pas supporter la lourde variance des cash games lorsqu'elle influe sur mon gagne pain, je suis joueur gagnant en 0,25 0,50 de loin mais quand je perd en 2 soirs 300 euros uniquement sur des bad beat je me dit qu'il est plus sage d'avoir une autre source de revenu.
D'où l'intérêt de bien se connaitre pour savoir comment diriger sa vie.
ps : en plus d'être jolie on remarque que claire sait écrire.
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Il en manque...
Par Olivier????, December 14, 2009
Il manque une partie "drug" à l'américaine, c'est à dire en fait des méidcaments qu'on peut se procurer "relativement" facilement ( un médecin complaisant étant le plus simple ), je pense par exemple au Provigil qui a tous les intérets des amphet sans les effets secondaires,
Voir aussi les médicaments prescrits pour un Alzheimer et qui augmente la quantité de sang dans le cerveau ( meilleure oxygénation = mémoire et concentration augmentée ) tel que l'Hydergine.
Clairement, je ne recommande évidemment surtout pas l'usage de ses substances, mais je pense qu'il fallait les citer pour que le panorama soit complet...
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d'accord avec olivier
Par vincent LEJUEZ, December 15, 2009
c'est vrai que ce n'est pas dans notre culture mais l'on voit beaucoup d'addictions aux "prescriptions medications" se développer aux usa chez certaines personnes.
Claire Renaut
Tout à fait d'accord aussi
Par Claire Renaut, December 15, 2009
En fait, je n'en ai pas parlé mais le témoignage du joueur sous amphet' est en fait le témoignage d'un joueur sous cachets vendus sous ordonnance. Et la molécule est absolument identique...
Ce qui est le plus flippant, c'est que ce sont des medocs que l'on prescrits en majorité aux enfants avec des "troubles de l'attention". Car étonnamment, sur les gamins actifs, ça les calme. Horrible quand on y pense... et quand on pense aux dérives et aux abus que cela entraine.
Je n'ai pas évoqué non plus les médocs qui améliorent la circulation des globules rouges ou l'oxygénation des cellules. Genre dopage cycliste. Mais c'est un sujet trop technique et long comme mon bras. En effet, toute drogue vendue illégalement a son équivalent légal en pharmacie. Brrrr.
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...
Par lisou, December 16, 2009
je suis un peu en retard dans tes articles mais les commentaires sous les photos sont vraiment drôles :)
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Ca dépend de chaque individu
Par Michel2 , December 16, 2009
J'ai fait mes plus belles perfs au poker en fumant un ptit pet ou 2 sur le tournoi.
Par contre bourré, ça a été la cata à chaque fois...

Fumer m'aide à me concentrer sur la table et à ne penser qu'à ça, je joue mon A game sans et avec... C'est une question d'habitude...
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ça calme!
Par vincent LEJUEZ, December 17, 2009
moi j'ai eu des enfants placés chez moi a qui l'on a donné de la ritaline ( traitement américain ) pour les calmés de leur hyper activité, ça aurait abattu un cheval, Je ne sais pas si certains connaissent, ça commence à se répandre en France, c'est d'une force impressionnante!!
Vive la tisane menthe caramel!!! c'est à ça que je carbure moi!!
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Dictionnaire
Par Pat75, January 13, 2010
Il suffit de regarder la définition du mot "sport" pour se faire une idée de la nature du poker. Au même titre que les échecs ou le backgammon, le poker ,'est pas un sport car il n'induit pas d'effort physique.
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Oui vincent LEJUEZ
Par Francois 2, January 13, 2010
et la France n'est pas le plus gros consommateur de médicaments par habitant au monde .... bah si justement. La poutre dans l'œil du voisin..
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rester sobre
Par gainsboien, January 15, 2010
je joue beaucoup en tournois SIT enGO sur plusieur site internet et mes plus gros bad beat sont en eyant carburé o sky coca....(on gagne un flop:on boi un coup.on prend un bad beat:on boi un coup.........). le beuse m empéche de me concentré et change ma façon de jouer,car en étant sobre j ai un jeu agréssif et en étant "enfumé" je joue plus que sérré.Avec la "neige" je sui sous dix mille volts et j attaque n importe comment.donc dans tous les cas je sui perdant(sauf quelque éxceptions)....por pouvoir éspérer gagner un peu de sous et surtous pour prendre du plaisir maintenant je joue sobre ........
0
Suite de l'article?
Par MikeLebowski, August 01, 2010
Bonjour, il est dommage que la suite de l'article ne soit pas visible (sans doute du a une mise a jour du site).

Pouvez vous remédier à ce problème?

Merci d'avance :)


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PLAYER OF THE YEAR FRANCE


Nom
Score  
1
Bertrand
Grospellier
752.535

2
Bruno
Lopes
530.445

3
David
Benyamine
528.491

4
Aubin
Cazals
489.855

5
Alain
Roy
467.549

6
Roger
Hairabedian
457.068

7
Paul
Guichard
418.656

8
Tristan
Clemencon
411.163

9
Eric
Sfez
405.595

10
Phillippe
Ktorza
376.967



Top 100 France


Nom
Score  
1
Bertrand
Grospellier
2759.03

2
Roger
Hairabedian
2155.08

3
Tristan
Clemencon
1713.59

4
Fabrice
Soulier
1646.57

5
Phillippe
Ktorza
1626.17

6
David
Benyamine
1617.73

7
Alain
Roy
1614.92

8
Bruno
Lopes
1609.56

9
Guillaume
Darcourt
1514.07

10
Ludovic
Lacay
1487.5